Publication de l'édition 2016 de l'état de l'emploi scientifique en France

L'emploi dans la recherche : état des lieux et perspectives
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Publication statistique biennale, l'État de l'emploi scientifique fait le point sur l'emploi scientifique en France, autrement dit sur les ressources humaines dédiées à la recherche (enseignants, chercheurs, doctorants, personnels de soutien). Il couvre à la fois la recherche menée dans les organismes et les établissements d'enseignement supérieur et celle réalisée en entreprise.

Communiqué - 13.09.2016

Les hommes et les femmes qui mettent leurs compétences au service de la recherche et de l'enseignement supérieur constituent le cœur du dispositif national de recherche et d'enseignement supérieur. Enseignants, chercheurs, doctorants, personnels de soutien, regroupés sous le terme d'"emploi scientifique", sont ceux qui permettent à notre pays de rayonner et de participer pleinement à la construction d'une société mondialisée de la connaissance.

Afin d'éclairer tous les acteurs sur les grands axes des politiques d'emploi scientifique, le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, met en ligne l'édition 2016 de "L'état de l'emploi scientifique".

Un état des lieux biennal et chiffré source de référence 

"L'état de l'emploi scientifique" rassemble, dans un même document, des études et statistiques permettant d'éclairer les différents domaines d'activité des personnels qui relèvent de l'emploi scientifique. Il couvre à la fois la recherche menée dans les organismes et les établissements d'enseignement supérieur et de recherche et celle réalisée en entreprise. La nouvelle édition 2016 permet de mieux connaître ces personnels en intégrant une approche de l'emploi scientifique par grands champs disciplinaires avec une consolidation ou une mise en regard des données émanant des établissements d'enseignement supérieur, d'une part et des organismes de recherche (E.P.S.T./EPIC) d'autre part.

Autour de cette partie centrale décrivant les personnels de recherche, dans le public puis dans les entreprises, ainsi que les entrées et les sorties de carrière, l'ouvrage replace la France dans son environnement international. Au-delà de la seule observation statistique, la publication intègre une dimension prospective, qu'il s'agisse du vivier des chercheurs (doctorants) ou des projections de départs en retraite.

Quelques faits marquants de cette nouvelle édition

En 2013, avec 266 000 chercheurs, la France se place au 8e rang mondial, et au 9e rang si l'on rapporte le nombre de chercheurs à la population active, avec 9,8 chercheurs pour mille actifs.

De par cette position et grâce à une politique soutenue de rayonnement international de sa recherche, la France attire de plus en plus de doctorants étrangers, surtout dans les disciplines scientifiques : 42 % des inscriptions en doctorat en moyenne pour les rentrées 2010 à 2014, contre 33 % à la rentrée 2004.

Entre 2000 et 2013, la croissance des effectifs consacrés à la recherche a été dynamique, permettant ainsi à la France de maintenir sa position au plan international : l'emploi scientifique en France a progressé de 31 %, soit +2,1 % en moyenne annuelle. En particulier, les effectifs de chercheurs ont progressé de 55 %, soit un taux de croissance annuel moyen de 3,4 %. En 2014, néanmoins le volume de l'emploi scientifique en France se stabilise.

En structure, les entreprises constituent 60% de l'emploi scientifique et se concentrent sur les domaines de recherche des sciences fondamentales et des sciences de l'ingénieur, alors que la recherche publique est plus diversifiée et consacre aussi ses efforts aux S.H.S., notamment dans les universités.

Suite aux différentes réformes des retraites dans la fonction publique, les chercheurs titulaires partent de plus en plus tard et les effectifs des départs en retraite sont tendanciellement en baisse depuis 2008. Cette évolution induit, sur la période récente une réduction des possibilités de recrutement de nouveaux chercheurs permanents, notamment dans l'enseignement supérieur public (-27% entre 2009 et 2014). Une remontée du nombre de départs à la retraite est attendue à partir de 2018.

En cinq ans, entre 2009 et 2014, les effectifs d'étudiants inscrits en doctorat sont en recul de -13 %. Cette évolution touche pratiquement tous les domaines scientifiques sauf la physique, la biologie et les domaines de la santé. Pourtant, le taux de chômage à 3 ans des différentes générations de docteurs s'améliore progressivement depuis une dizaine d'années.

Publication : 13.09.2016

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