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Environnement, planète, univers

Thierry Mandon se félicite de la signature d'une déclaration pour la coordination sur la recherche en Arctique

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Lützow-Holm (Antarctique) vue par le satellite Spot 5

Invitée par la Maison Blanche à participer à la première conférence ministérielle sur la science dans l’Arctique, "the first White House Arctic Science Ministerial", la France a présenté sa stratégie en matière de recherche et a signé, avec les autres pays participants, un engagement vers plus de coopération et de collaboration dans la recherche en Arctique.

Communiqué - 30.09.2016
Thierry Mandon

Ce jeudi 28 septembre s’est tenue à Washington D.C., la première conférence de la Maison Blanche sur la science dans l’Arctique "the first White House Arctic Science Ministerial" au cours de laquelle une déclaration  conjointe a été signée par les Ministres, Secrétaires d’État ou Représentants des ministères en charge de la Recherche.

Étaient présents les délégations des huit pays de la zone Arctique (Canada, Danemark, États-Unis, Finlande, Islande, Norvège, Russie, Suède), quatorze états additionnels (Allemagne, Chine, Corée du Sud, Espagne, France, Inde, Italie, Japon, Pays Bas, Nouvelle Zélande, Pologne, Royaume Uni, Singapour, Suisse), l’Union européenne ainsi que les représentants des populations  autochtones de l’Arctique.

Alors que l'Arctique traverse aujourd’hui une évolution climatique et environnementale beaucoup plus rapide que toute autre zone de la planète, cette déclaration va permettre d'accroître significativement les actions collaboratives de recherche et d’engager cette coopération dans le respect des générations futures. Ces engagements touchent plusieurs aspects :

  • L’identification des enjeux de recherche en Arctique et leurs implications régionales et globale
  • L’élargissement et l’intégration des observations sur l’Arctique et le partage des données
  • La compréhension scientifique des changements climatiques, environnementaux et sociétaux de l’Arctique afin de mettre en place les conditions d’une résilience régionale et des réponses globales
  • Le renforcement citoyen à travers l’éducation des Sciences, Technologies, Ingénieries et Mathématiques

À travers cette conférence pour la Recherche en Arctique, les pays représentés, l’Union européenne et les représentants des populations autochtones de l’Arctique, démontrent ainsi leur volonté de renforcer les coopérations scientifiques dans cette région du globe si vaste, diverse et si importante au niveau global.

D’une part, les pays arctiques ont signé un engagement les contraignant à augmenter leurs collaborations de manière effective sous les auspices du Conseil de l’Arctique. D’autre part, l’ensemble des pays impliqués sur les recherches en Arctique se sont engagés à renforcer cette collaboration internationale.

La délégation française représentant le secrétaire d’État chargé l’Enseignement supérieur et la Recherche et associant le ministère des Affaires étrangères et du Développement international, a ainsi signé au nom de Thierry Mandon cette déclaration  conjointe et rappelé à cette occasion la stratégie de la France dans la région circumpolaire-Nord définie dans la "Feuille de route nationale sur l’Arctique" rendue publique il y a moins de trois mois par le Ministère des Affaires Étrangères et du Développement International. Cette feuille de route, co-construite avec le secrétariat d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, met particulièrement en lumière, l’engagement et l’excellence de la France en matière de recherches en milieu polaire, pierre angulaire des relations internationales sur l’Arctique.

Lors de cette réunion la France a retracé l’engagement sur les recherches en Arctique depuis des décennies, portées par plusieurs organismes dont le C.N.R.S., le CNES, et les universités. Elle a présenté les actions opérationnelles et scientifiques de l’Institut Polaire Paul-Émile Victor (IPEV), notamment la base que l’IPEV partage avec l’Institut allemand Alfred Wegener au Svalbard ainsi que les structures de recherche partagées avec le Canada ou la Russie.

La France a également insisté sur l’importance de l’observation dans ces milieux (pérennité de l’acquisition des données et développement du numérique, nouvelles technologies de capteurs, observations in-situ ou via l’Espace) et a rappelé son implication dans les infrastructures de recherche déployées en Arctique (avions, ballons, bouées, stations, satellites, bateaux...).

Enfin après avoir rappelé les programmes de recherche financés par l’Agence Nationale de la Recherche, que ce soit dans un cadre national, européen ou international (Belmont-Forum), elle a mis en exergue le programme international Future Earth, dont elle assure une partie du Secrétariat Exécutif, indiquant la place de choix que ce programme peut jouer dans l’établissement d’une politique de recherche partagée.





Publication : 30.09.2016

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