Insertion professionnelle-Emploi

L'insertion professionnelle des diplômé.e.s de l'université s'améliore, les conditions d'emploi restent stables

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Étudiants devant Paris 7© M.E.S.R./PICTURETANK

Le M.E.N.E.S.R. publie les résultats de la septième enquête sur l'insertion professionnelle des diplômé.e.s de l'université. Réalisée entre décembre 2015 et avril 2016, cette septième enquête porte sur la situation des diplômé.e.s 2013 de D.U.T., licence professionnelle et master, 18 mois puis 30 mois après l’obtention du diplôme. Toutes les universités ont participé à l’enquête, attestant de la priorité accordée à l’insertion professionnelle, inscrite au cœur de la loi du 22 juillet 2013.

Communiqué - 7.12.2016

Cette enquête représente un instrument de pilotage pour les universités et pour le ministère. Elle est aussi une source d’information importante pour les familles, les futur.e.s étudiant.e.s ainsi que pour les étudiant.e.s qui préparent leur insertion dans l'enseignement supérieur.

Les résultats de l’enquête confirment la bonne insertion des diplômé.e.s issu.e.s de l’université :

  • Parmi celles et ceux entré.e.s dans la vie active, le taux d’insertion à 30 mois est en légère hausse par rapport à l’année dernière pour les diplômé.e.s de master L.M.D. (90 %, soit + 1 point par rapport à la promotion 2012), de master enseignement (98 %, soit + 1 point) et de D.U.T. (90 %, soit + 2 points). Il reste stable pour les diplômé.e.s de licence professionnelle (92 %) ;
  • Dès 18 mois après l’obtention de leur diplôme, le taux d’insertion des diplômé.e.s de l’université est déjà élevé. Il atteint 85 % pour les diplômé.e.s de master, 88 % en licence professionnelle et 81 % en D.U.T. ;
  • Pour les diplômé.e.s de master (hors master enseignement), les conditions d’emploi sont de bonne qualité. Plus de 4 diplômé.e.s en emploi sur 5 ont un emploi de catégorie cadre ou professions intermédiaires 18 mois après l’obtention de leur master. Le salaire net médian à temps plein augmente entre 18 et 30 mois pour atteindre 1 900 euros par mois ;
  • Pour les diplômé.e.s de licence professionnelle, l’emploi stable est en forte hausse dans la deuxième année d’insertion professionnelle : il concerne 78 % des diplômés 30 mois après la validation du diplôme, le salaire net médian à temps plein étant alors de 1 600 euros par mois ;
  • Pour les diplômé.e.s de D.U.T. en emploi, 7 sur 10 sont en emploi stable et le salaire net médian atteint 1 500 euros par mois, 30 mois après l'obtention du diplôme.
  • Les disparités entre disciplines persistent : si le taux d’insertion à 30 mois atteint un niveau élevé quel que soit le domaine disciplinaire, les conditions d’emploi varient fortement. Ainsi pour les diplômé.e.s de master L.M.D. en emploi, plus de 3 diplômé.e.s en droit-économie-gestion (D.E.G.) et sciences-technologie-santé (S.T.S.) sur 4 ont un emploi stable, contre 57 % pour les titulaires de sciences humaines et sociales (S.H.S.). De même, les emplois de cadre ou de profession intermédiaire sont bien plus fréquents en Sciences-Technologies-Santé (93 %) qu'en lettres-langues-arts (74 %). En D.U.T., 80 % des diplômé.e.s de S.T.S en emploi sont cadres ou professions intermédiaires contre seulement 35 % en D.E.G.

Alors que le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans atteint 24,5 % fin 2015, les diplômes universitaires, en particulier le master, restent une protection efficace face au chômage.

En juillet 2016, Thierry Mandon a présenté le Plan S.H.S., un investissement pour l'avenir, dont l’une des premières mesures en faveur des sciences humaines et sociales porte sur l’amélioration de l’insertion professionnelle des docteur.e.s et des diplômé.e.s de master S.H.S.. Le ministère lance ainsi une expérimentation auprès d'établissements volontaires pour construire de façon collective des dispositifs au service d’une meilleure insertion des titulaires de diplômes de S.H.S..

A quelques semaines du début de la phase d'entrée des vœux pour une admission dans l'enseignement supérieur sur la plateforme Admission Post Bac, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et Thierry Mandon, secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, tiennent à souligner la qualité des formations universitaires qui enregistrent plus de 62 % des inscriptions d’étudiants et constituent un véritable tremplin vers l’emploi.


Publication : 7.12.2016

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