L'espace européen de la recherche (E.E.R.)

Attribution du Prix Gay-Lussac Humboldt 2016

Prix Gay-Lussac Humboldt

Décerné en France par le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche avec le concours de l'Académie des sciences, le Prix Gay-Lussac Humboldt récompense d'éminents scientifiques en activité en Allemagne.

Communiqué - 23.01.2017
Najat Vallaud-Belkacem - Thierry Mandon

En 2016, les deux lauréats sont Hermann Matthies et Albrecht Poglitsch.

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Thierry Mandon, secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, leur adressent toutes leurs félicitations.

Journée franco-allemande du 22 janvier

A l'occasion de la célébration de la journée franco-allemande du 22 janvier, qui marque l'anniversaire du Traité de l'Elysée, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Thierry Mandon, secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, félicitent les lauréats du Prix Gay-Lussac Humboldt 2016.
 
Depuis 34 ans ce prix franco-allemand récompense d'éminents scientifiques en activité en Allemagne qui, d'une part, ont contribué par l'excellence de leurs travaux et la qualité de leur engagement au renforcement de la coopération scientifique franco-allemande et, d'autre part, sont porteurs de perspectives prometteuses pour l'avenir de cette coopération.

Le Prix Gay-Lussac Humboldt

Ce prix a été attribué pour la première fois en 1983. Il est décerné chaque année depuis lors par le ministère en charge de la recherche.
 
Deux prix d'un montant de 60 000 euros chacun sont remis à des scientifiques en activité en Allemagne, de renommée internationale, dont les candidatures sont proposées par les partenaires français avec lesquels ils ont développé ou projettent de développer une coopération. L'Académie des sciences - Institut de France, apporte son concours en réunissant le jury constitué d'académiciens.

De son côté, la Fondation Alexander von Humboldt décerne chaque année jusqu’à cent prix scientifiques, également dotés d'un montant de 60 000 euros chacun, à des scientifiques internationaux, dans toutes les disciplines, dont les travaux ou les découvertes infléchissent significativement et durablement leur domaine et sont porteurs de résultats de grande ampleur à l'avenir.

Pour toute information sur ce prix : Humboldt-Forschungspreis

Les lauréats du Prix Gay-Lussac Humboldt 2016

Hermann Matthies

Professeur des universités, directeur de l’Institut für Wissentschaftiliches Rechnen (calcul scientifique) à  l’Université de technologie de Braunschweig

Le calcul scientifique et les sciences du numérique constituent le domaine de recherche d’Hermann Matthies.  Il a travaillé au développement des méthodes de simulation numérique en mécanique  et sur les problèmes couplés et multi-physiques. Ses travaux récents ont porté sur la quantification des incertitudes ainsi que sur les problèmes inverses dans un cadre bayésien, développé davantage dans le traitement des problèmes multi-échelles.

Le lauréat a collaboré avec différents laboratoires français, notamment avec l’Université de  Technologie de Compiègne / Sorbonne Universités (U.T.C. - Prof A Ibrahimbegovic), avec  l’École Normale Supérieure de Cachan (ENS – Prof. P. Ladevèze), avec le Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris CNAM – Prof. R. Ohayon) et avec l’École Centrale de Nantes (Prof. A. Nouy).

Sa candidature était présentée par Adnan Ibrahimbegovic, du Laboratoire Roberval de mécanique à l’U.T.C., avec Pierre Ladevèze de l’E.N.S. de Cachan et Roger Ohayon du CNAM.

Albrecht Poglitsch

Chercheur au Max Planck Institut für Extraterrestrische Physik de Garching

Après avoir soutenu sa thèse à l’Université de Stuttgart, pour laquelle il a obtenu la médaille Otto-Hahn, Albrecht Poglitsch rejoint le Max-Planck-Institut für Festkörperforschung (institut de recherche sur l’état solide) en post-doctorat en 1984. En 1986, il est recruté comme chercheur junior en astrophysique au Max-Planck-Institut fur Extraterrestrische Physik à Garching où il accomplira le reste de sa carrière.

Dans les années 1990, il participe à la construction d’un instrument spectroscopique dans l’infrarouge lointain pour l’observatoire aéroporté KAO (Kuipert Airbone Observatory) codéveloppé par l’agence spatiale allemande – D.L.R.- et la NASA, qui a permis la découverte d’importants réservoirs cachés d’hydrogène moléculaire dans les galaxies irrégulières. Il devient coup sur coup en 1997 et 1998 investigateur principal de l’instrument FIFI-LS (Far Infrared Field-Imaging Line Spectrometer) de l’observatoire SOFIA (Stratospheric Observatory for Infrared Astronomy) et de l’instrument PACS (photomètre et spectro-imageur), un des trois instruments de l’observatoire Herschel, pierre angulaire du programme Horizon 2000 de l’Agence Spatiale Européenne.

A cette occasion, il noue des relations avec le Laboratoire d’astrophysique de Marseille et avec le Service d’astrophysique (SAp) du Commissariat à l’énergie atomique (C.E.A.) Saclay. Dans la perspective des projets portés par les équipes françaises, il s’associe aux développements, en France, de détecteurs nouveaux et d’instruments de nouvelle génération (polarimétrie submillimétrique et millimétrique). En 2014, le LabEx FOCUS, reconnaissant en lui un des spécialistes mondiaux de la détection infra-rouge haute sensibilité, finance des séjours au SAp.

Sa candidature était présentée par Louis Rodriguez, de l’Unité Mixte de Recherche Astrophysique, Interactions, Multi-échelles (AIM) n° 7158 de Saclay.

Publication : 23.01.2017

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