Accueil >  [ARCHIVES] >  [ARCHIVES] Communiqués

[ARCHIVES] Communiqués

Lecture critique d'article à l'examen national classant de 2009 : pour renforcer le pacte de confiance entre les médecins et leurs patients

[archive]

Dans une tribune pour le Quotidien du Medecin parue le 26 juillet 2007, Valerie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a rappelé sa volonté de mettre en place la lecture critique d'article (L.C.A.) aux épreuves nationale classantes (E.C.N.) de 2009, car elle est nécessaire à la formation des médecins. Valérie Pécresse indique que des garanties d'équité de formation seront apportées et qu'un groupe de travail définira d'ici le mois de novembre 2007 les modalités d'enseignement de la L.C.A. et celles de l'examen.

Communiqué - 1ère publication : 26.07.2007 - Mise à jour : 26.09.0007

La lecture critique d'article (L.C.A.) comme épreuve à part entière de l'Internat de médecine est un vieux serpent de mer. Avec l'accélération de la recherche, les étudiants en médecine ont besoin de compétences spécifiques pour comprendre et interpréter les résultats du progrès médical. Nous devons offrir à nos étudiants en médecine tous les moyens d'y parvenir : la L.C.A. doit être inscrite à l'examen national classant, nouvelle formule du concours de l'Internat.

L'enjeu est bien sûr à la fois scientifique et pédagogique. La recherche contemporaine doit irriguer toutes nos formations universitaires et la formation continue de nos professionnels. C'est aussi vrai pour nos médecins, je dirais même surtout pour eux, dont les disciplines évoluent à grande vitesse. Les médecins comme tous les professionnels de la science doivent être au contact permanent de la recherche. Ce contact passe par une lecture raisonnée et critique des résultats de la recherche dans les articles scientifiques. La littérature médicale mondiale est extraordinairement riche et réactive. Le Lancet, le New England Journal of Medicine sont des références incontournables pour tous les médecins du monde. Chaque spécialité a par ailleurs ses propres revues. Nos étudiants doivent apprendre à travailler au contact des résultats de la recherche.

Décrypter, décoder et restituer sont des compétences exigibles d'un professionnel de la santé qualifié. Il y va de la crédibilité de nos médecins. Il y va aussi de la qualité des soins prodigués aux Français.

La L.C.A. fait aujourd'hui consensus dans la communauté médicale. Les doyens de médecine et la plupart des membres du corps enseignant sont convaincus de son utilité dans les cursus des étudiants. Ne manque donc plus que la sanction par l'examen prévu par la loi. Ce sera le meilleur garant d'un enseignement effectif et de qualité.

Que les choses soient claires : la lecture critique d'article n'a bien sûr pas vocation à devenir une discipline propre. Je la conçois comme une compétence transversale à l'exercice de la médecine qui doit simplement prendre toute sa place dans notre système de formation. L'Association nationale des étudiants en médecine de France (A.N.E.M.F.) a exprimé son inquiétude sur l'ajout d'une dixième épreuve à l'examen national classant liée au fait que l'enseignement de la L.C.A. n'est pas encore tout à fait homogène et équitable dans l'ensemble des facultés. Etant donné la force des enjeux d'un concours dont je mesure l'importance pour toute une vie professionnelle et personnelle, je comprends cette inquiétude et je veux absolument la lever. J'ai donc proposé aux étudiants et aux doyens de reporter de 2008 à 2009 l'intégration de cette nouvelle épreuve à l'examen national classant. Un amendement a été proposé par le gouvernement dans le cadre du projet de loi relatif aux libertés et aux responsabilités des universités afin de modifier les dispositions de la loi actuellement en vigueur et reporter la mise en place de cette épreuve de 2008 à 2009. Prendre le temps de définir clairement les modalités d'enseignement de la L.C.A. et les modalités de l'épreuve correspondante me paraît nécessaire pour s'assurer du respect du principe d'égalité et lever tout motif d'inquiétude chez les étudiants. Je souhaite que le groupe de travail mis en place à cet effet et composé de représentants des doyens, des étudiants, des enseignants-chercheurs, de l'administration et du ministère, rendent publiques ses conclusions en novembre prochain au plus tard afin qu'elles soient appliquées dès le second trimestre de l'année 2007-2008 sur l'ensemble du territoire.

Mon objectif est de faire de cette nouvelle épreuve une chance pour les candidats à l'examen national classant. Il est dans l'intérêt de tous qu'elle soit mise en place le plus rapidement possible. Nos concitoyens sont liés à leur médecin par un véritable pacte de confiance. Nous avons là un outil simple de le renforcer. Inscrivons la lecture critique d'article au coeur d'une formation médicale de haut niveau, nous conforterons nos médecins. Les patients que nous sommes tous en seront les premiers bénéficiaires.

1ère publication : 26.07.2007 - Mise à jour : 26.09.0007
Retour haut de page