Accueil >  Enseignement supérieur >  Formations et diplômes >  Master

Master

Master : son évolution, ses objectifs

diplôme© Fotolia

La participation de la France au processus européen de mise en œuvre d’une architecture commune des formations et des diplômes a appelé, dès 1998, une redéfinition des formations conduisant au deuxième cycle et au troisième cycle universitaire. C'est ce qui a conduit à la création du master.

 

Article - 17.08.2005

Une harmonisation possible des diplômes européens grâce aux crédits E.C.T.S. 

La participation de la France au processus européen de mise en œuvre d’une architecture commune des formations et des diplômes a appelé à une redéfinition des formations conduisant au deuxième cycle et au troisième cycle universitaire, dès 1998.

L’harmonisation des diplômes a été opérée grâce à la mise en place d’outils communs de lisibilité : crédits européens E.C.T.S., annexe descriptive au diplôme, cadre européen des certifications par exemple. Les diplômes doivent être déclinés en compétences afin d’envisager les débouchés professionnels ; les parcours de formation sont scindés en semestres afin de faciliter la mobilité et les passerelles. La qualité des formations est désormais assurée par une autorité indépendante, l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES), déconnectée de la décision d’habilitation, qui évalue à échéance régulière les formations.

En France, le processus est décliné depuis 2002 dans les textes réglementaires au fur et à mesure des avancées du processus. Consécutif aux décrets du 8 avril 2002 portant application au système d’enseignement supérieur français la construction de l’Espace européen de l’enseignement supérieur, l’arrêté du 25 avril 2002, relatif au diplôme national de master, a marqué la création de ce diplôme dans la nouvelle architecture européenne commune. Dans les faits, la transition des établissements d’enseignement supérieur vers ce nouveau schéma des formations a été  effective dès 2005-2006.

L’organisation du cursus menant au diplôme national de master est défini par :

 Le grade de master

Le grade de master, initialement introduit en France en 1999, s'inscrit dans le cadre de la construction d'un "espace européen de l'enseignement supérieur" faisant suite à la déclaration de Bologne du 19 juin 1999.

Le master a été créé en France par le décret n° 99 - 747 du 30 août 1999 modifié relatif au grade de master.

Son positionnement a été réaffirmé par le décret n°2002-481 du 8 avril 2002 qui modifie son orthographe en "master" et l’instaure, avec le baccalauréat, la licence et le doctorat, comme principal niveau de référence de l'Espace européen de l'enseignement supérieur. La Loi n°2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités l’inscrit comme diplôme sanctionnant la fin du deuxième cycle universitaire.

Le grade de master acquis par le biais de différents diplômes, fixe un niveau de référence élevé (bac+5). Ce niveau correspond à un socle commun de savoirs, aptitudes et compétences acquises par des parcours différents. Il associe une formation générale et une formation professionnelle et permet aux étudiants de compléter leurs connaissances, d’approfondir leur culture et de les initier à la recherche scientifique.

Le grade de master a été attribué (décret n° 99- 747 du 30 août 1999 modifié) de plein droit aux titulaires de différents diplômes au premier rang desquels figure le diplôme  national de master.

Par ailleurs, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, garant de la collation des grades et titres universitaires, mène avec différents ministères ayant la tutelle d’établissements d’enseignement supérieur ou de professions réglementées, une démarche d’inscription de leurs formations et diplômes concernés dans le cadre de l’Espace européen de l’enseignement supérieur visant à ce que ces formations respectent l’architecture européenne et que ces diplômes puissent conférer le grade de master.

Dans ce cadre, la direction générale pour l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle (DGESIP) du ministère a entamé une réflexion globale sur les critères d’attribution du grade de master. Elle s’appuie notamment sur les travaux du comité de suivi du cursus master, qui a défini trois niveaux d’analyse, sur lesquels doit reposer toute demande de grade : l’opérateur qui assure la formation, les cursus de formation et les compétences acquises par le diplômé.

Le diplôme national de master

Le diplôme national de master, délivré au nom de l'État et bénéficiant de sa garantie, est obtenu après l’acquisition de 120 crédits capitalisables, répartis sur 4 semestres, après la licence.

La formation dispensée comprend :

  • des enseignements théoriques, méthodologiques et appliqués et, lorsqu'elle l'exige, un ou plusieurs stages
  • une initiation à la recherche et, notamment, la rédaction d'un mémoire ou d'autres travaux d'études personnels

Conditions de délivrance du master

Le diplôme national de master ne peut être délivré qu'après validation de l'aptitude à maîtriser au moins une langue vivante étrangère dont l’enseignement doit être inscrit dans les parcours types de formation. Les masters visent une insertion professionnelle de haut niveau, à bac + 5, et permettent la poursuite d’études en doctorat.

 

Offre de formation

L’offre de formation obéit aux principes suivants :

  • découpage par grands domaines disciplinaires ou thématiques, traduisant les axes majeurs de compétences scientifiques et pédagogiques de l’établissement ;
  • la lisibilité du diplôme est établie principalement par la dénomination de sa mention ;
  • la spécialité et les parcours permettent de valoriser les particularités du diplôme, les compétences ou les métiers concernés.

La déclinaison en domaines, mentions, spécialités ou parcours est fondée sur une organisation semestrielle et modulaire. Chaque module est affecté d’un certain nombre d’E.C.T.S. en fonction de la charge totale de travail demandée à l’étudiant (formation encadrée, stage, travail personnel...). Le système de découpage en modules favorise l’élaboration de parcours de formation plus efficaces pour les étudiants de formation initiale comme de formation continue en facilitant leur orientation progressive.

Par ailleurs, l’annexe descriptive au diplôme, obligatoire, doit, elle aussi, concourir pleinement à la valorisation du parcours de l’étudiant, ses savoirs et ses compétences acquis.

L’ensemble de l’offre de formation de niveau master proposé par les universités s’appuie sur les compétences spécifiques des établissements, notamment en termes de recherche et d’innovation. La consultation du site www.etudiant.gouv.fr, permet d’obtenir des informations sur l’ensemble des cursus ouverts sur le territoire national.

Le master se caractérise par son ouverture sur la recherche

Le diplôme de master est un diplôme fortement apprécié sur le marché de l'emploi qui est requis pour l'exercice de nombreuses professions.

Certaines professions réglementées, c’est-à dire des professions dont l'exercice est subordonné à la possession d'un diplôme, ou à une autre condition formelle de qualification, exigent la détention d’un diplôme de niveau master, parfois spécifique, pour pouvoir exercer.

Les professions de psychologue, administrateurs judiciaires et mandataires judiciaires, d’avocat, d’ingénieur territorial, de notaire notamment sont des professions réglementées de niveau master.

Depuis, la réforme de la formation des métiers de l'enseignement dite "masterisation" c'est ce niveau qui est exigé pour exercer dans l'enseignement des premier et second degrés.

Il comprend un adossement fort à la recherche s'appuyant sur les méthodes de recherche, l'usage de fonds documentaires, la méthodologie de rédaction d'un mémoire et sa soutenance.

Le master permet de solliciter une inscription au plus haut grade universitaire, le doctorat, au sein des écoles doctorales. 


Un diplôme qui permet l'ouverture à l'international

Les étudiants inscrits en formation de niveau master bénéficient d’une sensibilisation au caractère international de son métier et de son champ disciplinaire et peuvent être amenés à effectuer une période de mobilité internationale durant ce cursus.

Afin de faciliter ces périodes de mobilités et leur reconnaissance, le décret du 11 mai 2005 relatif au diplôme en partenariat international, vise à mettre en place une diplômation commune entre un établissement d’enseignement supérieur français et un établissement étranger.

La circulaire  du 11 mai 2011 précise les modalités d'élaboration et de délivrance des diplômes en partenariat international reconnus de plein droit en France et délivrés par les chefs d'établissement. Le diplôme conjoint est également reconnu dans le ou les pays partenaires.

Cette ouverture sur l'international poursuit également l'objectif de consolider l'apprentissage d'une ou plusieurs langues étrangères.

 

1ère publication : 17.08.2005 - Mise à jour : 8.03.2013

Les recherches les plus fréquentes :

© 2013 Ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche - Tous droits réservés