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'Nos scientifiques ont besoin de sérénité pour mener à bien leurs recherches'

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Lors d'une des questions d'actualités au Gouvernement le mardi 15 janvier, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a répondu à Claude Birraux, député de Haute-Savoie, sur sa stratégie et ses objectifs en matière de  biotechnologies. La Ministre a rappelé l'effort budgétaire consenti  pour la recherche dans ce domaine, signe fort d'encouragement pour les chercheurs, et la nécessité pour les scientifiques de pouvoir effectuer leurs travaux en toute sérénité.

Discours - 1ère publication : 15.01.2008 - Mise à jour : 26.03.0008
Valérie Pécresse

«Chercher, aujourd'hui, dans le domaine des biotechnologies, c'est une question d'indépendance nationale. Nous devons rester maîtres de notre destin. Chaque jour, nous importons, nous consommons des OGM. Nous devons savoir quels sont les impacts sur la santé et l'environnement de chacune de ces plantes. Quand on ne sait pas, la seule réponse, c'est davantage de recherche.

Les biotechnologies sont porteuses de formidables espoirs, et Jean-Louis BORLOO l'a dit, et nous avons la deuxième recherche en agronomie du monde, il faut continuer. Mais parler des OGM globalement, cela n'a pas de sens. Chaque plante génétiquement modifiée est un cas particulier qui doit faire l'objet d'un examen spécifique. Il n'y a rien de commun entre des peupliers utilisés pour des biocarburants, du tabac qui produira peut-être un médicament contre le cancer ou du maïs pour l'alimentation animale.

Si le gouvernement a fait le choix, en se fondant sur le principe de précaution, de suspendre la mise en culture du maïs MONSANTO 810, il lance en même temps un signe très fort d'encouragement à tous ces chercheurs. C'est 45 millions d'euros de crédits supplémentaires pour la recherche en biotechnologies végétales qui vont être dégagés par l'Agence nationale de la recherche d'ici 2011.

Cela dit, chercher, pour bien chercher, nos scientifiques ont besoin de sérénité. S'ils renoncent, s'ils s'expatrient pour avancer, nous aurons tourné le dos à notre avenir, et ça, il n'en est pas question. La loi sur les OGM, qui va venir devant cette Assemblée, doit leur apporter à la fois la transparence et la sécurité pour leurs expériences. Ils doivent désormais sentir derrière eux la confiance de la société française tout entière.»

1ère publication : 15.01.2008 - Mise à jour : 26.03.0008
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