

Valérie Pécresse, Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, et Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, de la jeunesse et des sports, ont reçu le rapport du Professeur Jean-François Bach, Secrétaire perpétuel à l'Académie des sciences, sur la réforme de la première année des études médicales ce jeudi 21 février 2008.
La mission confiée au Professeur Bach a pour objectif de proposer des solutions pour lutter contre l'échec massif des étudiants en fin de première année de médecine. La première année de médecine connaît un taux d'échec de 80 % et au total plus de deux étudiants sur trois échouent au bout du redoublement de la première année.
Les deux Ministres soumettront à la concertation les propositions du rapport Bach pour que certaines d'entre elles puissent s'appliquer dès la rentrée universitaire 2008. Les propositions retenues visent à :
L'analyse des résultats des années antérieures met en évidence la très grande difficulté pour les étudiants qui ont eu moins de 7/20 aux premiers examens de rattraper leur retard en quelques mois. Il leur serait proposé une réorientation vers la première année de licence science (L1 de sciences). Les étudiants concernés pourraient se présenter à nouveau au(x) concours après avoir validé deux années de Licence en sciences et s'être remis à niveau. Cette possibilité serait également offerte aux étudiants qui auraient eu des résultats insuffisants aux examens terminaux de la première année.
- Pour les étudiants qui ont un master 2 de sciences, les paramédicaux déjà en exercice et les titulaires de certains diplômes (grandes écoles, doctorat), le rapport Bach leur propose la possibilité de suivre des études de médecine en intégrant le cursus au niveau Licence 2 ou Licence 3.
- Pour les titulaires d'un bac littéraire, ES ou technologique, le rapport Bach propose, à titre expérimental, un deuxième concours et la mise en place d'enseignements spécifiques de remise à niveau en deuxième année.
La concertation avec les organisations d'étudiants permettra d'affiner ces mesures et d'en préciser les conditions de mise en œuvre.