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Création de 1 000 postes de moniteurs pour les doctorants Création de 1 000 postes de moniteurs pour les doctorants

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Le  ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche a décidé de créer 1 000 nouveaux postes de moniteurs pour les doctorants dès cette rentrée universitaire.

Communiqué - Valérie Pécresse
17 septembre 2007
  • 500 postes supplémentaires de moniteurs d'initiation à l'enseignement supérieur, qui s'ajoutent aux 2300 postes de la rentrée 2006
  • 500  postes de « doctorants-conseil », un nouveau dispositif  qui permet à des doctorants de mener des missions de conseil dans les entreprises, les administrations ou les associations.

 

Ainsi,  dès cette année, 80 % des doctorants titulaires d'allocations de recherche seront moniteurs. Ils seront rémunérés 1985 Euros brut par mois versés par l'université.

Les "doctorants-conseil » seront recrutés et rémunérés par les universités qui se chargeront, quant à elles, de la commercialisation des missions. Pour aider les universités dans la mise en place du dispositif, le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche financera 500 postes de doctorants-conseil, pour un montant global de 2,8 M€.

L'objectif du dispositif est de valoriser les compétences  des chercheurs : il permettra de faire mieux connaître le monde de l'entreprise aux doctorants, dont les deux tiers y continueront leur carrière, et de faire mieux connaître la valeur des doctorants aux entreprises. Ces derniers auront alors l'occasion de montrer que l'ensemble des compétences acquises au cours de leur formation doctorale répond aux besoins du monde socio-économique. 

Le dispositif est ouvert à tous les doctorants qui sont bénéficiaires d'une allocation doctorale. Les conditions d'accès sont identiques à celles du recrutement du monitorat d'initiation à l'enseignement supérieur (MIES). Les doctorants-conseil auront les mêmes avantages que les moniteurs d'initiation à l'enseignement supérieur, rémunération et reconnaissance d'ancienneté s'ils continuent leur carrière dans le secteur académique.

Ces dispositions s'inscrivent dans le cadre du chantier sur les jeunes chercheurs et des enseignants-chercheurs ; elle fait suite à l'expérimentation, dite de "monitorat en entreprise » mise en place à Bordeaux pendant l'année universitaire 2006-2007 et à de nombreuses discussions avec les jeunes chercheurs, les représentants des entreprises et les universités.

Le chantier sur le statut des jeunes chercheurs et des enseignants-chercheurs est l'un des cinq piliers de la réforme de l'Enseignement supérieur qui se déroulera sur cinq ans et qui reposent sur  projet de loi relatif aux libertés des universités voté par le Parlement l'été dernier.

Les allocations de recherche constituent un contrat à durée déterminée d'un an, renouvelable deux fois, passé entre l'Etat et un doctorant afin qu'il puisse se consacrer pleinement à ses travaux de recherche pour la préparation de sa thèse. 4 000 nouvelles allocations de trois ans sont mises en place chaque année, soit un stock de 12 000 allocations. Elles sont attribuées compte tenu de la qualité scientifique des doctorants et de la qualité de l'insertion professionnelles des diplômés à la sortie de l'équipe de l'école doctorale où il est inscrit. Les allocataires de recherche peuvent cumuler le montant de l'allocation de recherche (1650 brut mensuel) avec celui du monitorat d'initiation à l'enseignement supérieur ou de doctorant-conseil (335 € brut mensuel). A la rentrée 2007, sur 4000 nouveaux doctorants allocataires de recherche,  3 300 doctorants (soit 80 % des allocataires)  seront aussi moniteur d'initiation à l'enseignement supérieur  ou doctorant-conseil.

Mis à jour le 14 mars 2008