La coopération internationale en matière d'enseignement supérieur

Université franco italienne

L'université franco-italienne a été créée le 6 octobre 1998, lors du Sommet franco-italien de Florence, par accord intergouvernemental conclu entre les ministres des affaires étrangères et les ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la recherche des deux pays, et protocole relatif à l'accord, signé des ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la recherche.

 

Article - 29.06.2006

La ratification de l'accord par le parlement italien est intervenue le 17 mai 2000, soit près de deux années après la création de l'université.

Le lancement de l'Université franco-italienne (U.F.I.)

L'U.F.I. a réuni pour la première fois, à l'Université de Turin, les membres de son conseil scientifique, dont la composition venait d'être approuvée par les parties française et italienne, à l'occasion du XXème sommet franco-italien.

Elle a permis sa mise en place effective :

  • la nomination des secrétaires généraux : M. Michel DUCLOT, professeur de sciences physiques à l'université Joseph Fourier - Grenoble I et M. Alfio MASTROPAOLO, professeur de sciences politiques comparées à l'université de Turin.
    Les sièges des secrétariats se trouvent respectivement à Grenoble et à Turin
  • la création d'un site internet bilingue à deux entrée
  • la désignation des 14 membres du conseil scientifique
    (7 par pays : 2 représentants des ministères de l'enseignement supérieur et de la recherche d'une part, des affaires étrangères d'autre part, et 5 experts de différents champs disciplinaires scientifiques), dont l'approbation par les deux parties est intervenue à la veille du Sommet.
  • la mise en place d'activités spécifiques :
    - le colloque consacré aux "politiques d'aides aux mobilités franco-italiennes" à Grenoble, les 14 et 15 décembre 2000, a réuni plus de 120 personnes et a abouti à une série de propositions et de recommandations pour l'université franco-italienne ;
    - un séminaire est prévu à Rome les 23 et 24 mars prochains, sur le thème "Uni(di)versité : parcours de la culture française en Italie et coopération universitaire franco-italienne", organisé conjointement par les services de l'ambassade de France en Italie, l'université franco-italienne et l'association italienne des professeurs universitaires de Français ;
    - les programmes de coopération que proposera le conseil scientifique.

La signature d'un accord intergouvernemental distinct de la convention culturelle cadre, exclusivement consacré à la coopération scientifique et technologique entre les deux pays, témoigne de l'essor et de la structuration de cette coopération bilatérale ces dernières années.

Pour la partie italienne, la signature d'un accord spécifique permet en outre d'inscrire au budget une ligne correspondante pour le financement de la coopération bilatérale.

La coopération scientifique était, jusqu'alors, essentiellement encadrée et financée par des accords formalisés entre organismes et institutions de recherche et par le programme d'actions intégrées GALILEE mis en place en 1994 entre les ministères des affaires étrangères et les ministères chargés de l'enseignement supérieur et de la recherche des deux pays.

Or, une part croissante des échanges s'inscrit désormais dans le cadre des programmes européens : P.C.R.D., EUREKA, grands équipements et agences européennes, dont, notamment, le CERN (Centre européen pour la recherche nucléaire), l'ESO (Organisation de recherche astronomique), l'E.S.R.F. (European synchrotron radiation facility) et l'ESA (Agence européenne de l'espace).

Les contacts se sont en outre enrichis de fréquentes concertations informelles entre directeurs de la recherche et de la technologie sur les questions liées à la mise en place de "l'espace européen de la recherche" : l'harmonisation des politiques nationales en matière de grands équipements, l'évaluation de la recherche, la mobilité des chercheurs ou la définition d'une politique méditerranéenne commune en recherche-développement.

En proposant une structure de concertation régulière avec les réunions de commissions mixtes spécifiques à ce domaine, l'accord de coopération scientifique et technologique offre un cadre pour le suivi et la bonne coordination des multiples facettes de notre coopération.

L'accord intergouvernemental de coopération concernant le projet COSMO-SKYMED prévoit notamment les conditions générales de la coopération, qui implique, pour la partie civile, les ministères de la recherche des deux pays, l'agence spatiale italienne (ASI) et le centre national des études spatiales (CNES).

1ère publication : 29.06.2006 - Mise à jour : 25.07.2012

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