Acquisition d'un nouveau supercalculateur au service de la recherche académique

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Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a ouvert les journées Ter@tec, consacrées au calcul haute performance. A cette occasion, la ministre s'est félicitée de l'acquisition d'un  nouveau supercalculateur pour le Centre informatique national de l'enseignement supérieur (CINES qui est le centre de calcul national  des universités) basé à Montpellier, d'une puissance de 147 teraflops, suite à un appel d'offres international réalisé par le GENCI (Grand équipement national de calcul intensif, en charge de l'achat, de la coordination et de la gestion des supercalculateurs), pour un montant de 9 M€. Avec cette machine, la France conforte son 3ème rang mondial en termes de calcul intensif. La recherche académique française disposera d'une capacité totale de 470 téraflops.

Communiqué - 3 juin 2008
Valérie Pécresse

CINES : acquisition d'un nouveau supercalculateur au service de la recherche académique

Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a ouvert les journées Ter@tec, consacrées au calcul haute performance. A cette occasion, la ministre s'est félicitée de l'acquisition d'un  nouveau supercalculateur pour le Centre informatique national de l'enseignement supérieur (CINES qui est le centre de calcul national  des universités) basé à Montpellier, d'une puissance de 147 teraflops, suite à un appel d'offres international réalisé par le GENCI (Grand équipement national de calcul intensif, en charge de l'achat, de la coordination et de la gestion des supercalculateurs), pour un montant de 9 millions d'euros.

Avec cette machine, la France rattrape donc son retard, passant depuis fin 2007, de la 5ème place mondiale en termes de calcul intensif à la 3ème, et ce, en multipliant quasiment par 25 sa capacité de calcul. La recherche académique française va aujourd'hui pouvoir disposer d'une capacité totale de 470 téraflops. 

Cette acquisition intervient après les augmentations successives des capacités de l'IDRIS (Institut du développement et des ressources en informatique scientifique) du CNRS, (par deux supercalculateurs de 139 et 68 téraflops) en début d'année, et du C.C.R.T. (Centre de calcul recherche technologie) du C.E.A. le mois dernier (par une extension de 103 téraflops et de 192 téraflops d'accélérateurs graphiques).

Il s'agit d'un nouvel investissement particulièrement important, le calcul intensif étant un outil incontournable pour notre recherche. En effet, la simulation est maintenant un complément indispensable de l'expérimentation et de la théorie (notamment dans les domaines de la recherche sur le climat, de l'aéronautique, de l'énergie ou encore en biologie).

Grâce à cette acquisition, la recherche publique aura accès à des machines de conceptions variées et de technologies complémentaires, permettant ainsi à chaque type d'utilisateur de trouver la machine la plus adaptée à ses besoins. Elle marque une nouvelle accélération des investissements dans les infrastructures de recherche.

Valérie Pécresse a souligné le fait que ces différents investissements en supercalculateurs s'accompagnent également de programmes de recherche, en particulier le programme « Conception et simulation » de l'A.N.R., ou encore le projet de maison du calcul intensif dans le cadre du «Centre national Jacques Louis Lions de calcul haute performance».

Enfin, la ministre a rappelé que la prochaine étape sera européenne avec la feuille de route ESFRI (European Strategy Forum on Research Infrastructures) qui devrait être actualisée sous présidence française de l'Union Européenne le 9 décembre prochain lors d'un Conseil compétitivité. Cette étape s'accompagnera de l'annonce des candidatures des Etats, parmi lesquels figurent la France et l'Allemagne, désireux d'accueillir sur leur territoire des supercalculateurs de puissance pétaflopique, dans le cadre de l'infrastructure de recherche PRACE (Partnership for Advanced Computing in Europe). Ce projet de partenariat lancé par l'Union européenne prévoit l'installation de trois à cinq nouvelles machines pétaflopiques en Europe.

La France et l'Allemagne, à travers le C.E.A. et le centre de recherche Jülich, ont déjà engagé un partenariat de recherche sur les supercalculateurs du futur, au-delà du pétaflop, en étroite collaboration avec les industriels du secteur.

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