
En ce premier jour de la Présidence française de l'Union européenne, je voudrais adresser un message, à tous les étudiants, à tous les enseignants et les chercheurs européens. Nous allons avoir trois principales priorités :
D'abord développer la mobilité des étudiants, des enseignants et des chercheurs à travers l'Europe. Plus de mobilité, c'est effectuer un vrai séjour dans un autre pays européen que le sien, et cela doit être la norme plutôt que l'exception. Cela signifie, par exemple, donner à tous les étudiants européens les moyens de connaître la qualité des formations proposées en Europe et travailler à l'établissement d'un classement européen des universités qui puisse servir de base à la mobilité des étudiants et des enseignants. Cela passe aussi par la mise en place d'un statut européen pour les chercheurs, pour que les chercheurs puissent se déplacer en Europe. Seuls 3% des chercheurs européens ont travaillé dans un autre pays de l'Union européenne. C'est beaucoup trop peu.
Deuxième priorité : mieux coordonner l' Espace européen de la Recherche pour le mettre au service des grands défis du XXIème siècle. Notre société doit faire face à de nombreux défis. Je pense au vieillissement de la population, je pense à l'énergie qui demandera des recherches technologiques, je pense à l'alimentation et au changement climatique. Il faut aujourd'hui mettre en commun nos moyens, travailler tous ensemble -européens, chercheurs, gouvernements- pour accélérer la recherche sur ces grands enjeux.
Enfin, je souhaite faire de l'Union européenne une vraie puissance spatiale, parce que l'espace est au service de la Terre, il est au service de tous les Européens. Nous pourrons, en mettant nos forces en commun, développer de nouvelles applications utiles à la vie de nos 500 millions de citoyens, des applications utiles pour la défense, des applications utiles pour la communication, des applications utiles pour la météo, pour l'agriculture : c'est cela l'espace au service de la Terre.
A travers l'Enseignement supérieur et la Recherche, la Présidence française veut faire de l'Europe l'économie de la connaissance la plus compétitive au monde. C'est un défi pour nos jeunes, pour les générations futures, pour la croissance et pour l'emploi.
Nous allons consacrer toute notre énergie, pendant ces six mois de notre Présidence, à relever ce grand défi.