Les présidents des vingt premières universités qui accèderont à l’autonomie au 1er janvier 2009 ont été reçus par Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Elle a indiqué que dans le cadre du passage aux compétences élargies (gestion budgétaire, gestion de la masse salariale et des ressources humaines), ces universités bénéficieront d’un budget global de 1,9 milliards d’euros, et assureront la gestion de près de 32 000 emplois.
Mesdames et Messieurs les Présidents,
Mesdames, Messieurs,
Les échanges que nous avons eus aujourd’hui avec les 20 Présidents des Universités qui accèderont à l’autonomie le 1er janvier prochain étaient à mes yeux essentiels.
Ils ont permis de confirmer que les 20 premières Universités sélectionnées sont dans les starting block pour être au rendez-vous de leurs engagements.
Le passage à l’autonomie sera un véritable tournant ; il représente un transfert sans précédent. Concrètement, dès le 1er janvier prochain, les 20 premières Universités sélectionnées bénéficieront de compétences élargies :
En un mot, d’une véritable capacité à faire des choix stratégiques et pour définir les contours de la nouvelle Université de demain.
Avec les Présidents des 20 premières Universités concernées, nous avons fait aujourd’hui un point complet sur leur état de préparation, une préparation sérieuse, deux mois avant l’échéance, pour voir avec eux quels sont les aspects sur lesquels ils sont totalement prêts, ceux sur lesquels ils ont encore besoin de travailler d’ici à la fin de l’année, les points sur lesquels le Ministère peut les accompagner. Leur expérience, leur expertise nous sont en effet essentielles pour s’assurer d’une transition réussie vers ce nouveau statut autonome.
Pour assurer cette réussite, je tiens à souligner que l’Etat a tenu, depuis le début du processus, à jouer un rôle d’accompagnateur des Universités.
En prenant des mesures dès l’automne 2007 pour leur donner les moyens, à toutes, d’améliorer leur gouvernance, leur pilotage, et leurs compétences.
Concrètement, cela s’est traduit par un renforcement de l’encadrement dans les Universités.
En effet, les Universités françaises comptent, en moyenne, moins de 25% de cadres A parmi leurs personnels.
Un plan de requalification des emplois a donc été engagé : dès la rentrée 2008, 721 emplois ont été requalifiés (453 emplois à la catégorie A, et 268 à la catégorie B).
Et nous renouvellerons cette opération pour la rentrée 2009, afin de valoriser les compétences et d’aller vers une meilleure gouvernance pour préparer le passage à l’autonomie.
Ainsi, rentrée 2008 et rentrée 2009, ce sont 19 millions d’euros qui auront été engagés pour renforcer l’encadrement.
L’Etat a également mis en place un plan de formation des agents, qui a débuté dès janvier 2008 et se poursuivra sur 3 ans. Ce plan, qui porte sur l’ensemble des aspects de management et de gestion, s’adresse aux personnels d’encadrement des universités et à l’encadrement supérieur. 500 agents en ont déjà bénéficié, et plus de 1500 personnels en bénéficieront au final.
Et les Universités qui passent à l’autonomie ont bénéficié d’une subvention exceptionnelle de 250 000 euros :
Et bien entendu, cet accompagnement, nous le mènerons aussi en aval pour la période 2009-2011.
Pour les Universités passées à l’autonomie au 1er janvier 2009 et celles qui deviendront autonomes au 1er janvier 2010, avec une enveloppe de 16 millions d’euros en 2009, pour les accompagner sur le plan de la formation, de la modernisation de leurs systèmes d’information, mais aussi sur le plan de leur politique indemnitaire
Je sais pouvoir compter sur l’engagement des Universités pour jouer le jeu. En un peu plus d’un an, les 20 premières ont su franchir toutes les étapes qui conduisent à l’autonomie. C’est un résultat très prometteur pour la poursuite du processus.
Ces étapes, ce sont concrètement, après la mise en place de nouvelles instances de gouvernance et les audits effectués par l’IGAENR, et la mise en place d’un plan d’action à la suite de ces audits :
L’Université de Troyes a mis en place une comptabilité analytique, qui lui permet de prévoir son budget de formation et de recherche en adoptant une vision stratégique, et d’avoir une vision complète des coûts par activité, par niveau de formation, par domaine de recherche ;
A l’Université de la Rochelle, l’audit a permis une réorganisation de ses pratiques budgétaires, faisant diminuer de 20% son budget initial ;
A Saint-Etienne par exemple, 5 personnes à temps plein travaillent actuellement sur un logiciel de comptabilité proposé par l’AMUE et qui sera déployé dans toutes les Universités d’ici 2 ans. Ce logiciel budgétaire et comptable permettra d’intégrer tous les éléments d’information sur la paye des personnels, ce qui n’est pas le cas actuellement. Les Universités de Lyon, Paris 6 et Paris 7 travaillent également sur la mise en place de ce logiciel ;
3/Enfin, c’est aussi une meilleure connaissance de la masse salariale, et parfois le recrutement de nouvelles compétences ;
Aix-Marseille 2 notamment a recruté 4 cadres A pour la gestion de son patrimoine
Les Universités ont su s’impliquer, elles ont joué le jeu, ce qui leur permettra très bientôt d’accéder à une nouvelle étape de leur développement.
Durant les deux mois très courts qui nous séparent du 1er janvier, nous allons continuer à les accompagner pour l’accomplissement des derniers pas qui les mèneront sur cette nouvelle voie.
Ainsi :
A moins de deux mois de cette nouvelle vie pour les Universités, nos échanges m’ont permis de confirmer que l’engagement des Présidents et de l’ensemble de leurs équipes est remarquable, je dirais même sans précédent. Ils ont su, en toute transparence, dans une atmosphère de dialogue et avec un volontarisme exemplaire, mener à bien ce tournant.
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