Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a été auditionnée par la commission de la Culture et de l'Education du Parlement Européen. Cette audition a été l'occasion pour la ministre de présenter les résultats de la Présidence française de l'Union européenne, dans le domaine de l'enseignement supérieur, et plus particulièrement, sur les 3 grandes priorités qu'elle avait fixées: la mobilité des étudiants, des enseignants et des chercheurs, l'assurance-qualité et la formation tout au long de la vie dans les universités européennes.
La ministre a rappelé que la mobilité doit désormais devenir la règle, une règle qui doit s'appliquer dans tous les parcours de formation : dans l'enseignement secondaire et dans l'enseignement supérieur, dans l'enseignement général et dans l'enseignement et la formation professionnels. Dans l'enseignement supérieur, les Etats membres se sont engagés, lors du Conseil Education du 21 novembre, à faire en sorte que la mobilité devienne « une composante » des cursus des établissements d'enseignement supérieur européens.
Elle a souligné la nécessité pour les Etats de prolonger leurs efforts à trois niveaux :
La ministre a rappelé que l'Union européenne a choisi de se doter de son propre classement des universités d'Europe et du monde entier, afin d'assurer aux étudiants la garantie de la qualité des formations qu'ils suivent en dehors de leur pays d'origine.
Ce classement devra être conçu comme une aide à la décision de mobilité des étudiants en offrant une information claire et objective sur l'offre de formations en Europe et dans le monde et permettra de construire une véritable cartographie des disciplines en Europe.
Le classement européen des universités sera un outil au service des étudiants, leur permettant de s'orienter parmi les formations proposées en Europe et de choisir sur la base d'une information objective et calibrée en fonction de leurs besoins individuels. Il deviendra un véritable moteur de la mobilité étudiante en Europe, mais aussi un outil pour les enseignants et les chercheurs,
La Présidence française, qui a beaucoup milité pour la mise en place d'un tel outil, se félicite de la décision de la Commission européenne de lancer avant la fin de l'année 2008 un appel d'offres pour mettre en place ce classement d'ici 2010.
Enfin, la ministre a achevé sa présentation du bilan de la Présidence française, dans le domaine de l'enseignement supérieur, par le renforcement de la contribution des universités européennes à la formation tout au long de la vie, notamment par la Charte préparée par l'Association européenne des universités, à la demande du Premier Ministre François Fillon.
Cette Charte a pour objet de soutenir les universités d'Europe dans le développement de leur rôle spécifique en tant qu'institutions d'apprentissage tout au long de la vie – ce qui constitue un pilier central pour l'Europe de la connaissance. Elle recommande aussi aux Etats de lever les obstacles juridiques qui empêchent un certain nombre d'apprenants potentiels de retourner dans l'enseignement supérieur, et en développant des mesures d'encouragement pour l'apprentissage tout au long de la vie.
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