Conformément aux conclusions du Comité de pilotage de la Stratégie Nationale de la Recherche et de l'Innovation (SNRI), les thématiques retenues se sont articulées autour de défis sociétaux et économiques qui ont vocation à être le fil conducteur des discussions et des réflexions menées au sein des groupes de travail.
a. Accroître la compétitivité et l’attractivité de la France
-
Maîtriser les technologies clefs, essentielles pour le positionnement de la France dans les secteurs industriels et de services les plus porteurs dans la croissance mondiale ;
-
Prendre en compte des besoins économiques, que ce soit au niveau de la formation des chercheurs ou dans l’attribution des financements de programmes de recherche et la valorisation et le transfert de la recherche publique vers les entreprises.
b. Alimentation et eau
-
Produire plus pour répondre à l’augmentation de la démographie et réduire l’insécurité alimentaire dans le monde ;
-
Produire mieux pour prendre en compte la préservation des ressources naturelles ;
-
Apporter des réponses aux questions d’alimentation, de nutrition et de santé désormais posées simultanément en termes de sécurité sanitaire, de carences et de maladies chroniques (obésité, diabète).
c. Energie durable
-
Développer les technologies adaptées aux besoins locaux et régionaux en énergie, notamment à partir de sources renouvelables (comme le solaire, le captage et le stockage de CO2, les biocarburants de seconde génération, le stockage de l’énergie et l’électronique de puissance, la gestion de l’énergie, les systèmes de mobilité à très faible intensité énergétique...) ;
-
Amplifier les innovations en matière de systèmes énergétiques des bâtiments, les démonstrateurs de bâtiments à énergie positive, le développement d’enveloppes intelligentes et de nouveaux matériaux ;
-
Innover pour des transports à plus grande efficacité énergétique, propulsion électrique ou hybride, développement de nouvelles architectures d’avions, intégration de nouveaux carburants et allègement des équipements.
d. Ressources naturelles
-
Proposer des modèles économiques démocratiques qui maximisent durablement le bien-être de toute l’humanité sans impact sur le climat et la biodiversité ;
-
Concevoir de nouveaux modes de production et de régulation internationale pour les biens publics : préserver la biodiversité et gérer durablement les ressources naturelles, lutter contre le changement climatique et prévenir ses conséquences .
e. Santé
-
Organiser la recherche autour des menaces sanitaires (telles les maladies infectieuses émergentes et ré-émergentes), des priorités de santé publique (vieillissement, santé mentale, maladies chroniques, pathologies liées aux comportements et aux facteurs environnementaux, inégalités de santé, soins palliatifs, prévention, ...).
f. Risques, aléas, sécurité des personnes, des biens et des communications
-
Comprendre et gérer les nouvelles formes de l’insécurité, les risques sanitaires, technologiques et environnementaux : toxicologie, éco-toxicologie, sécurité des systèmes informatiques et des moyens de communication, sécurité des territoires, système global d’alerte et de prévention des risques naturels, maîtrise de l’information, systèmes de renseignement (défense), furtivité, vélocité, facteur humain, processus de raisonnement...
g. Qualité de vie des citoyens (notamment : urbanisme, habitat, mobilité)
-
Développer la recherche en économie de l’environnement pour éclairer la décision publique sur les questions concrètes que nos sociétés ont à résoudre au regard des enjeux du développement durable ;
-
Modéliser et concevoir les villes du futur et les liens avec leur environnement : faciliter la mobilité des personnes, concevoir des maisons intelligentes, prendre en compte l’architecture et les biens culturels ;
-
Réfléchir à l’organisation de la société en prenant en compte la diversité culturelle au sein de la population et le développement du dialogue interculturel pour la cohésion sociale, à la démocratisation de la culture et à la transmission des savoirs.
h. Mondialité
-
Mieux comprendre, maîtriser et tirer parti de la mondialité qui est devenue l’échelle de référence de l’ensemble de la réalité humaine aujourd’hui.;
-
S’intéresser aux dynamiques de la globalisation et des aires culturelles en termes économiques, démocratiques, géopolitiques avec toutes ses implications, à la fois positives et négatives, sur notre propre système économique et scientifique, et sur l’emploi : concurrence accrue, recomposition des rapports de force et des échanges, mais aussi hybridations et métissages ;
-
S’interroger sur la complexité du Monde, un Monde interconnecté, interdépendant, multipolaire, mouvant, offrant à ce titre des opportunités inédites, mais également, et pour les mêmes raisons, fragile ;
-
Poser les questions de normativité et de régulation au sens le plus large (du droit international aux standards de qualité, en passant par la régulation des marchés, des systèmes d’information, de la pratique scientifique elle-même etc.).
Mis à jour le 04 mars 2009