Les systèmes d'information présentent des vulnérabilités liées à diverses menaces qui peuvent être environnementales, intrinsèques, humaines. Leurs impacts peuvent être nombreux comme provoquer l’impossibilité d’assurer certaines missions essentielles. Le ministère a mis en place des mesures pour protéger la circulation et le stockage des informations électroniques afin de garantir la continuité de son activité.
Qu'ils soient utilisés en local ou par l'intermédiaire des réseaux de télécommunications, les systèmes d'information présentent des vulnérabilités liées à diverses menaces dont les sources peuvent être environnementales (météo, incendie...), intrinsèques (conception, technologies, ...) mais aussi humaines (externes, internes, délibérées, par erreur ou par négligence). Ces vulnérabilités sont multipliées avec :
Les incidents de sécurité sur les systèmes d'information sont de nature à détruire, altérer, prendre connaissance des informations sensibles. Leurs impacts peuvent aller de la simple difficulté de fonctionnement d'un service durant quelques heures, au vol de données à caractère personnel, à la dégradation de l'image de l'institution et de la confiance en ses télé-services, à l'atteinte au patrimoine scientifique et technique jusqu'à l'impossibilité d'assurer certaines missions essentielles.
La circulation et le stockage des informations électroniques doivent être protégés pour garantir la continuité de l'activité du ministère. Les enjeux sont importants en raison du nombre de personnes concernées : plus de 2 millions d'étudiants, 90 000 enseignants, enseignants-chercheurs et assimilés, plus de 55 000 personnels assumant des fonctons techniques, administratives et d'encadrement dans les établissements d'enseignement supérieur et les organismes de recherche.
Pour assurer la sécurité des systèmes d'information du ministère, une chaîne fonctionnelle de sécurité a été mise en place avec pour point d’entrée le haut fonctionnaire de défense et de sécurité (H.F.D.S.) assisté d’un fonctionnaire de sécurité des systèmes d'information (F.S.S.I.). Celui-ci, en lien avec la cellule réseau des universités (C.R.U.) est relayé par un réseau des responsables de la sécurité des systèmes d'information (R.S.S.I.) tant au niveau de l'administration centrale que des établissements et organismes où le R.S.S.I. est rattaché fonctionnellement à chaque président d'université ou directeur d'établissement ou directeur général d'organisme en qualité d’autorité qualifiée pour la sécurité des systèmes d’information (A.Q.S.S.I).
le Certificat Informatique Internet (C.2.I.) constitue une sensibilisation de premier niveau des étudiants (licence, master, I.U.F.M.) à la notion de sécurité des systèmes d’information ;
des chartes destinées à sensibiliser les étudiants et les personnels, rappellent les droits et devoirs des usagers internes et externes à l’institution ;
des séminaires de sensibilisation de l'encadrement de l'adminisration centrale et des décideurs académiques des établissements d'enseignement supérieur permet de les informer sur leur responsabilité en matière de sécurité des systèmes d'information et sur les solutions proposées pour les sécuriser tant au niveau juridique et technique qu'organisationnel ;
dans le cadre de la récente création des observatoires zonaux de la sécurité des systèmes d'information (O.Z.S.S.I.), les établissements d'enseignement supérieur et les organismes de recherche sont représentés ; ils apportent leur contribution sous la forme de présentation d'experts, d'échanges, de retours d'expérience et de coopérations avec les différentes entités ;
le ministère participe aux exercices interministériels de crise afin de tester l’organisation de la protection de ses systèmes d’information, en l’occurrence dans le cadre d’un scénario d’attaque majeure sur les systèmes d’information de l’Etat ou d’importance pour
R.E.N.A.T.E.R., le Réseau National de Télécommunications pour la Technologie, l'Enseignement et la Recherche, fédère depuis les années 90 les infrastructures de télécommunication pour la recherche et l’éducation sous l’impulsion des membres du G.I.P. R.E.N.A.T.E.R. (grands organismes de recherche, ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche et ministère de l’éducation nationale).
Plus de 1000 sites sont raccordés via les réseaux de collectes régionaux au réseau national R.E.N.A.T.E.R. qui fournit une connectivité nationale et internationale ainsi qu’un service de réponse aux incidents de sécurité : le C.E.R.T.-R.E.N.A.T.E.R. (Computer Emergency Reponse Team).
Ce service est essentiel pour l’ensemble de la communauté éducation et recherche à laquelle il fournit des informations de type bulletins de vulnérabilités, alertes, statistiques. Il est le point de contact centralisateur du traitement des incidents, son expertise apporte une aide en profondeur ainsi que la mise au point d’outils de sécurité.
Son adhésion au F.I.R.S.T. (Forum of Incident Reponse and Security Team), regroupant plus de 100 C.E.R.T. du monde entier, depuis les années 90, lui permet d’avoir une visibilité et un partage d’information du niveau international.
Protection des systèmes d'information sensibles non classifiées de défense :
recommandation
n°901/D.C.S.S.I./S.C.S.S.I.
Présentation de l'enseignement supérieur
Orientation et insertion professionnelle
Etablissements et organismes de recherche
Appui à la création d'entreprises innovantes
Concours, emploi et carrières
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