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La stratégie nationale de recherche et d'innovation : trois priorités de recherche à 4 ans La stratégie nationale de recherche et d'innovation : trois priorités de recherche à 4 ans

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Présentation des 3 axes de recherche prioritaires
A noter

Un document stratégique définissant les priorités nationales de recherche

La Stratégie nationale de recherche et d'innovation est née du constat qu'il n'y avait aucun document de référence disponible définissant les priorités de recherche à quatre ans, permettant de relever les défis de la connaissance, les défis technologiques et les défis sociétaux. 

Des groupes de travail fondés sur une logique de décloisonnement

Pendant les six derniers mois, les groupes de travail ont réuni 600 personnalités d'horizons très différents : scientifiques, représentants de la société civile (parlementaires et responsables associatifs) ; représentants des entreprises. En parallèle, une consultation internet a eu lieu fin mai 2009 : elle a donné lieu à 26 000 connections et 200 contributions.

Pendant plus de six mois, 600 personnalités d'horizons divers ont mené une réflexion en vue de définir la stratégie nationale de recherche et d'innovation. Valérie Pécresse a présenté, le 8 juillet 2009, les trois axes de recherche prioritaires identifiés, à savoir la santé, l'environnement et les technologies de l'information.

Communiqué - Valérie Pécresse
08 juillet 2009

Conférence de presse SNRI 08/07/2009  Conférence de presse SNRI 08/07/2009  Conférence de presse SNRI 08/07/2009

 

Cet exercice de prospective scientifique était inédit en France. Il consistait à faire travailler ensemble, au sein d'une dizaine de groupes de travail, près de 600 personnalités de la recherche, du monde de l'entreprise et du monde associatif. Objectif : fixer des priorités de recherche qui tiennent compte des enjeux de connaissance (c'est le but premier de la recherche), des enjeux de société et des enjeux économiques.

Au terme de 6 mois de réflexion et de concertation trois axes prioritaires de recherche ont été identifiés : "La santé et les biotechnologies", "L''urgence environnementale et les écotechnologies" , "L'information, la communication et les nanotechnologies".
« L'ambition de ces groupes de travail, a souligné Valérie Pécresse, a été de fixer des priorités qui permettent de relever les défis de notre temps, comme le réchauffement climatique, par exemple, que nous devons mieux comprendre pour mieux l'anticiper ou encore l'allongement de la durée de vie qui est un progrès majeur à condition que la qualité de vie ne soit pas diminuée pour autant ».
Pour la ministre, la priorité donnée à ces trois axes de recherche, n'exclut pas ce qui se fait déjà dans d'autres domaines. Il convient également de «renforcer notre capacité de veille pour détecter les technologies de rupture », en particulier sur les secteurs qui n'auront pas été qualifiés de «stratégiques».

Trois axes prioritaires de recherche

 

La santé, le bien-être, l'alimentation et les biotechnologies


Il s'agit de répondre aux attentes particulièrement fortes des Français sur ce sujet,  d'anticiper et de faire face à l'apparition de nouveaux enjeux (vieillissement de la  population, maladies infectieuses...), et de développer le tissu industriel dans ce domaine.
On notera, parmi les propositions des groupes de travail, la mise en place de cohortes afin d'observer sur le long terme l'impact de facteurs sociaux et environnementaux sur la santé de la population (par exemple, 20 000 enfants pendants 20 ans)...

 

L'urgence environnementale et les écotechnologies


La stratégie nationale de recherche et d'innovation s'est appuyée sur les grandes priorités définies lors du Grenelle de l'environnement. A noter, parmi les priorités concrètes, la création d'observatoires des milieux ou encore le développement d'habitations à énergie positive d'ici 2050...

 

L'information, la communication et les nanotechnologies

« L'enjeu pour prendre de l'avance dans ces technologies, note la ministre, c'est  de conjuguer l'approche logicielle avec l'approche micro-électonique, le hardware avec le software ». Quelques exemples de propositions : investir dans les réseaux à très haut débit, renforcer les capacités de calcul intensif (calculateur pétaflopique), préparer l'internet du futur...


Les prochaines étapes ? La stratégie va maintenant être soumise pour avis aux académies, à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, ainsi qu'aux différents conseils scientifiques du Gouvernement. Puis, dans le courant de l'automne, elle sera validée en conseil des ministres pour quatre ans.
Ensuite, les travaux de concertation devront continuer au niveau national, mais aussi en régions, pour préparer dès maintenant la prochaine édition, dans quatre ans. « Parce que notre stratégie doit être adaptée aux avancées scientifiques et aux réalités du monde qui change », a conclu la ministre.

Mis à jour le 22 juillet 2009