
Une Alliance pour les sciences de la mer a été créée. Elle regroupe, autour de l’Ifremer, les acteurs de la recherche marine, notamment, le CNRS et l’Institut de recherche pour le développement. Son objectif : coordonner et piloter la recherche marine.
Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, a clos le premier colloque organisé sur les Sciences de la Mer : « du réseau national au réseau mondial ». A cette occasion, la ministre s’est félicitée du lancement d’une Alliance pour les Sciences de la mer, autour de l’Ifremer (Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer), regroupant notamment le CNRS (à travers ses 2 instituts nationaux, l’INSU et l’INEE respectivement spécialisés dans les sciences de l’Univers et l’écologie et l’environnement) et l’Institut de recherche pour le développement (IRD).
Elle a souligné que la création de cette Alliance s’inscrivait dans la volonté du Gouvernement d’impulser une nouvelle organisation de la recherche française, combinant davantage de coordination et de partenariat entre tous les acteurs, et des recommandations émises par l’AERES s’agissant notamment de la rationalisation du pilotage de notre système de recherche.
La ministre souhaite que ce mode de gouvernance particulièrement fédérateur et efficace, déjà mis en place dans d’autres champs disciplinaires, comme les Sciences de la vie et de la Santé, ou plus récemment, l’énergie, puisse être encore décliné dans d’autres disciplines.
L’Alliance pour les sciences de la mer aura quatre principales missions :
La ministre a rappelé que la stratégie nationale de recherche et d’innovation a identifié l’urgence environnementale comme l’un des trois axes de recherche prioritaires et souligné l’enjeu des énergies renouvelables, et en particulier les énergies marines. Elle a ainsi ajouté qu’un projet tel que celui de l’Alliance pour les sciences de la mer doit avoir pour ambition de contribuer par la recherche, l’innovation, l’enseignement et la formation, à la compétitivité et au développement durable des secteurs économiques liés à la mer: comme par exemple l’exploitation des ressources marines et sous-marines, la pêche et l’aquaculture, les énergies marines renouvelables, le transport maritime, ainsi que la prévention des risques et l’adaptation au changement climatique.
La recherche océanographique française dispose pour cela d’une flotte composée de :
Les scientifiques disposent d’environ 900 jours de campagnes de haute-mer par an.
Au titre du Plan de Relance, la Flotte océanographique française a bénéficié de 4,7 millions d’euros de crédits supplémentaires pour maintenir et accroitre leurs équipements technologiques.
La flotte océanographique est principalement utilisée pour aider la recherche dans cinq thématiques :