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Lancement de l'Alliance pour les sciences de la mer

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Une Alliance pour les sciences de la mer a été créée. Elle regroupe, autour de l’Ifremer, les acteurs de la recherche marine, notamment, le CNRS et l’Institut de recherche pour le développement. Son objectif : coordonner et piloter la recherche marine.

Communiqué - 1ère publication : 29.09.2009 - Mise à jour : 29.09.0009
Valérie Pécresse

 Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, a clos le premier colloque organisé sur les Sciences de la Mer : « du réseau national au réseau mondial ». A cette occasion, la ministre s’est félicitée du lancement d’une Alliance pour les Sciences de la mer, autour de l’Ifremer (Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer), regroupant notamment le CNRS (à travers ses 2 instituts nationaux, l’INSU et l’INEE respectivement spécialisés dans les sciences de l’Univers et l’écologie et l’environnement) et l’Institut de recherche pour le développement (IRD).

Elle a souligné que la création de cette Alliance s’inscrivait dans la volonté du Gouvernement d’impulser une nouvelle organisation de la recherche française, combinant davantage de coordination et de partenariat entre tous les acteurs, et des recommandations émises par l’AERES s’agissant notamment de la rationalisation du pilotage de notre système de recherche.

La ministre souhaite que ce mode de gouvernance particulièrement fédérateur et efficace, déjà mis en place dans d’autres champs disciplinaires, comme les Sciences de la vie et de la Santé, ou plus récemment, l’énergie, puisse être encore décliné dans d’autres disciplines.

L’Alliance pour les sciences de la mer aura quatre principales missions :

  • mettre en place une gestion commune et intégrée pour l’exploitation et l’évolution la flotte océanographique française (voir encadré), en renforçant notamment le pilotage et le modèle de fonctionnement des navires et engins sous-marins de la flotte ;
  • coordonner et développer, entre les différents organismes et partenaires, une programmation scientifique conjointe, sur des études et des programmes de recherche marine lancés à l’échelle nationale.
  • mieux exploiter l’exceptionnelle richesse maritime de la France, qui grâce à l’Outre-mer, possède l’un des plus importants domaines au monde, et des plus riches du fait de son étendue sous toutes les latitudes et tous les climats, des zones tropicales à l’Antarctique. Les travaux de l’Alliance participeront notamment à améliorer notre connaissance de la biodiversité pour mieux la protéger et mieux valoriser nos ressources naturelles.
  • permettre à la communauté de la recherche maritime Française de parler d’une seule voix tant à l’échelon européen que mondial, dans toutes les instances concernées par les Sciences de la mer. Elle participera à la préparation des approches communes en matière de recherche.

La ministre a rappelé que la stratégie nationale de recherche et d’innovation a identifié l’urgence environnementale comme l’un des trois axes de recherche prioritaires et souligné l’enjeu des énergies renouvelables, et en particulier les énergies marines. Elle a ainsi ajouté qu’un projet tel que celui de l’Alliance pour les sciences de la mer doit avoir pour ambition de contribuer par la recherche, l’innovation, l’enseignement et la formation, à  la compétitivité et au développement durable des secteurs économiques liés à la mer: comme par exemple l’exploitation des ressources marines et sous-marines, la pêche et l’aquaculture, les énergies marines renouvelables, le transport maritime, ainsi que la prévention des risques et l’adaptation au changement climatique.

La Flotte océanographique française : une très grande infrastructure de recherche

 La recherche océanographique française dispose pour cela d’une flotte composée de :

  • quatre navires de haute-mer (Le Pourquoi pas ?, L’Atalante, Thalassa et le Marion Dufresne II) armés pour affronter les mers difficiles et y effectuer des recherches océanographiques en toute sécurité pour les équipages, marins et scientifiques : de 60 à 120 mètres de long, ils sont capables de déterminer la topologie exacte du fond marin ou bien encore de prélever une couche de sédiment de plusieurs mètres. Ces navires sont, en outre, capables de mettre en œuvre le sous-marin habité Nautile ou le robot Victor 6000.
    De par le savoir-faire des équipes et la technologie embarquée, ces bateaux constituent une référence pour les équipes scientifiques du monde entier ;
  • quatre navires semi-hauturiers (Le Suroît, La Curieuse, Alis et Antea)
  • six navires côtiers dont on mesure aujourd’hui encore plus l’importance pour l’observation des écosystèmes côtiers. Plus petits, ils permettent d’observer régulièrement le relief sous-marin côtier très changeant dans certaines régions mais aussi l’évolution du biotope côtier (poissons, plancton...)
  •  des moyens sous-marins (Nautile, Victor 6000)

     

    Les scientifiques disposent d’environ 900 jours de campagnes de haute-mer par an.

     

    Au titre du Plan de Relance, la Flotte océanographique française a bénéficié de 4,7 millions d’euros de crédits supplémentaires pour maintenir et accroitre leurs équipements technologiques.

    La flotte océanographique est principalement utilisée pour aider la recherche dans cinq thématiques :

    • les ressources naturelles de l’Océan et sa biodiversité,
    • les aléas sismique, volcanique, gravitaire et tsunami,
    •  la structure et la dynamique de l’intérieur de la Terre,
    • l’Océan et la variabilité climatique,
    • les zones côtières et la plate-forme continentale.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

1ère publication : 29.09.2009 - Mise à jour : 29.09.0009
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