Activité du Conseil pour le développement des humanités et des sciences sociales

Etat d'avancement de la réflexion du CDHSS à l'issue de la réunion du 23 septembre

Article - 29.10.2009

Ce qu’est le CDHSS :

une instance de proposition et d’expertise composée d’universitaires français et européens, et de personnalités du monde socio-économique. Cette composition témoigne d’une volonté d’intensifier le dialogue entre deux univers qui communiquent encore insuffisamment et ont parfois tendance à s’ignorer mais qui doivent impérativement coopérer afin de répondre aux attentes de la société, en particuliers à celles des premiers concernés, les étudiants.

Les objectifs :

ils sont définis par la lettre de mission adressée par Mme la ministre, véritable feuille de route. Il s’agit de se pencher sur le rôle des SHS dans la production et la transmission des savoirs, plus particulièrement la formation des jeunes en vue de leur meilleure insertion sur le marché de l’emploi, la contribution de la recherche en SHS à la compréhension des enjeux globaux, etc.

La méthode :

procéder à un diagnostic le plus fidèle possible des points de tension et de blocage et pour cela partir de la situation de rejet par une large partie de la communauté universitaire des réformes intervenues depuis l’introduction de la LRU, la création des agences ANR et AERES, la transformation du statut de l’INSHS du CNRS, etc.
Le CDHSS s’efforcera de faire remonter l’information sur « ce qui ne marche pas », les effets cumulatifs de changements vécus comme précipités et qui ont rendu leur quotidien  plus difficile, en raison des incohérences de certaines dispositions des réformes, de l’alourdissement des types d’évaluation de leurs activités et des demandes d’accréditation des diplômes. Loin de simplifier les procédures, les nouvelles modalités de gestion (généralisation des indicateurs) ont eu tendance à renforcer le poids de la bureaucratie, à donner le sentiment à beaucoup d’une perte de sens de leur métier d’enseignant-chercheur.

En optant pour une approche au plus près de la réalité, à l’échelle du laboratoire, du cursus de formation, des structures institutionnelles dans lesquelles s’inscrivent les multiples activités des enseignants et des chercheurs, les membres du conseil souhaitent cerner les points de blocage, comprendre les dérives qui affectent le fonctionnement des cadres élémentaires du travail des enseignants-chercheurs. Dans cette perspective, les membres du conseil se proposent de rencontrer des directeurs d’unités, des responsables de formation, des présidents d’universités susceptibles de leur apporter une vision concrète des problèmes. Le conseil souhaite susciter des prises de position qui pourront s’exprimer sur la page Forum de son site.

 

Le conseil a choisi d’ouvrir quelques chantiers prioritaires à ses yeux.
La réflexion s’est engagée sur le thème « disciplines, formation, emploi ». Il s’agit de mettre en relation la conception des formations proposées aux étudiants (notamment dés le début de leurs études, en L) avec les problèmes de l’insertion des diplômés. On fait l’hypothèse que celle-ci ne dépend pas uniquement de la formation intellectuelle apportée mais aussi de la préparation à la vie professionnelle, y compris à travers une première expérience de travail qui favoriserait la découverte des métiers qui s’offrent à eux. Le conseil entend aborder ces sujets comme constituant un seul ensemble de problèmes. Cela implique de rassembler et d’analyser  l’information existante sur les carrières des diplômés relevant de divers cursus (disciplinaires, bi-disciplinaires, pluridisciplinaires), de comprendre quelles sont les compétences et les aptitudes que recherchent les entreprises auprès des diplômés des SHS (des « têtes bien faites », des diplômés sachant rédiger, ayant l’esprit de synthèse, à la fois humbles devant le réel et inventifs  ont expliqué les chefs d’entreprise présents le 23/09).

Les membres du Conseil sont tombés d’accord qu’il s’agira de prendre en compte la palette des métiers auxquels peuvent se destiner les diplômés SHS et auxquels ils ne pensent pas toujours, à la fois dans le secteur public et le secteur privé. La question sera envisagée aux trois niveaux L, M et D. Le Conseil souhaite d’ores et déjà mettre en valeur le travail considérable effectué par le CEREQ et les Observatoires de l’Insertion ainsi que l’aide concrète à l’insertion effectué dans de nombreuses universités, en particulier au sein des Ecoles doctorales. Les efforts  déjà effectués sont encore trop mal connus.

Le débat est demeuré ouvert en ce qui concerne le bien fondé d’une initiation progressive à une ou plusieurs disciplines en L. L’intérêt d’un libre choix des matières orientant le parcours de l’étudiant, l’utilité d’un encadrement sous forme de tutorat, etc.. mais aussi les risques d’une imposition prématurée d’une formation de type mono-disciplinaire ont été soulignés.

 

1ère publication : 29.10.2009 - Mise à jour : 15.05.2011

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