
Au 1er janvier 2010, 33 universités accéderont à l'autonomie, portant à 51 le nombre d'universités autonomes (soit plus de 60% des universités françaises).
La loi du 10 août 2007 sur l’autonomie des universités leur donne les moyens de bâtir un projet d'établissement, faire des choix stratégiques de recherche et de formation, mener une véritable politique de recrutement, gérer un budget global. Elle leur confie également, en plus de la recherche et de l’enseignement, une nouvelle mission : l’insertion professionnelle de ses étudiants.
Cette loi constitue le socle de la réforme de l’enseignement supérieur avec pour objectif de donner aux universités les moyens et la liberté indispensables pour être plus réactives dans la compétition mondiale de la connaissance.
La loi prévoit que toutes les universités françaises seront autonomes à l’horizon 2012. 18 universités le sont déjà depuis le 1er janvier 2009, 33 autres accèderont à l'autonomie le 1er janvier 2010, soit 51 universités autonomes, ce qui représente plus de 60 % des universités françaises.
Carte des universités autonomes au 1er janvier 2010
Plus de 900 000 étudiants concernés par l’autonomie au 1er janvier 2010
Liste des universités autonomes par spécialités et par nombre d'étudiants (Document au format P.D.F. 57 ko)
La maîtrise pleine de l’évolution de leur potentiel d’enseignants et de chercheurs : les présidents pourront prendre des actes de gestion et des décisions (titularisation, détachement, mise à disposition, la délégation, l’avancement) touchant l’ensemble des personnels afin de gérer leurs effectifs ;
La compétence en matière d’attribution des primes aux personnels et de création d’intéressement pour améliorer la rémunération des agents les plus méritants ;
La possibilité de recruter des contractuels, sur contrat à durée déterminée ou indéterminée pour :
Les universités autonomes disposent d’un budget global :
Avant l’autonomie, l'université ne dispose d’une marge de manœuvre que sur près de 25 % du budget, seulement. En disposant d’un budget global, les universités auront une totale maîtrise de leurs emplois et de leur utilisation. Ce budget global inclura la gestion des emplois (ce qui représente pour les 33 universités autonomes en 2010, plus de 65 400 emplois) et la masse salariale (ce qui représente plus de 3,5 Mds€ pour ces 33 universités).
Au total, pour les 51 universités autonomes, la masse salariale s’élèvera à près de 5,3Mds€ et représentera plus de 97 000 emplois.
Corollaire de l’entrée en vigueur de la loi sur l’autonomie, un nouveau système d’allocation des moyens a été instauré en 2009 pour :
Parallèlement à la mise en œuvre de l’autonomie des universités, le développement des pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) a permis d’inscrire les établissements d’enseignement supérieur dans une véritable dynamique de rapprochement, et notamment, avec l’Opération campus, de redessiner le paysage universitaire français.
En effet, les pôles de recherche et d’enseignement supérieur permettent aux différents acteurs (universités, grandes écoles, organismes de recherche) de mettre en cohérence leurs différents dispositifs, de mutualiser leurs activités et de proposer une offre de recherche et de formation plus cohérente et plus lisible.
Depuis leur création en 2006 par le Pacte sur la Recherche, 15 pôles de recherche et d’enseignement supérieur ont été constitués dont 4 nouveaux cette année.
Ces pôles comportent au total :
L’université a mis en place un bureau d’aide à l’insertion professionnelle qui propose un accompagnement personnalisé avec :
Dans le cadre de sa nouvelle fondation universitaire, l'université a développé avec le groupe Alstom un partenariat ayant conduit au développement d'un diplôme universitaire qui vient compléter ses masters en sciences pour l'ingénieur. Le contenu de la formation a été déterminé conjointement par les enseignants et le groupe Alstom pour améliorer l'insertion professionnelle des diplômés à la sortie du master et pour accroître l'attractivité des formations rochelaises en ingénierie. Ce sont 130h de cours supplémentaires entièrement gratuits, financés grâce aux 100 000 € de dotations de la fondation, pour les étudiants et pour l’université puisque les coûts sont pris en charge par la fondation universitaire. 70 places sont ouvertes aux étudiants et l’université a déjà reçu 90 candidatures.
L’université de La Rochelle a mis l’accent sur des « pépites » en termes de recherche, comme la recherche sur les problématiques d’environnement et le littoral. L’autonomie lui permet progressivement de mettre davantage de moyens sur ces thématiques-phares. Forte de son image d’université dynamique et autonome, l’université a renforcé ses liens avec le CNRS, notamment dans le cadre de l’institut national du CNRS dédié à l’écologie et à l’environnement.
Une politique de primes délibérément dynamique pour les personnels administratifs de l’université
L’université s’est saisie de ses nouvelles marges de manœuvre financières pour augmenter les primes des agents administratifs et des contractuels :
- 280 fonctionnaires percevront ainsi une augmentation moyenne de leurs primes de 340 € /an,
- 86 contractuels percevront une augmentation moyenne de leurs primes de 425 € par an.
L’université déploiera en 2010 une nouvelle politique de prime pour valoriser l’excellence pédagogique et scientifique.
Université dynamique et visionnaire, Nancy I s’est saisie de l’autonomie pour conforter sa place en matière de réussite des étudiants et de recherche et préparer la grande université de Lorraine de demain. Connectée aux universités allemandes et belges à proximité, son autonomie de parler d’égal à égal, et de tisser de nouveaux partenariats.
Insertion professionnelle : Nancy I a mis en place, avec les autres universités lorraines, un bureau d’aide à l’insertion professionnelle qui propose des offres de stages et d’emplois sur l’ensemble du bassin lorrain, avec une approche compétences. Une aide à la rédaction de CV est proposée. Elément notable : le BAIP propose aux doctorants des formations spécifiques pour se projeter dans la vie professionnelle. Enfin, un espace "diplômés" permet d’intéresser les anciens à la vie de leur établissement, et de garder le lien.
Réussite des étudiants : la réussite des étudiants tout au long de leur cursus est une priorité ; en licence de mathématiques, par exemple, un test permet de diagnostiquer les forces et faiblesses des étudiants et de leur proposer des heures de soutien. 40 tuteurs par semestre aident ensuite les étudiants.
Accompagnement : l’université a mis en place un dispositif permettant à 1 enseignant référent de suivre 12 étudiants. Il doit voir les étudiants 3 fois au cours du premier semestre, diagnostiquer leurs difficultés et leur proposer des solutions afin d’améliorer leurs résultats. Un tutorat individuel est prévu pour les étudiants les plus en difficulté. 300 étudiants en ont bénéficié en 2009.
L’université de Nancy a souhaité donner davantage de temps de recherche aux chercheurs.
Il a été décidé d’alléger d’1/3 le service d’enseignement des jeunes maîtres de conférences, à la fois pour donner plus de temps à la recherche et pour se préparer au métier d’universitaire (préparation à l’enseignement et à la connaissance de l’université).
De même, une unité regroupant toutes les unités de recherche a été créée afin de regrouper les forces de recherche et de mutualiser les actes de gestion. Moins de temps pour les actes de gestion, c’est plus de temps pour la recherche.
Bénéficiaire de l’Opération Campus, l’université Nancy I souhaite maximiser ses forces en matière de recherche et regroupera sur le pôle de santé la plupart des laboratoires de recherche : une manière de créer l’effervescence scientifique et de hisser l’université au meilleur niveau, tout en mutualisant la gestion.
L’autonomie permet par ailleurs à l’université de renforcer ses partenariats avec les universités transfrontalières : les universités de la région ont ainsi décidé de mutualiser leurs équipements de recherche, de développer la mobilité des enseignants-chercheurs entre universités en partageant leurs services sur de courtes durées. Elles projettent, ensemble, d’inviter un prix Nobel pendant quelques mois.
Attentive au bien-être de ses personnels et de ses étudiants, l’université a chargé un vice-président de l’action sociale, culturelle et sportive. Un service d’action sociale doté de 3 personnes dont une assistante sociale a également été constitué. Ce bureau, doté de 100 000 €, notamment pour financer des aides sociales et aides d’urgence, devrait monter en puissance en 2010 et atteindre 250 000 €.
L’autonomie a donné des ailes à Nancy I qui travaille activement, avec les universités de Nancy II, de Metz et l’Institut national polytechnique de Lorraine à une fusion des établissements. Ce projet ambitieux verra naître un établissement au potentiel scientifique élevé, créant de la visibilité et de l’attractivité, un degré élevé d’autonomie et une gouvernance équilibrée, mêlant toute la richesse de ses entités : facultés, écoles, classes préparatoires.
C’est le fil rouge de la démarche d’Aix-Marseille 2 qui encourage les performances collectives, institutionnelles et individuelles à travers les outils et les nouvelles marges de manœuvre financières dont elle dispose.
Au niveau des institutions : les composantes de l’université sont encouragées à soutenir des objectifs mesurés par des indicateurs (par exemple : objectif de mise en place d’enseignants référents, mesuré par le taux de présence des étudiants aux entretiens), valorisés par un bonus de 600 000 euros au total qui rétribue l’atteinte de ces indicateurs.
Au niveau des équipes : il s’agit d’encourager les équipes, aussi bien de formation que de recherche à être force de proposition sur des actions innovantes. Trois exemples concrets :
Au niveau des individus : tous les personnels sont concernés (titulaires, contractuels, administratifs, enseignants-chercheurs sur le volet formation comme sur le volet recherche) par une démarche qui vise à valoriser l’engagement et les résultats.Trois exemples concrets :
Au-delà de la politique de primes, l’université a fait du bien-être de ses personnels un axe fort de sa politique de gestion des ressources humaines et un élément clé de son attractivité.
Une véritable politique d’action sociale : avant l’autonomie, l’université consacrait 70 euros par agent à l’action sociale. En 2009, elle y consacre plus de 100 euros par agent et a pour objectif de passer à 300 euros par agent en 4 ans. Derrière ces montants, des actions concrètes sont menées par l’université :
Une politique de formation active à destination des personnels administratifs dans le cadre de la montée en compétence des universités, mais aussi des enseignants-chercheurs (par exemple, formations à l’anglais scientifique).
L’université se veut aussi attractive pour les chercheurs et a mis en œuvre tous les outils pour faire venir des jeunes à très fort potentiel, avec des chaires d’excellence pour lesquelles est prévue une dotation globale de près de 100 000 euros, et des possibilités de rémunérations élevées. Son ambition : accueillir un nobélisable. Avis aux candidats...
Pour la réussite des étudiants :
Une politique d’insertion professionnelle des étudiants dynamique :

11 août 2007 : vote de la loi sur les libertés et responsabilités des universités
Octobre 2007 : lancement de la première vague d’audit des universités par l'IGAENR (Inspection Générale de l'Administration de l'Education Nationale et de la Recherche) en vue de leur accession à l'autonomie au 1er janvier 2009. 30 universités ont été auditées
11 février 2008 : date butoir pour la modification des statuts des universités, détermination de la composition et du nombre de membres au conseil d’administration
Juillet 2008 : lancement de la seconde vague d’audit des universités par l’IGAENR, en vue de leur accession à l'autonomie au 1er janvier 2010. 35 universités sont concernées
24 juillet 2008 : annonce des 18 premières universités autonomes au 1er janvier 2009
11 août 2008 : date butoir pour l’élection des nouveaux conseils d’administration, et la nomination des personnalités extérieures
1er janvier 2009 : les 18 premières universités autonomes passent aux compétences élargies
27 juillet 2009 : lancement de la troisième vague d’audits des universités par l’IGAENR, en vue de leur accession à l’autonomie en 2011 et 2012. 19 universités sont concernées
1er janvier 2010 : 33 nouvelles universités passent à l’autonomie : au total 51 universités sont autonomes
10 août 2012 : les 83 universités seront autonomes