La jeune entreprise universitaire (J.E.U.) vise un objectif : encourager la création d’entreprises par les étudiants et les personnes impliquées dans les travaux de recherche des établissements d’enseignement supérieur. Ce statut permet de bénéficier d’importantes exonérations sociales et d’allègements fiscaux. Il s’agit d’aider les entreprises à passer le cap des premières années de leur développement.
Mis en place par la loi de finances pour 2008, le statut de la jeune entreprise universitaire a vocation à encourager la création d’entreprises par toute personne impliquée dans des travaux de recherche des établissements d’enseignement supérieur : étudiants, enseignants, chercheurs.
En leur faisant bénéficier d’exonérations sociales et d’allègements fiscaux conséquents, ce statut aide les entreprises à passer le cap des premières années de leur développement.
L'avantage fiscal consiste en une exonération de l’impôt sur les sociétés selon les modalités exposée dans le tableau de calcul des avantages.
L'entreprise bénéficie également d'une exonération totale d'imposition forfaitaire annuelle (IFA), tout au long de la période au titre de laquelle elle conserve le statut de J.E.U.
Par ailleurs, sur délibération des collectivités territoriales, une entreprise qualifiée de Jeune Entreprise Universitaire peut bénéficier d'une exonération de la contribution économique territoriale et de la taxe foncière sur les propriétés bâties pendant 7 ans.
Il convient de noter que les aides fiscales accordées aux entreprises placées sous le régime de la J.E.U. ne peuvent excéder le plafond des aides "de minimis" fixé par la Commission européenne, soit un montant de 200 000 euros à compter du 1er janvier 2007 par période de trente-six mois pour chaque entreprise.
L'entreprise qualifiée de J.E.U. est exonérée de cotisations sociales patronales pour les chercheurs, les techniciens, les gestionnaires de projet de recherche-développement, les juristes chargés de la protection industrielle et des accords de technologie liés au projet et les personnels chargés de tests pré-concurrentiels.
Cette exonération est également ouverte aux mandataires sociaux relevant du régime général de sécurité sociale. Cela concerne :
L’avantage social fait l’objet d’un double plafonnement et d’une sortie dégressive selon les modalités exposées dans le tableau de calcul des avantages.
L'exonération de cotisations patronales de sécurité sociale ne peut se cumuler avec une autre mesure d'exonération de cotisations patronales ou avec une aide de l'Etat à l'emploi.
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Jusqu'au 31/12/2010 |
En 2011 |
A partir du 1er janvier 2012 |
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exonération d'IS |
1er bénéfice |
100% |
100% |
100% |
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2è bénéfice |
100% |
100% |
50% |
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3è bénéfice |
100% |
100% |
/ |
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4è bénéfice |
50% |
50% |
/ |
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5è bénéfice |
50% |
50% |
/ |
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exonération de cotisations sociales |
Année 1 à 4 |
100% |
100% |
100% |
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Année 5 |
100% |
75% |
80% |
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Année 6 |
100% |
50% |
70% |
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Année 7 |
100% |
30% |
60% |
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Année 8 |
100% |
10% |
50% |
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Pas de plafond
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- par salarié : plafond de rémunération fixé à 4,5 fois le salaire minimum (SMIC) - par établissement : 3 fois le plafond annuel de la sécurité social (106 056 euros pour 2011) |
- par salarié : plafond de rémunération fixé à 4,5 fois le salaire minimum (SMIC) - par établissement : 5 fois le plafond annuel de la sécurité social (180 860 euros pour 2012) |
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Il est possible de cumuler le crédit d'impôt recherche avec les exonérations d'impôt sur les bénéfices accordées aux J.E.U.
En revanche, le régime d'exonération applicable à la J.E.U. est exclusif du bénéfice des dispositions d'exonération ou de crédit d'impôt prévus en faveur des entreprises nouvelles implantées dans certaines zones d'aménagement du territoire, des entreprises exerçant ou créant leur activité en zones franches urbaines et des entreprises exerçant ou créant leur activité en Corse pour certains de leurs investissements.
Il est également possible de bénéficier du remboursement immédiat de la créance de crédit d'impôt recherche pendant toute la durée de la reconnaissance du statut de J.E.U.
Les plus-values de cession de parts ou d’actions de J.E.U. réalisées par les personnes physiques, simples apporteurs de capitaux, sont exonérées d’imposition sous certaines conditions.
Quatre entreprises ont opté pour le statut de J.E.U. en 2009. Pour ces entreprises, le montant total des cotisations exonérées s’élève à 24 420 euros.
Le site de l'URSSAF
Articles 44 sexies-O A et 150-O-III-7 du CGI
Décret n°2008-1560 du 31 décembre 2008 relatif à la convention liant une jeune entreprise innovante et un établissement d’enseignement supérieur pour l’application de l’article 44 sexies-O A du code général des impôts
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