Pour l’enseignement supérieur, la collectivité nationale a dépensé 24,9 milliards d’euros en 2008, soit une progression de 1,2 milliard d’euros par rapport à 2007. Cette dépense a été multipliée par 2,4 depuis 1980 (en prix constants). En 2008, la dépense moyenne par étudiant s’élève à 10 790 euros, soit 35,5 % de plus qu’en 1980. Elle est maintenant équivalente à la dépense moyenne pour un élève de lycée général ou technique (10 700 euros).
24,9 milliards d’euros
Avec 11 568 équivalents dollars par étudiant et 1,3 % du PIB, la dépense française pour l'enseignement supérieur est légèrement inférieure à la moyenne de l'OCDE et positionne la France à la 14e place.
136 760 euros
Contre 2 228 000 l’année précédente
10 790 euros par an. Ce coût varie de 14 510 euros pour un étudiant de C.P.G.E. à 9 400 euros pour un étudiant à l’université publique).
À la rentrée 2008, le nombre d'étudiants aidés progresse : un peu plus de 550 000 étudiants, soit près du tiers de la poulation concernée, bénéficient d'une aide financière directe sous forme de bourse. Au total, l'aide financière et sociale en leur faveur est proche de 5 milliards d'euros, contre 3,5 milliards en 1995.
Entre 1997 et 2006 les étudiants sont devenus un peu plus autonomes, du point de vue des ressources financières ou du logement, mais cette autonomie, quand elle est complète, les confronte aux difficultés économiques.
On observe une augmentation des tensions budgétaires d’une minorité croissante d’étudiants, ceux appartenant à la catégorie la plus indépendante ; ils enregistrent des signes de difficulté plus fréquents (travail contraint, recours à la famille) et une dégradation nette des signes de confort : ils ne sont plus que 53 % par exemple à disposer d’une voiture personnelle en 2006, contre 61 % en 1997, alors que pour l’ensemble des étudiants cette proportion augmente (35 à 40 %).
Ces difficultés sont partagées par d’autres groupes de jeunes : en 2005, les jeunes indépendants vivent souvent dans des logements qu’ils jugent trop petits et connaissent fréquemment des découverts bancaires ou retards de paiement (INSEE première, sept. 2007).
En 2007, soit entre 1 et 4 ans après la fin de leurs études, 10,4 % des diplômés du supérieur sont au chômage contre 19 % des jeunes qui ont un CAP, un BEP ou un Bac et 40 % des autres jeunes. Pour autant depuis 1993, ils subissent les mêmes variations de la conjoncture.
En début de carrière, le statut professionnel dépend plutôt du niveau de diplôme que de l’origine sociale : 79 % des diplômés des cursus
longs du supérieur exercent une profession supérieure ou intermédiaire (cadre, profession libérale, enseignant, technicien...) pour 59 % des diplômés des cursus courts et 23 % des bacheliers.
L’avantage des diplômés des cursus longs sur les cursus courts est ainsi de 20 points. Avec un même diplôme du supérieur long, l’avantage des enfants de cadres sur les enfants d’employés ou d’ouvriers est de 8 points.
92 400 enseignants dans les établissements publics d’enseignement supérieur en 2008-2009, dont 55 462 enseignants-chercheurs et assimilés.
46 500 personnels assumant des fonctions administratives, techniques, d’encadrement dans les établissements d’enseignement supérieur en janvier 2009.
Source : l’Etat de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, décembre 2009
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