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Attribution du Prix Gay-Lussac Humboldt 2010

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À l’occasion de la célébration de la journée franco-allemande le 22 janvier qui marque l'anniversaire du traité de l'Elysée, Valérie Pécresse félicite les 9 scientifiques allemands Anne-Laure Boulesteix, Daniel Schönpflug, Volker Schomerus, Karsten Suhre, Konrad Vössing, et français, Constantin Bachas, Yves Brechet, Vitalyi Gusev, Joseph Zyss, lauréats du prix Gay-Lussac Humboldt 2010.

Communiqué - 21.01.2011
Valérie Pécresse

 

Décerné chaque année depuis 27 ans, le Prix scientifique franco-allemand Gay Lussac Humboldt récompense d'éminents scientifiques allemands et français ayant, d'une part, contribué par l'excellence de leurs travaux et la qualité de leur engagement au renforcement de la coopération scientifique franco-allemande et, d'autre part,  faisant état de projets prometteurs pour l'avenir de cette coopération.

Les cinq scientifiques allemands lauréats du prix Gay-Lussac 2010

Anne-Laure Boulesteix (1979), professeure assistante à l’Université de Munich
Le domaine de recherche d’Anne-Laure Boulesteix se situe à l’interface de la recherche méthodologique en statistiques et des applications en biologie et médecine. Sa jeune carrière est déjà marquée par de nombreuses publications scientifiques et une coopération fructueuse avec Supelec qui présentait cette candidature. L’attribution du prix Gay-Lussac Humboldt permettra à Anne-Laure Boulesteix d’intensifier sa collaboration avec Supelec dans le domaine de l’analyse conjointe de blocs de données de grande dimension, en partenariat avec Neurospin et l’Institut Gustave Roussy et pourra aussi faciliter sa coopération avec l’Agrocampus de Rennes et l’Université d’Evry sur le thème de la classification supervisée en haute dimension

Daniel Schönpflug (1969), « Privatdozent » à l’Université libre de Berlin et directeur adjoint du Centre Marc Bloch de Berlin
A côté de ses travaux scientifiques, Daniel Schönpflug s’est beaucoup engagé pour la promotion de la coopération franco-allemande en tant que directeur adjoint du Centre Marc Bloch depuis octobre 2008.
Historien spécialiste de l’Europe de l’Ouest à l’époque des révolutions, il s’attache à dépasser les problématiques nationales et à appréhender les événements historiques dans un contexte européen.
Sa candidature était présentée par l’Institut d’Histoire de la Révolution française. Le but du projet est d’analyser la persistance de la monarchie en Europe à l’époque des révolutions en s’appuyant sur une coopération entre le Centre Marc Bloch et l’Institut d’Histoire de la Révolution française, puis d’élargir la coopération à des partenaires d’autres pays européens.

Volker Schomerus (1965), directeur de recherche et directeur du laboratoire de physique théorique au Deutsches Elektronen-Synchrotron DESY (Hambourg).
Physicien théoricien reconnu pour ses recherches dans les domaines de la théorie des cordes et la théorie quantique des champs.
La candidature de Volker Schomerus était présentée par l’Institut de physique théorique du CEA à Saclay. Le but du projet de coopération est la construction des modèles sigma ayant la propriété d’invariance conforme. De tels modèles constitueraient un grand pas pour la compréhension de plusieurs problèmes fondamentaux tant en physique des particules qu’en physique de la matière désordonnée.

Karsten Suhre (1964), professeur en bioinformatique à l’Université Ludwig-Maximilian de Munich et chercheur au Centre Helmholtz de Munich
Bioinformaticien, Karsten Suhre travaille sur des applications originales concernant l’interaction des facteurs génétiques et environnementaux dans l’étiologie du diabète. Sa candidature était présentée par l’Inserm. Son projet est de rapprocher les aspects français de l’expérience clinique acquise à l’Inserm et les aspects allemands des compétences technologiques en métabolomique développées au centre de recherche Helmholtz.

Konrad Vössing (1959), professeur d’histoire ancienne à l’université de Bonn
Spécialiste reconnu particulièrement pour ses travaux sur l’histoire de Rome, l’histoire de l’éducation à Rome, et sur l’Afrique romaine, Konrad Vössing a contribué à la création du Collège doctoral trinational entre les universités de Strasbourg, de Bonn et de Berne, soutenu par l’Université franco-allemande.
Sa candidature était présentée par l’Unité mixte de recherche 7044 « Etude des civilisations de l'Antiquité : de la Préhistoire à Byzance ». L’attribution du prix Gay-Lussac Humboldt lui permettra notamment de collaborer avec des scientifiques de cette Unité pour réaliser une synthèse de l’histoire de la ville de Rome.

Les cinq lauréats du Prix Gay-Lussac Humboldt recevront leurs prix à l’Institut de France le mardi 15 mars 2011.

La Fondation Alexander von Humboldt a décerné, quant à elle, le Prix Gay-Lussac Humboldt à quatre scientifiques français

Constantin Bachas (1956), directeur de recherche au CNRS, affecté au Laboratoire de Physique Théorique de l'Ecole Normale Supérieure (UMR 8549)
Spécialiste de la physique des particules élémentaires, de la gravité quantique, et de la théorie unifiée des supercordes, Constantin Bachas a notamment travaillé sur le problème de compactification des dimensions supplémentaires, et sur la dynamique des D-branes qui sont des solitons de la théorie des cordes.
L'attribution du prix Gay-Lussac Humboldt lui permettra de poursuivre sa collaboration avec les chercheurs de la Ludwig-Maximilians-Universität de Munich qui a présenté sa candidature, ainsi qu'avec ceux de l'Institut Albert Einstein de Golm, sur différents aspects de la théorie des supercordes et des théories de champs conformes.

Yves Brechet (1961), professeur à l’Institut Polytechnique de Grenoble et Membre de l’Académie des sciences
Spécialiste de la métallurgie physique, et plus précisément de la genèse des microstructures et leurs relations avec les propriétés mécaniques, Yves Bréchet a aussi travaillé sur les problèmes de choix des matériaux et des procédés,  et sur le développement de matériaux architecturés multifonctionnels. Sa candidature était présentée par l’Institut Max-Planck de recherche sur les colloïdes et les interfaces de Potsdam. La collaboration soutenue par le prix Gay-Lussac Humboldt concerne le développement biomimétique de ces classes de matériaux, et en particulier des "actuateurs passifs".

Vitalyi Gusev (1956), Professeur de physique et d'acoustique à l’Université du Maine et membre senior de l’Institut Universitaire de France
Vitali Goussev est spécialiste de photo-acoustique et d'acoustique non linéaire. La reconnaissance internationale dont il  bénéficie provient en particulier de ses résultats de recherches novateurs sur la théorie de la conversion photoacoustique à l'échelle de la picoseconde.
Sa candidature était présentée par l’Université de Constance. L’attribution du prix Gay-Lussac Humboldt va stimuler le développement de sa collaboration avec les chercheurs de l'Université de Constance dans le domaine des ultrasons laser picosecondes et de leurs applications à l'évaluation du comportement des nanostructures et des systèmes nano-mécaniques.

Joseph Zyss (1950), Professeur à l’Ecole Normale Supérieure Cachan où il dirige l’Institut d’Alembert qui se situe à l’interface des sciences physiques et des sciences de la vie.
Ses travaux ont contribué à structurer et diversifier le domaine de l’optique non-linéaire, particulièrement dans les milieux moléculaires et les polymères, sur la base de concepts unificateurs en théorie des groupes et algèbre tensorielle. Ses recherches actuelles portent sur une nouvelle filière de lasers en microcavités ainsi que sur l’imagerie à l’échelle nanométrique.
Sa candidature était présentée par l’Institut Max Planck de physique de la lumière à Erlangen. L’objectif du projet est de concevoir de nouvelles fibres dites à cristaux photoniques, hybridant les polymères avec la silice en vue de nouvelles applications.


Le Prix Gay-Lussac Humboldt

Le Prix Gay-Lussac Humboldt a été créé en 1983. Depuis, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche délivre le prix Gay-Lussac chaque année. Ce sont cinq prix d’un montant de 25 000 euros chacun qui sont remis chaque année à des scientifiques allemands de renommée internationale, dont les candidatures sont proposées par les partenaires français avec lesquels ils ont développé ou projettent de développer une coopération.

Ce prix est décerné, pour la deuxième année consécutive, avec le concours de l’Académie des sciences - Institut de France, ainsi que des représentants de l’Académie des sciences morales et politiques et de l’Académie des inscriptions et belles lettres

La Fondation Alexander von Humboldt décerne, quant à elle, le Prix Gay-Lussac Humboldt à des scientifiques français. Ces prix sont d’un montant de 60 000 euros chacun pour un séjour d’une année

Quelques lauréats célèbres du Prix Gay-Lussac Humboldt

Le Prix Gay-Lussac Humboldt a été notamment attribué aux Français :

  • Jean-Marie Lehn (1983),
  • Guy Ourisson (1988),
  • Maurice Godelier (1990),
  • Claude Cohen-Tanoudji (1991),
  • Michel Fromont (1993),
  • Alain Aspect (1999), 
  • Yannick Mellier (2006)

et aux Allemands

  • Wolf Lepenies (1984),
  • Heinrich Ruterjans (1995),
  • Karl Wieghardt (1995) Werner Hildenbrand (1997),
  • Florian Holsboer (1997),
  • Achim Müller (2002),
  • Dieter Lüst (2005).
1ère publication : 21.01.2011 - Mise à jour : 19.01.0012

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