Les étudiants n'ont jamais été aussi nombreux : 2 316 000 étudiants se sont inscrits à la rentrée 2009. Cette même année, la collectivité nationale a dépense 26,3 milliards d’euros pour l’enseignement supérieur et la dépense moyenne par étudiant s’élève à 11 260 euros.
2 316 000 étudiants inscrits à la rentrée 2009
Les effectifs de l’enseignement supérieur augmentent très fortement (+ 3,7 %). Ils n’ont jamais été aussi nombreux. La hausse des effectifs des formations de santé est particulièrement soutenue sur les cinq dernières années : + 22,9 % en Médecine, Odontologie et + 11 % en Pharmacie.
26,3 milliards d'euros
En 2009, la collectivité nationale (État, collectivités territoriales, autres administrations publiques, ménages et entreprises) a consacré 26,3 milliards d’euros à l’enseignement supérieur, soit une augmentation de 3,4 % par rapport à 2008 (en prix constants).
Depuis 1980, la dépense pour l’enseignement supérieur a connu une forte croissance, d’environ 3,2 % en moyenne annuelle. Son poids dans la dépense intérieure d’éducation (DIE) est passé de 14,6 % en 1980 à 19,9 % en 2009.
11 260 euros en 2009
Ce coût moyen par étudiant est sensiblement différent selon les filières de formation. Il varie de 10 220 euros par an pour un étudiant d’université publique jusqu’à 14 850 euros pour un élève de C.P.G.E. Le coût moyen par étudiant en I.U.T. n’est plus quantifiable depuis la mise en application de la LOLF, en raison de la globalisation des crédits des universités. Cela concerne aussi d’autres instituts rattachés.
Sur l’ensemble de la période, la dépense intérieure d’éducation (DIE) au profit du supérieur a été multipliée par 2,5 en prix constants. Malgré cette forte augmentation, la dépense moyenne par étudiant n’a augmenté que de 41,1 % (compte tenu des ruptures de séries en 1999 et 2006) en raison du quasi-doublement des effectifs. Dans le même temps, la dépense moyenne par élève du second degré augmentait de 64,6 %.
Le coût théorique d'une scolarité de 18 ans menant sans redoublement à une licence est évalué à 141 900 euros en 2009. Une scolarité en 17 ans menant à un B.T.S. reviendrait à la collectivité à 138 700 euros.
Plus de huit nouveaux bacheliers accueillis en université (hors I.U.T.) sur dix sont titulaires d’un baccalauréat général, soit 83 %.
À l’entrée en I.U.T., la proportion de bacheliers généraux avait gagné 5 points entre 1995 et 2001, pour se stabiliser ensuite à 68,3 %.
Les S.T.S. recrutent principalement des bacheliers technologiques, mais aussi de plus en plus de bacheliers professionnels.
Dans les autres formations (écoles d’ingénieurs indépendantes des universités, écoles de commerce, paramédicales et sociales, etc.), les bacheliers généraux restent très majoritaires (81,6 % des entrants).
En 2010 :
Les conditions de logement varient beaucoup selon les types d’étudiants. La prise d’indépendance est progressive avec l’âge : la moitié des moins de 21 ans vit au domicile de ses parents contre seulement 16 % des plus de 22 ans.
C’est dans les aires urbaines de moins de 50 000 habitants, dans celle de Paris et dans l’espace rural que les étudiants logent en majorité au domicile familial. Ils sont moins nombreux dans ce cas dans les villes des grandes aires urbaines de province (entre 31 et 35 %).
Cependant, avoir quitté le domicile des parents ne veut pas nécessairement dire avoir rompu les liens avec eux. Pour preuve, 34 % reviennent dormir chez eux au moins deux à trois week-ends par mois (45 % pour ceux logés en résidence collective) et 41 % lavent leur linge chez leurs parents ou ceux de leur conjoint(e) (53 % en résidence collective).
À la rentrée 2009, le nombre d’étudiants aidés progresse à nouveau : un peu plus de 626 000 étudiants, soit près de 36 % de la population concernée, bénéficient d’une aide financière directe, sous forme de bourses. Au total, l’aide financière et sociale en leur faveur dépasse 5,4 milliards d’euros, contre 3,5 milliards en 1995.
Dans l’enseignement supérieur français, 278 000 étudiants sont de nationalité étrangère, soit 12 % du total. Près des trois quarts étudient à l’université.
En dix ans, les étrangers ont beaucoup contribué à la croissance des effectifs. Les étudiants étrangers sont proportionnellement plus nombreux dans les cursus master et doctorat qu’en licence.
16 % des étudiants français inscrits en universités et classes supérieures de lycée ont fait un séjour à l’étranger en lien avec leurs études depuis leur entrée dans l’enseignement supérieur. Un tiers d’entre eux déclare avoir bénéficié d’un programme international. Les principaux freins à la mobilité sont d’ordre financier.
La proportion d’étudiants ayant connu une période de mobilité internationale dépend mécaniquement de l’avancement dans le cursus :
Près de 35 % des étudiants qui ont fait un séjour d’études à l’étranger mentionnent que ce séjour s’est déroulé dans le cadre d’un programme international d’échange(Erasmus ou autres).
Tous cursus confondus, la mobilité internationale dépend aussi du profil social de l’étudiant, illustré ici par l’attribution d’une bourse sur critères sociaux : 14 % des étudiants boursiers ont connu une période de mobilité internationale pendant leur parcours contre 17 % des non boursiers.
Depuis des décennies, avoir un diplôme de niveau bac + 5 se révèle un meilleur atout, en termes d’accès à l’emploi, de contrat de travail, de position professionnelle ou salariale, que détenir un diplôme bac + 2. Pour autant le choix de la filière de formation est important.
En termes d’insertion comme de salaires, à niveau de sortie égal, l’avantage va nettement aux filières professionnalisantes : IUT, licence professionnelle, master professionnel, écoles de commerce ou d’ingénieurs, Médecine ou Pharmacie.
Les diplômés de master recherche en Lettres et Sciences humaines ont, en 2007, un taux de chômage supérieur à la moyenne (13 % contre 8 %) et ont un salaire médian proche de celui des diplômés de B.T.S. ou DUT industriels (1 450 euros).
Ceci se retrouve au niveau de l’insertion des masters. En 2009, deux ans et demi après l’obtention du diplôme, le taux d’insertion des diplômés de master est de 91,4 %. Parmi ceux qui occupent un emploi, 80 % ont des emplois de cadres ou professions intermédiaires.
Les diplômés en Droit, Économie, Gestion et en Sciences, Technologies, Santé - notamment Informatique - sont ceux qui s’insèrent le mieux sur le marché du travail, avec un taux de 92 % contre 90 % en Sciences humaines et sociales et 87 % en Arts, Lettres et Langues.
Depuis 2000, la formation par la recherche s’effectue au sein d’écoles doctorales avec une préparation de thèse d’une durée de trois ans en principe ; le nombre de doctorants, vivier de la recherche, s’accroît de 9 % entre les rentrées 2000 et 2009 tandis que le nombre de délivrances du diplôme de docteur augmente de 44 % entre les rentrées 2000 et 2009 ; la majorité des doctorats (59 %) se classent dans le domaine des Sciences.
En 2009-2010, environ 150 000 personnes exercent dans les établissements publics du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (hors E.P.S.T.) dont :
70 % des dépenses pour l'enseignement supérieur concerne les personnels :
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