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Laboratoires communs de recherche public-privé

Les laboratoires communs de recherche public/privé

Appareil de diffusion de rayons X

Les laboratoires ou structures communes de recherche public/privé (S.C.R.), représentent la forme la plus intégrée de recherche partenariale. 214 structures sont recensées soit, au total, 200 laboratoires publics de recherche partenaires de plus d'une centaine d’entreprises ou de centres techniques.

Article - 2.05.2011

Les structures communes de recherche public/privé (S.C.R.)

Les structures communes de recherche publics/privés (S.C.R.) constituent un outil spécifique de recherche partenariale entre les opérateurs de recherche académiques (organismes de rechercheuniversités et écoles d'ingénieurs) et les entreprises.

Les S.C.R. associent de manière étroite et pérenne, sur le moyen-long terme, les compétences de chercheurs publics et privés autour de problématique de l'entreprise partenaire. Ces structures (avec ou sans mur) se fondent sur une mutualisation des moyens et un engagement sur une durée supérieure à la recherche partenariale sur contrat ou projet (en moyenne, 4 à 5 ans renouvelés une à deux fois).

Le partenariat est marqué par la poursuite d'intérêts partagés et l'élaboration en commun d'une stratégie de recherche garantissant des questionnements à la fois fondamentaux et à finalité applicative.

Les S.C.R. : outil de décloisonnement des mondes académique et industriel

Les SCR sont spécifiques au sein du paysage français de la recherche partenariale de par la mutualisation forte des ressources humaines et matérielles dans la durée et la mixité des équipes mobilisées sur une thématique générique et pérenne de recherche.

Adopté par de nombreux acteurs de la recherche partenariale, cet outil est propre au contexte français de la recherche et de l'innovation : à l'étranger, la tendance est plutôt au financement industriel pérenne assorti de projets précis définis au coup par coup.

Trois catégories de S.C.R.

  • le modèle dominant rassemble les équipes mixtes de recherche entre opérateurs de recherche académique et entreprises. Les 155 structures recensées relèvent de domaines de recherche variés, notamment sciences de l'ingénieur, chimie-matériaux, et sciences du vivant.
    Elles se consacrent rarement à un unique domaine de recherche. Ces structures se révèlent en effet propices au regroupement de compétences et expertises complémentaires, ce qui leur permet de focaliser leurs travaux de recherche sur des thématiques positionnées à la croisée de plusieurs disciplines scientifiques. Il existe une forte convergence des domaines de recherche des S.C.R. avec les spécialisations sectorielles régionales couvertes par les pôles de compétitivité ;
  • le modèle élargi correspond aux chaires industrielles à la vocation recherche affirmée (26 S.C.R. ) ;
  • le modèle alternatif se compose de partenaires académiques et de centres techniques (33 S.C.R. ).

 

Répartition régionale des Structures Communes de Recherche
Carte : distribution thématique et régionale des structures communes de recherche public/privé (S.C.R.)


Les acteurs des structures communes de recherche public/privé (S.C.R.)

Les 214 structures recensées (en 2009) mobilisent 79 opérateurs de recherche académiques, aux premiers rangs desquels se trouve  le C.N.R.S. qui en est le pourvoyeur historique. Le C.N.R.S. est le premier acteur académique des S.C.R. françaises : 6 des 9 instituts du C.N.R.S comptabilisent 55 S.C.R. .

Les écoles d'ingénieurs totalisent une implication dans 79 S.C.R. dont le tiers prennent la forme de chaires ou d'accords-cadres forts avec industriels. Les universités, via les co-tutelles, sont également des partenaires de poids des S.C.R., puisque 70 S.C.R. ont été recensées au sein de 37 universités françaises. Le C.E.A. est impliqué dans 44 S.C.R. dont 18 relevant du seul C.E.A.-LETI.

Au total, 200 laboratoires de recherche académique sont partenaires de près d'une centaine d'entreprises et/ou une vingtaine de centres techniques.

Les entreprises partenaires relèvent de secteurs industriels très variés et sont, pour les trois quart, de grands groupes industriels français. Quinze entreprises sont impliquées dans 3 S.C.R. ou plus.

Les S.C.R. représentent près de 4 000 postes (en équivalent temps-plein) des secteurs public et privé. Les effectifs en E.T.P., très variables selon les S.C.R., sont répartis à parts égales entre personnels statutaires du privé et du public, avec une part du public sensiblement renforcée par les doctorants, en nombre aussi important que les chercheurs. Ainsi, les effectifs des S.C.R. sont publics pour 2/3 en moyenne (statutaires et doctorants).

Sur le plan du financement, le/les partenaire(s) privé(s) supporte(nt), en moyenne, près de 50% du budget des S.C.R., hors salaires des permanents, alors que les partenaires académiques supportent entre 25 et 30%, le complément étant généralement apporté par des financements publics (A.N.R., FUI, P.C.R.D.T., collectivités, ...).

Une forte concentration régionale

L'Ile-de-France et Rhône-Alpes concentrent la moitié des S.C.R., avec deux principales implantations, Saclay et Grenoble  Ces structures s'inscrivent dans un ancrage territorial marqué, 62% d'entres elles impliquant des partenaires académiques et industriels situés dans la même région. Deux unités mixtes internationales ont également été créées aux Etats-Unis et à Singapour.

Implantation des Structures Communes de Recherche

Les principales régions et villes d'implantation des SCR
 

Un modèle de croissance

Le nombre de structures communes de recherche public/privé est en constante augmentation depuis 1990 avec une accélération du nombre de créations de nouvelles structures et la forte tendance à la reconduction des S.C.R. existantes.

 

La moitié des S.C.R. du modèle dominant, actives en 2009, a été créée après 2005. Et si le C.N.R.S. est marqué depuis 2006 par une baisse sensible des créations de S..C..R. du fait des fusions de laboratoires et du grossissement des partenariats existants, un relais de croissance est assuré depuis 2001 par l'ensemble des autres acteurs académiques : augmentation exponentielle du nombre de créations de S.C.R. au C.E.A., dans les écoles d'ingénieurs et les universités ces dernières années.

 

Evolution des créations des Structures communes de Recherche

Evolution du nombre de créations de SCR (modèle dominant = 155 SCR)

 

Un modèle plébiscité par les partenaires publics et privés

Les structures communes de recherche public/privé remplissent 5 missions principales dans une logique de partenariat  " gagnant-gagnant" :

  • la compréhension des phénomènes de base à travers des travaux de recherche amont séparés du quotidien industriel,
  • la recherche exploratoire ou prospective en vue d'innovations de rupture,
  • la réalisation de missions d'expertise et de conseil ponctuelles,
  • l'élargissement du potentiel de recherche par la mobilisation d'autres compétences académiques,
  • la constitution d'un vivier pour le recrutement.

Les points forts des S.C.R.

Les critères distinctifs des S.C.R. les plus appréciés par les partenaires publics et privés concernent les modes de travail et les moyens accordés à la recherche. Ces deux aspects sont en effet optimisés grâce à la mutualisation des ressources favorisant l'atteinte d'une masse critique, l'intégration de savoirs et savoir-faire complémentaires et un meilleur taux d'équipement.

Du côté académique, les attraits des S.C.R. résident également dans le contenu et l'étendue du programme de recherche qui s'appuie sur une démarche scientifique intégrée liée à des verrous industriels, et dans le renforcement de l'attractivité et du rayonnement du laboratoire.

Les partenaires industriels soulignent quant à eux la valeur ajoutée des S.C.R. sur l'innovation : elles forment un excellent outil de facilitation et d'accélération des transferts de connaissances et de compétences. Elles s'avèrent également un atout pour la compétitivité car elles participent à l'élaboration d'une vision prospective de la stratégie et de l'innovation industrielles.

La performance des S.C.R. est démontrée par leur existence durable : issues d'une démarche volontaire propre aux partenaires, la création et le renouvellement des S.C.R. témoignent de leurs performances.

1ère publication : 2.05.2011 - Mise à jour : 30.05.2011

Chiffres clés

214 

Nombre de S.C.R., dont 155 correspondent strictement à des équipes mixtes entre établissements de recherche et entreprises.
Ils impliquent :

  • 79 opérateurs de recherche : 4 E.P.S.T., 3 EPIC, 37 Universités, 35 Ecoles
  • 200 laboratoires publics de recherche
  • 100 entreprises : les trois-quarts sont des grands groupes, 15 sont dans 3 S.C.R. ou plus
  • 20 centres techniques
  • 4000 postes E.T.P.  public et privé
  • 50% des S.C.R. sont en Ile-de-France et Rhône-Alpes.

Les S.C.R. : outil de décloisonnement des mondes académique et industriel

Les structures communes de recheche

Etat des lieux des Structures Communes de Recherche public/privé

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