L'espace européen de l'enseignement supérieur (E.E.E.S.)

Les grands programmes Erasmus, Jean Monnet, Erasmus Mundus

Les capitales européennes© Fotolia

La coopération européenne en matière d'enseignement supérieur se développe à la fois dans le cadre du processus de Bologne et en liaison avec les actions et programmes communautaires prévus en matière d'enseignement supérieur, en particulier les programmes Erasmus et Jean Monnet, ainsi que le programme Erasmus Mundus.

Article - 10.05.2011


Les programmes Erasmus et Jean Monnet qui intéressent l'enseignement supérieur en Europe sont intégrées, depuis l'adoption, par le Parlement européen et le Conseil, de la décision du 15 novembre 2006, au programme d'action dans le domaine de l'éducation et de la formation tout au long de la vie (E.F.T.L.V.) pour la période 2007-2013.

Le programme Erasmus

  • Erasmus, le programme phare de l'Union européenne dans le domaine de l’éducation et de la formation, favorise la mobilité des étudiants (et des étudiants stagiaires depuis 2007) et la mobilité des enseignants depuis 25 ans.
  • Erasmus permet également de soutenir des programmes d'études intensifs, des programmes conjoints, des réseaux thématiques, ainsi que d'autres projets multilatéraux (coopération université-entreprise, campus virtuels).
  • Grâce à Erasmus, au terme de l’année universitaire 2012/2013, 3 millions d'étudiants de toute l'Europe auront vécu une expérience de mobilité à l'étranger depuis la création du programme en 1987, dont plus de 450 000 étudiants français (ils ont été plus de 200 000 au cours de la seule période 2007/2013 et le seuil symbolique des 30 000 mobilités annuelles a été franchi en 2009/2010).
  • Erasmus est intégré au programme d'action dans le domaine de l'éducation et de la formation tout au long de la vie (E.F.T.L.V.) pour la période 2007-2013 : sur les quelque 7 milliards d'euros dédiés à ce programme, l’Union européenne aura  consacré 3,1 milliards d’euros à Erasmus.

Pourquoi la mobilité Erasmus française est-elle si dynamique ?

  • L'effet de la Présidence française de l'Union européenne qui a placé la mobilité au premier rang de ses priorités, et souhaité qu'elle devienne "la règle plutôt que l'exception". Cette orientation a été adoptée par le conseil des ministres de novembre 2008 dans le cadre de "Conclusions pour la mobilité des jeunes".
  • L'impact du processus de Bologne, qui, outre la généralisation des crédits E.C.T.S.  en Europe, a permis la convergence des architectures des systèmes d'enseignement supérieur, désormais calés sur le schéma "bachelor/master/doctorate" (avec sa déclinaison française de licence/master/doctorat).
  • Les conséquences de la diversification d'Erasmus, désormais ouvert à la mobilité de stages, alors que la formule de stages est de plus en plus intégrée dans les parcours de formation des étudiants.
  • Les effets conjugués de la politique menée par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche : 
    • pour créer de meilleures conditions de mobilité, avec les accords de reconnaissance mutuelle de diplômes, le développement de masters conjoints, la forte augmentation (+15% depuis 2006-2007) du nombre d'étudiants ayant bénéficié d'une bourse de mobilité du M.E.S.R. attribuée sur critères sociaux : pour l'année 2009-2010, plus de 9 500 étudiants étaient concernés, contre 9 000 en 2008-2009 ;
    • pour donner davantage d'autonomie aux universités avec la loi relative aux libertés et responsabilités des universités du 10 août 2007 qui a élargi les missions de service public conférées aux universités. Celles-ci doivent désormais participer à la construction de l'espace européen de l'enseignement supérieur et de la recherche et à l'insertion professionnelle des étudiants. La L.R.U. a permis également la création de fondations universitaires qui peuvent apporter un appui significatif à la mobilité : une dizaine d'entre elles ont ainsi fait de la mobilité l'un des domaines prioritaires de leur action. 

Le programme Jean Monnet

Lancé en 1989, le programme Jean Monnet apporte également un soutien non négligeable à la coopération européenne. Son objectif : stimuler l'excellence dans l'enseignement supérieur, ainsi que la recherche et la réflexion dans le domaine des études menées sur l'intégration européenne dans les établissements d'enseignement supérieur à travers le monde.

Au sein de ce programme, l’action Jean Monnet contribue en particulier à la création de chaires Jean Monnet, de centres d'excellence, de modules d'enseignement Jean Monnet, et de groupes de recherche multilatéraux.

L'action Jean Monnet en chiffres

  • Les projets qui ont vu le jour dans le cadre de ce programme entre 1990 et 2011, ont permis de financer 162 centres d'excellence Jean Monnet, 875 chaires Jean Monnet et 1001 modules Jean Monnet,
  • 72 pays répartis sur les cinq continents concernés, 
  • 1 500 professeurs et 500 000 étudiants concernés chaque année.

En savoir plus

Le programme Jean Monnet
 

Le programme Erasmus Mundus : 950 millions d'euros pour la période 2009-2013

Erasmus Mundus est un programme de coopération et de mobilité dans le domaine de l'enseignement supérieur, dont le but est de promouvoir l'Union européenne (U.E.) en tant que pôle d'excellence en matière d'apprentissage dans le monde.

L'adoption du nouveau programme communautaire Erasmus Mundus pour la période 2009-2013, a constitué l'une des actions majeures de la Présidence française de l'Union européenne (décision du 16 décembre 2008).

Après une première phase réussie avec Erasmus Mundus I, de 2004 à 2008, le programme Erasmus Mundus est doté d'un budget de plus de 950 millions d'euros pour la période 2009-2013. Il vise plusieurs objectifs : promouvoir l'enseignement supérieur européen, en améliorer la qualité, et favoriser le dialogue et la coopération avec les pays tiers, "en accord avec les objectifs de la politique extérieure de l'Union afin de contribuer au développement durable de l'enseignement supérieur dans ces pays" (article 3.1 de la décision n°1298/2008/CE du 16 décembre 2008).

Les nouveautés d'Erasmus Mundus II

  • élargissement, au niveau du doctorat, des formations d'excellence proposées aux meilleurs étudiants des pays tiers (outre les masters proposés dans la phase initiale) ;
  • possibilité d'intégrer les établissements de pays tiers aux consortia Erasmus Mundus pour proposer ces formations (contrairement aux consortia d'Erasmus Mundus I, uniquement européens, dont certains sont élargis à quelques partenariats structurés avec les pays tiers) ;
  • introduction de bourses pour les étudiants européens intéressés par les formations proposées en Europe (tout parcours Erasmus Mundus supposant une période d'études dans au moins 2 établissements en Europe) ;
  • introduction d'une logique de mobilité accrue, du niveau licence jusqu'au niveau post-doctorat pour certains pays ciblés à définir (avec l'intégration du volet "Fenêtre de coopération extérieure Erasmus Mundus", initialement dissocié du programme Erasmus Mundus I).
1ère publication : 10.05.2011 - Mise à jour : 21.09.2012

ERASMUS EN CHIFFRES

  • 31 747 étudiants français sur les 231 410 étudiants Erasmus recensés (soit près de 14% du total et une augmentation de 5% des effectifs par rapport à l’année universitaire antérieure) sont partis étudier en Europe en 2010/2011, dans l'un des 33 pays qui participent à Erasmus (soit les 27 États membres de l'Union européenne, auxquels s'ajoutent l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Turquie, la Croatie et la Suisse).
  • L'Espagne est leur destination favorite, suivie du Royaume- Uni et de l'Allemagne (à eux seuls, ces troix pays accueillent plus de la moitié des étudiants français en mobilité). Les étudiants Erasmus français privilégient aussi la Suède et l’Italie.
  • Avec 25 789 étudiants partis étudier à l’étranger, la France devance l'Allemagne (25 178 étudiants) et vient en seconde position derrière l’Espagne (31 427 étudants) . La mobilité de stages, intégrée dans Erasmus depuis 2007, connaît un essor qui profite à la France : avec 5 958 étudiants stagiaires concernés, elle occupe la place de leader européen dans cette catégorie (à eux seuls, les étudiants français représentent 14,6% du total des étudiants en mobilité de stage) où la durée moyenne de la mobilité est de 3,5 mois, tandis qu’elle est de 7 mois dans le cadre de la mobilité d’études.
  • La France (27 721) est, après l’Espagne (37 432), mais devant l’Allemagne (24 734) et le Royaume-Uni (24 474), le pays qui accueille le nombre le plus élevé d’étudiants européens Erasmus.
  • La France se caractérise également par le plus grand nombre d'universités et d'établissements d'enseignement supérieur titulaires d’une Charte universitaire Erasmus en Europe : le cap des 1000 établissements a été franchi au cours de l'année universitaire 2011/2012.
  • Les étudiants en sciences sociales, commerce et droit représentent plus de 46% des étudiants Erasmus français, mobilités d’études et de stage confondues.
  • Les étudiants provenant de filières courtes, de type BTS, représentent aujourd'hui 33% de la mobilité de stage.

(Données 2010-2011)

ERAMUS MUNDUS : la France au premier plan

La France confirme son rôle de premier plan dans le dispositif Erasmus Mundus II.

  • Forte de sa position de chef de file dans le programme Erasmus Mundus I - avec 64 masters sur 123 masters sélectionnés impliquant un établissement français - et de ses formations doctorales rénovées et assises sur une longue expérience en "co-tutelle de thèses", la France est concernée par plus de la moitié des 123 masters et des 24 doctorats opérationnels en Europe à la rentrée universitaire 2011.
  • La France est le pays qui coordonne le plus de masters et de doctorats.
  • 131 masters et 34 doctorats seront proposés à la rentrée 2012.

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