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42 bibliothèques universitaires NoctamBU

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universite paris descartes -bibliothèque de médecine

Valérie Pécresse a inauguré la bibliothèque universitaire "Santé" de Nantes qui sera, dès la rentrée 2011, la bibliothèque la plus ouverte de France, en étant accessible aux étudiants 104h30 par semaine, jusqu’à 23h30 chaque jour, dimanche compris. A cette occasion, elle a indiqué que d'ores et déjà 42 universités, soit un tiers de plus qu’en 2010, étaient ouvertes au moins 65 heures par semaine.

Discours - 20.05.2011
Valérie Pécresse

Avec l’autonomie, nos universités sont entrées de plain pied dans la bataille mondiale de l’intelligence. Car chaque université française à désormais les moyens, à sa manière, de jouer d’égal à égal avec les grands établissements du monde.

Et à qui en douterait, je n’aurais qu’un conseil à donner : celui de venir ici, à Nantes, où fleurissent à présent les projets les plus audacieux, des projets qui ont été salués par les jurys internationaux qui ont passé en revue toutes les candidatures et qui ont distingué les ambitions nantaises.

Ces résultats, Mesdames et Messieurs, nous le devons d’abord à votre engagement. Car tout le sens de l’autonomie, c’est bien de permettre à nos universités de devenir maîtres de leur destin, en se rassemblant autour de projets communs et en les mettant en œuvre grâce aux moyens exceptionnels que lui consacre l’Etat. 

Et vous le savez, Mesdames et Messieurs, depuis 4 ans, l’Etat est au rendez-vous des ambitions retrouvées et partagées de notre enseignement supérieur.

Il l’est avec l’effort budgétaire sans précédent qu’il a engagé en faveur de nos universités, qui a permis à l’université de Nantes de bénéficier de moyens de fonctionnement en hausse de plus de 15 % depuis 2007, soit plus de 6 millions d'euros de moyens supplémentaires sur la période.

Il l’est avec les investissements d’avenir qui bénéficieront à 18 projets, pour le Grand-Ouest, pour un montant de 180 millions d’euros. 

Et il l’est aussi en engageant une rénovation sans précédent de nos campus, une rénovation qui transforme en profondeur le visage de l’université française et qui témoigne de la fierté retrouvée de notre enseignement supérieur. 

Car depuis 4 ans, nous n’avons qu’un seul souci, qu’une seule ambition : celle de replacer l’université au cœur de la société française, en faisant de la rénovation immobilière une priorité absolue.

Longtemps, nous nous sommes satisfaits du contraste qui existait entre les locaux parfois vétustes et inadaptés de nos universités et les forces scientifiques de très haut niveau qui sont pourtant les leurs. Tel n’est plus le cas : au cœur de la politique immobilière que porte mon ministère, il y a la volonté d’offrir aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs des conditions de travail, de vie et d’étude qui soient dignes d’eux et qui correspondent aux plus hauts standards internationaux.

Les investissements importants de l’Etat sur l’immobilier universitaires, qui se chiffrent à 8 milliards d’euros sur la période 2007-2013, dont 5 milliards au titre de l’opération campus, nous ont permis d’avancer rapidement sur cette voie. Nous sommes ainsi allés bien au-delà des engagements prévus par les Contrats de projet Etat-région, qui représentent désormais moins de 15 % des investissements de l’Etat. C’est dire l’ampleur du rattrapage qui s’est engagé.

L’université de Nantes en témoigne, puisqu’elle a bénéficié depuis 2007 de plus de 46 millions d’euros pour la modernisation de son patrimoine, auxquels s’ajoute une dotation exceptionnelle de 30 millions d’euros dans le cadre de l’Opération campus, Nantes étant campus prometteur.

Ensemble, nous avons lancé un grand chantier, un chantier qui fera de Nantes une ville universitaire de premier plan, qui renforcera son image de marque, attractive pour les étudiants et les enseignants-chercheurs de France, c’est la nouvelle faculté de médecine de Nantes et sa nouvelle bibliothèque.  

Car ici dans ce quartier émergent du centre ville, ce sont plus de 20 000 mètres carrés de locaux flambant neuf qui viennent d’être construits, en remplacement des salles de cours et des bureaux vétustes que les étudiants et les personnels de la faculté occupaient depuis 1966 dans la rue Gaston Veil. En plein cœur de Nantes, la faculté bénéficiera d’un environnement culturel exceptionnel, à proximité des salles de concert, des théâtres et des cinémas.  C’était donc une excellente idée d’y construire également la nouvelle bibliothèque universitaire de santé qui pourra accueillir, quant à elle, pas moins de 580 étudiants, sur les quelques  6 600 mètres carrés que comptent les deux derniers étages du bâtiment.

Un tel projet immobilier, exemplaire en tout point, n’aurait pu voir le jour sans le concours de tous. L’Etat y a pris toute sa part bien sûr, en finançant 70 % des 44 millions d’euros prévus pour l’opération. Mais je tenais également à saluer les représentants des collectivités territoriales présents à nos côtés, Région, Département et Communauté Urbaine de Nantes inclues, qui ont financé les 30 % restants. 

Je tenais également à remercier les services du rectorat qui ont assuré la maîtrise d’ouvrage de l’opération.

Et je n’oublie pas bien sûr, et j’aurais dû sans doute commencer par là, Jean Pierre Lott, notre architecte, qui, encore une fois, a apporté la preuve que le respect des normes environnementales les plus strictes, n’empêche pas, loin s’en faut, d’imaginer les édifices les plus élégants.

Mais au-delà de ses qualités esthétiques indéniables, je veux dire que ce projet est une preuve tangible des progrès que nous avons accomplis depuis le lancement en février 2010 du plan "Renouveau des bibliothèques universitaires" : sur le plan immobilier, je viens d’en dire quelques mots, mais aussi et avant tout, sur le plan de la vie étudiante et universitaire.

Car la BU Santé détiendra dès la rentrée prochaine un record de France : celui de la durée hebdomadaire d’ouverture, avec plus de 104 heures chaque semaine, le soir et le dimanche compris.

L’extension des horaires d’ouverture des bibliothèques, objectif très cher au Président de la République, est l’un des critères pris en compte par le baromètre de la qualité des services publics, mis en place dans le cadre de la modernisation de l’Etat, au même titre que l’accès au soin, la facilité à renouveler ses papiers d’identité, ou la rapidité de remboursement des soins médicaux..

Le gouvernement dans son ensemble y accorde donc la plus grande importance, et je veux dire qu’au titre de mon ministère, je m’en réjouis tout particulièrement. Car la bibliothèque, c’est le lieu par excellence de la vie universitaire, là où les étudiants peuvent non seulement étudier mais rencontrer leurs professeurs et échanger avec des chercheurs, là aussi où les plus modestes d’entre eux peuvent réviser leurs cours et préparer leurs examens dans les mêmes conditions que les autres, avec, à leur disposition, les ouvrages et les outils informatiques dont ils ont besoin. 

Grâce au plan que nous avons lancé, près de 100 bibliothèques en France, ce qui représente plus de 63 % des places existantes, ouvrent désormais au moins 60 heures par semaine. 42 d’entre elles bénéficient même du label NoctamBU et atteignent, voire dépassent les 65 heures d’ouverture hebdomadaire. 

Mais, au-delà des horaires d’ouverture, le plan "Renouveau des bibliothèques" c’est aussi une politique documentaire plus active, en lien étroit avec les stratégies pédagogique et scientifique des établissements, c’est davantage de livres et de manuels en libre accès grâce au plan de numérisation que nous avons lancé à hauteur de 750 millions d’euros dans le cadre des Investissements d’avenir, ce sont aussi des bibliothèques ouvertes et fonctionnelles avec plus de places assises, plus de revues et de périodiques librement consultables, par les étudiants bien sûr, mais aussi par les salariés en formation continue.

Ce plan, c’est enfin plus d’autonomie laissée aux universités pour mieux organiser leurs services de documentation, notamment dans le cadre des PRES, comme le permettra un décret qui sera publié avant l’été.

En un mot, je souhaite que les bibliothèques deviennent les témoins de la nouvelle université française, une université ancrée dans son histoire, dans sa culture académique et scientifique, dans sa tradition livresque aussi, - et l’ouvrage d’Ambroise Paré que vous avez choisi pour cette inauguration en est un très beau symbole, -, mais une université tournée aussi vers l’avenir, vers les nouvelles technologies et les outils les plus modernes de diffusion et de partage du savoir.

Vous l’aurez compris, mesdames et messieurs, si j’ai tant tenu à inaugurer à vos côtés la nouvelle faculté de médecine et sa bibliothèque, c’est qu’elles témoignent à mes yeux du formidable dynamisme de la communauté universitaire nantaise dans son ensemble.

Une communauté universitaire qui imagine les projets les plus audacieux, comme l’Institut de recherche technologique "Jules Verne", ainsi que les autres projets qui seront financés dans le cadre des investissements d’avenir. Une communauté universitaire qui a donc su rassembler ses forces scientifiques et pédagogiques et les mettre en mouvement, pour le plus grand bénéfice de ses chercheurs et de ses étudiants.

 

Mesdames et Messieurs, je tiens aujourd’hui à vous en remercier, tout simplement.

De Nantes, vous avez fait l’un des étendards de la nouvelle université française, balayant ainsi par la force de l’exemple tous les doutes et toutes les incertitudes. Vous l’avez ainsi démontré : les universités françaises, toutes les universités françaises, ont désormais toutes les cartes en main pour aller jusqu’au bout de leurs ambitions.

 

1ère publication : 20.05.2011 - Mise à jour : 18.08.0011

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