La coopération internationale en matière de recherche

La coopération multilatérale

Siège de l'UNESC0© UNESCO/Michel Ravassard

Les questions scientifiques dépassent largement les frontières d'un pays. Répondre aux défis globaux comme la lutte contre la pauvreté, le changement climatique, le vieillissement impose que les Etats unissent leurs forces. C'est pourquoi plusieurs organisations ou réseaux internationaux s'attachent à conduire une réflexion sur les politiques de recherche qu'il convient de mettre en œuvre en commun et les programmes qui pourraient être conduits au niveau international.

Article - 21.05.2011

La recherche dans les enceintes internationales

Plusieurs organisations internationales développent des réflexions sur la recherche, voire des programmes de recherche.


L'Organisation de coopération et de développement économiques (O.C.D.E.)

L'O.C.D.E. joue un rôle majeur dans le champ économique et social, l'éducation, le développement, la science et l'innovation. A la fois think tank et forum de discussion, elle produit des instruments de référence (publications, statistiques, indicateurs, recommandations, lignes directrices…) en appui aux politiques nationales de recherche et d'innovation et aux stratégies scientifiques sectorielles.

Elle remplit quatre fonctions dans les domaines de l'analyse et de la formulation des politiques de recherche et d'innovation :

  • Think tank, producteur de données et d'indicateurs internationalement comparables, ainsi que d'études qui représentent une contribution importante à l'analyse des développements scientifiques et technologiques, des processus d'innovation et des politiques publiques de recherche et d'innovation :
  • Forum de discussion et de benchmarking des systèmes d'innovation nationaux et des politiques publiques, qui au-delà des pays membres, est ouvert à un nombre croissant de pays émergents ;
  • Forum de discussion des opportunités et des modalités de coopération internationale dans une sélection de domaines scientifiques ;
  • Lieu de négociation de recommandations ou de lignes directrices, qui peuvent avoir une influence mondiale en matière de gouvernance et servir de référence pour certains textes européens (centres de ressources biologiques, accès aux données de la recherche financées sur fonds publics…).

Ces activités sont très largement organisées par la Direction de la science, de la technologie et de l'industrie (D.S.T.I.), qui assure le secrétariat et le soutien du Comité pour la politique scientifique et technologique (C.P.S.T.). Néanmoins, d'autres organes de lO.C.D.E. contribuent à l'analyse des questions relatives à l'innovation.
Les groupes de travail mis en place par l'O.C.D.E. s'intéressent par exemple aux sujets suivants : indicateurs de la science et de la technologie ; politique la technologie et de l'innovation ; institutions et ressources humaines de la recherche ; biotechnologies ; nanotechnologies.
L'O.C.D.E. compte par ailleurs en son sein le Forum mondial de la science (F.M.S.), structure de dialogue et de réflexion. Financé exclusivement sur contribution volontaire de certains pays membres, il réunit des scientifiques et des responsables des politiques scientifiques des pays de l'O.C.D.E. Le Forum contribue aux échanges entre les diverses communautés scientifiques ainsi qu'entre communautés scientifiques et gouvernements. Le Forum s'intéresse ou s'est intéressé par le passé à des questions telles que le Global Earthquake Model ; les sciences de la complexité et la politique publique ; les grandes infrastructures de recherche ; les collections scientifiques ; la physique des astroparticules ; les mécanismes de gouvernance de la coopération multilatérale en science, technologie et innovation face aux défis globaux.

L'O.C.D.E. publie tous les deux ans un rapport comparatif international intitulé Perspectives de la science, de la technologie et de l'industrie.

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L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO

L'UNESCO, créée en 1945, conduit différentes activités de sensibilisation à la science, de formation et de soutien à la recherche dans différents domaines.
L'UNESCO :

  • joue un rôle de conseil auprès des Etats qui souhaitent renforcer leurs capacités dans le domaine scientifique et technologique ;
  • soutient des grands programmes scientifiques internationaux - Commission océanographique intergouvernementale (C.O.I.) ; Programme mondial d'évaluation des ressources en eau (WWAP) ; L'homme et la biosphère (MAB) ; Programme international relatif aux sciences fondamentales (PISF) ; Programme pour la gestion des transformations sociales (MOST). Depuis les années soixante-dix, l'UNESCO joue un rôle important en matière de bioéthique : dans ce secteur en évolution rapide (tests génétiques, clonage, thérapie génique, cellules souches etc.), c'est le seul organisme qui ait entrepris une action normative à l'échelle mondiale ;
  • propose des formations par exemple au sein du Centre international de mathématiques pures et appliquées (CIMPA) implanté à Nice, seul centre de formation de haut niveau de ce type centré sur les pays en développement ;
  • conduit des actions de sensibilisation comme l'Année internationale de la biodiversité en 2010, l'Année internationale de la chimie en 2011 ou la « Décennie internationale d'action « L'eau, source de vie » (2005-2015) ;
  • attribue des prix scientifiques et des bourses, par exemple les bourses UNESCO-L'Oréal destinées aux femmes biologistes.

La commission nationale française pour l'UNESCO (C.N.F.U.) constitue une interface entre les pouvoirs publics, la communauté intellectuelle et l'UNESCO. Elle réunit des personnalités, experts, représentants bénévoles des institutions et de la société civile. Elle est placée sous la tutelle des ministères en charge des affaires étrangères, de la culture, de l'enseignement supérieur et de la recherche, de l'éducation.
Ses missions : promouvoir l'influence intellectuelle de la France à l'Unesco ; promouvoir l'influence de l'Unesco auprès de la société française ; fédérer et mettre en œuvre des coopérations internationales dans les domaines de compétence de l'Unesco, conformément aux priorités de la France.

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L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (Food and Agriculture Organisation of the United Nations, F.A.O.)

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture joue un rôle de chef de file dans les efforts internationaux de lutte contre la faim. La FAO, qui est au service à la fois des pays développés et des pays en développement, est une tribune neutre au sein de laquelle tous les pays se réunissent sur un pied d'égalité pour négocier des accords et débattre de politiques. La F.A.O. est également une source de savoir et d'informations. Elle aide les pays en développement et les pays en transition à moderniser et à améliorer les pratiques agricoles, forestières et halieutiques, et à garantir une bonne nutrition pour tous. Depuis sa création en 1945, elle a consacré une attention particulière au développement des zones rurales, où vivent 70 % des populations pauvres et affamées de la planète.

Les quatre grands domaines d'activité de la F.A.O.

  • Mettre l'information à la portée de tous.
  • Partager l'expertise en matière de politiques.
  • Servir de lieu de rencontre pour les Etats.
  • Porter les connaissances sur le terrain.

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L'Organisation mondiale de la santé (World Heclass='img-responsive' alth Organisation, WHO/O.M.S.)

L'Organisation mondiale de la santé, qui siège à Genève, est l'organisation des Nations Unies en charge de coordonner les travaux internationaux dans le domaine de la santé. Elle définit l'action sanitaire mondiale, fixe des normes et des critères. Elle fournit un soutien technique aux pays. Elle définit également des programmes de recherche.

Face à des enjeux sanitaires de plus en plus complexes et globaux, l'O.M.S. décline son action dans un programme en six points : promouvoir le développement, favoriser la sécurité sanitaire, renforcer les systèmes de santé, exploiter la recherche, l'information et les données factuelles, renforcer les partenariats, améliorer la performance.

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L'Agence internationale de l'énergie (International Energy Agency, I.E.A./A.I.E.)

L'Agence internationale de l'énergie (A.I.E.) est un organe autonome qui œuvre pour la production d'une énergie propre, sûre et accessible pour ses 28 pays membres et pour les pays non-membres.

L'action de l'AIE se concentre sur 4 domaines :

  • La sécurité énergétique : promouvoir la diversité, l'efficacité et la flexibilité dans tous les secteurs énergétiques.
  • Le développement économique : assurer un approvisionnement stable en énergie pour les pays membres et promouvoir des zones de libre échange afin de favoriser la croissance économique et d'éliminer la pauvreté énergétique.
  • La sensibilisation à l'environnement : faire connaître, au niveau international, les options existantes pour juguler le changement climatique.
  • L'implication au niveau mondial : agir en concertation avec les pays non-membres, en particulier les principaux producteurs et consommateurs d'énergie, dans le but de trouver des solutions aux problèmes énergétiques et environnementaux communs.

Tous les deux ans, l'Agence Internationale de l'Energie publie le rapport Energy Technology Perspectives (E.T.P.) sur les scénarios et les stratégies énergétiques envisageables à l'horizon 2050, en mettant l'accent sur les meilleures technologies disponibles. Des recommandations sont formulées par l'A.I.E. en matière d'efforts de RDD&D (recherche, développement, démonstration et déploiement) permettant de limiter ou réduire les émissions de CO2 dues à l'énergie.

Le Bureau de la technologie de l'énergie et la R&D (ETO), sous la direction de la Commission de recherche sur l'énergie et de la technologie (CERT), vise à élaborer les éléments d'information et d'analyse, à destination des décideurs politiques dans le domaine de l'énergie, pour montrer comment les technologies de l'énergie peuvent contribuer à soutenir la sécurité énergétique, la croissance économique et la préservation du climat. Le CERT se compose de quatre instances, dédiées aux énergies fossiles, aux énergies renouvelables, aux applications de l'énergie et à la fusion.

Ces études s'appuient sur les collaborations internationales menées dans le cadre du réseau des technologies énergétiques de l'AIE, qui mène des activités de recherche, développement et démonstration ainsi que de diffusion de l'information dans différents domaines technologiques.

Ce réseau comprend plus de 40 collaborations internationales ou Implementation Agreement (à titre d'exemple sur les bioénergies, les systèmes photovoltaïques, la géothermie..), qui permettent à des différents types d'acteurs (industriels, organisations internationales, O.N.G.) de mettre en place des collaborations deR&D sur des technologies de rupture, de mettre en place des programmes de démonstration ou de déploiement des technologies ou encore des usines pilotes.

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L'Agence internationale de l'énergie atomique (International Atomic Energy Agency, I.A.E.A./A.I.E.A.)

L'Agence internationale pour l'énergie atomique est une organisation intergouvernementale spécialisée, placée sous l'égide des Nations Unies et basée à Vienne. Les décisions majeures y sont prises par un "Conseil des Gouverneurs", qui se réunit quatre fois par an.

Les  travaux de l'A.I.E.A. concernent plusieurs domaines :

  • les garanties : vérification du respect des engagements d'utilisation pacifique pris par les Etats signataires du TNP ;
  • l'énergie nucléaire : développement des technologies pour l'énergie nucléaire à des fins pacifiques ;
  • la sûreté nucléaire : promotion de la sûreté nucléaire et développement des normes internationales ;
  • la coopération technique : transfert des technologies nucléaires utilisées dans les domaines de l'énergie, la santé, l'environnement, etc. vers les pays en développement.

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L'Agence internationale des énergies renouvelables (International Renewable Energy Agency, IRENA)

L'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), dont la France est membre fondateur, a été lancée le 26 janvier 2009 à Bonn et siège à Abou Dabi (Émirats Arabes Unis).
Elle a pour objectif d'encourager le déploiement rapide, généralisé et durable des énergies renouvelables à l'échelle mondiale.

Objectifs de l'agence (en liaison avec les autres organisations internationales intervenant dans le domaine de l'énergie, notamment l'agence internationale de l'énergie) :

  • fournir des conseils pratiques et apporter son soutien aux pays développés mais aussi et surtout aux pays en développement dont certains disposent de ressources particulièrement importantes en matière d'énergies renouvelables et contribuer ainsi à améliorer très significativement le taux d'accès à l'énergie de leurs habitants ;
  • aider ses membres à améliorer leur cadre réglementaire et à renforcer leurs capacités ;
  • faciliter l'accès aux informations pertinentes telles que des données fiables sur le potentiel des énergies renouvelables, des exemples de bonne pratique, des mécanismes de financement efficaces et une expertise technologique de pointe.

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International Partnership for the Hydrogen Economy (I.P.H.E.)

Créé en 2003, ce partenariat mondial a pour objectif d'organiser et de soutenir la recherche et le développement technologique dans le domaine de l'hydrogène et des piles à combustible. Le comité de pilotage rassemble les représentants gouvernementaux de 15 pays (Etats-Unis, Japon, Chine, Brésil, Corée, Russie, Allemagne, France, Islande…) et de la Commission européenne. Ce partenariat vise à l'accroissement du volume et de la sûreté de stockage dans les véhicules, durée de fonctionnement des piles, fiabilité et rayon d'action des véhicules, et de manière plus globale réduction drastique des coûts de production (facteur 10 à 100).


Les instances internationales de stratégie de recherche

La communauté européenne ou internationale s'est dotée de différentes instances qui ont vocation à définir de grandes orientations politiques et/ou à élaborer une stratégie de recherche dans un domaine donné. La France et sa communauté scientifique participent activement à ces travaux.

Carnegie -  réunion des ministres de la recherche des pays du G8
Depuis 1991, les ministres de la recherche ou de la science des pays du G8 se réunissent tous les six mois au sein du "groupe Carnegie". Au cours de ces réunions informelles, chaque ministre propose un sujet de débat. La plupart des sujets ont une portée universelle, certains sont très liés à l'agenda des réunions internationales. D'autres, issus d'expériences d'actions nationales, permettent d'enrichir la réflexion dans leurs domaines.

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Le Forum stratégique pour la coopération scientifique et technologique internationale (Strategic Forum for international cooperation, SFIC)

Voir aussi la page Les instances de conceration et de programmation

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Le Groupe Consultatif pour la Recherche Agricole Internationale (Consultative Group on International Agricultural Research, C.G.I.A.R./G.C.R.A.I.)

La recherche agricole pour le développement (RAD) se trouve au cœur des solutions de long terme en matière de sécurité alimentaire et de réduction de la pauvreté. Fortement orienté vers l'impact de ses recherches, le G.C.R.A.I. en est un acteur majeur pour l'atteinte des objectifs du millénaire pour le développement. Il bénéficie d'une légitimité multilatérale.

Le G.C.R.A.I., dont la France est un des membres fondateurs, constitue la structure internationale reconnue pour son excellence et l'impact de ses recherches sur le développement agricole et la lutte contre la pauvreté.

D'abord réseau de 15 centres internationaux de recherche, répartis en Afrique, Amérique et Asie, il est devenu en 2010 un consortium international, structure de coordination opérationnelle de ces centres et des "méga-programmes" mondiaux qu'il mettra en œuvre. Le G.C.R.A.I. I a un mandat international en matière de conservation des ressources génétiques pour de nombreuses plantes alimentaires : maïs, riz, blé, manioc, sorgho, arachide etc. Il mène aussi des activités de développement de capacités par la formation de chercheurs des pays du Sud.
En 2010, le G.C.R.A.I. a choisi pour siège la ville de Montpellier.

Les 15 centres du G.C.R.A.I.

Africa Rice Center, Cotonou (Bénin)

Bioversity International, Rome (Italie)

Centro Internacional de Agricultura Tropical (CIAT), Cali (Colombie)

Center for International Forestry Research (CIFOR), Bogor (Indonésie)

Centro Internacional de Mejoramiento de Maiz y Trigo (CIMMYT), Mexico (Mexique)

Centro Internacional de la Papa (CIP), Lima (Pérou)

International Center for Agricultural Research in the Dry Areas (ICARDA), Alep (Syrie)

International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics (ICRISAT), Patancheru (Inde)

International Food Policy Research Institute (IFPRI), Washington D.C. (Etats-Unis)

International Institute of Tropical Agriculture (IITA), Ibadan (Nigeria)

International Livestock Research Institute (ILRI), Nairobi (Kenya)

International Rice Research Institute (IRRI), Los Banos (Philippines)

International Water Management Institute (IWMI), Colombo (Sri Lanka) [http://irri.org/]

World Agroforestry Centre (ICRAF), Nairobi (Kenya)

WorldFish Center, Penang (Malaisie)

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Le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (Intergovernmental Panel on Climate Change, I.P.C.C./GIEC)

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a été créé en novembre 1988, à la demande du G7 (aujourd'hui G20), par deux organismes de l'ONU : l'Organisation météorologique mondiale (O.M.M.) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

Le GIEC est un organe intergouvernemental, ouvert à tous les pays membres de l'ONU. Il "a pour mission d'évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d'ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les risques liés au changement climatique d'origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d'éventuelles stratégies d'adaptation et d'atténuation. Il n'a pas pour mandat d'entreprendre des travaux de recherche ni de suivre l'évolution des variables climatologiques ou d'autres paramètres pertinents. Ses évaluations sont principalement fondées sur les publications scientifiques et techniques dont la valeur scientifique est largement reconnue".
 

Les 3 groupes de travail du GIEC
Groupe I : Il étudie les principes physiques du changement climatique,
Groupe II : Il étudie les impacts, la vulnérabilité et l'adaptation au changement climatique,
Groupe III : Il étudie les moyens d'atténuer (mitigation) le changement climatique.

 

Un rapport spécial a été publié sur les scénarios d'émission (Special Report on Emission Scenarios, SRES), qui a été la base de certaines simulations dans les travaux des groupes de travail.

Le GIEC tient une séance plénière annuelle associant des centaines de représentants des gouvernements et des associations participantes. Chaque pays membre dispose d'une voix. L'assemblée y établit le champ des rapports à produire et valide les rapports établis.
Le GIEC réunit également des ateliers d'experts sur les différentes questions touchant au changement climatique.

Ses activités sont principalement la production des rapports (rapport d'évaluation, rapports spéciaux), de directives méthodologiques et de documents techniques. Ces rapports sont souvent désignés sous les acronymes suivants :

  • FAR (First Assessment Report) pour le Premier rapport (1990)
  • SAR (Second Assessment Report) pour le Deuxième rapport (1995)
  • TAR (Third Assessment Report) pour le Troisième rapport (2001)
  • AR4 (4th Assessment Report) pour le Quatrième rapport (2007)
  • AR5 pour le Cinquième Rapport (planifié).

Le quatrième rapport d'évaluation (AR4) a été publié le 16 novembre 2007. Il compile les travaux de chacun des Groupes de travail présentés lors de trois sessions échelonnées au cours de l'année :

  • Le rapport du Groupe de travail I sur les bases scientifiques physiques des changements climatiques présenté à Paris, le 1er février 2007.
  • Le rapport du Groupe de travail II sur les conséquences, l'adaptation et la vulnérabilité aux changements climatiques présenté à Bruxelles, le 5 avril 2007.
  • Le rapport du Groupe de travail III sur l'atténuation des changements climatiques présenté à Bangkok, le 3 mai 2007.
  • Le Rapport de synthèse (R.S.Y.) qui fait la synthèse des précédents. Il fut rédigé sous la direction de Rajendra K. Pachauri, Président du GIEC, et publié avec la version finale de l'AR4.

Chacune de ces quatre parties est accompagnée d'un Résumé à l'attention des décideurs qui récapitule dans un format condensé les conclusions du groupe de travail pour des non-experts, et en particuliers les décideurs politiques. L'AR4 servit ainsi de base aux négociations de la Conférence de Copenhague de 2009.

Le GIEC travaille actuellement à la préparation de rapport prévu pour être livré en 2014.

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Plate-forme intergouvernementale science-politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services, I.P.B.E.S.)

L'I.P..B.E.S., Plate-forme intergouvernementale science-politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, a vu sa création approuvée par l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre 2010. Son rôle sera de rassembler une expertise scientifique internationale et indépendante pour éclairer les politiques publiques en matière de biodiversité et d'assurer le lien entre la communauté scientifique et les décideurs publics.

En vue de faciliter la prochaine mise en place de L'I.P..B.E.S., le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a mandaté la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (F.R.B.) pour préparer la mobilisation de la communauté scientifique française et susciter des propositions pour l'organisation de l'expertise sur la biodiversité et les services écosystémiques en France.


Les infrastructures de recherche

Voir la page : Les très grandes infrastructures de recherche


Les programmes de recherche

Voir la page : Programme cadre de recherche et de développement technologique (P.C.R.D.T.)

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Programme "Frontière humaine" (Human Frontier Science Program, H.F.S.P.)

Le programme "Frontière humaine" a été créé en 1987 à l'initiative du Japon. La France est membre fondateur de cette organisation scientifique internationale et accueille son siège à Strasbourg. H.F.S.P. a pour mission de "promouvoir, grâce à une coopération internationale, les recherches fondamentales portant sur l'élucidation des mécanismes complexes et sophistiqués des organismes vivants, et d'utiliser de la meilleure manière possible les résultats de ces recherches pour le bénéfice de l'humanité tout entière".

1ère publication : 21.05.2011 - Mise à jour : 26.05.2011

Les recherches les plus fréquentes :

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