Recherche et développement, innovation et partenariats 2009
(M.E.S.R., rapport SETTAR, septembre 2010).
Un statut de société pour les «business angels» : la Société Unipersonnelle d'Investissement à Risque (SUIR).
Depuis le 1er janvier 2004, un nouvel outil d'investissement a été créé pour favoriser l'activité des investisseurs individuels ou «business angels» : la Société unipersonnelle d'investissement à risque (SUIR). Ce statut de société permet aux investisseurs d'apporter leurs capitaux et leur expérience aux jeunes entreprises, en bénéficiant d'une exonération d'impôt sur les sociétés pendant 10 ans, et d'une exonération d'impôt sur le revenu en tant qu'associé unique pendant la même durée.
La SUIR est une société par actions simplifiée à associé unique. L'associé unique doit obligatoirement être une personne physique. L'objet social exclusif de la SUIR est l'apport de fonds propres : il s'agit de la souscription uniquement en numéraire au capital initial ou aux augmentations de capital de sociétés nouvelles. La SUIR ne peut résulter de la transformation d'une société préexistante.
Cependant, ce statut de SUIR n'ayant suscité qu'un intérêt très limité (seulement quelques SUIR créées en 2004 et 2005), il a été assoupli par la loi de finances pour 2006 après concertation avec les professionnels :
Dans le cadre du dispositif de France Investissement (cf. ci-après), la Caisse des dépôts et consignation (CDC) a été chargée de mener une politique spécifique en direction des «business angels».
Selon les sources disponibles, les «business angels» français investissent 15 M€ par an, avec un montant moyen d'intervention de 11,6 K€, au stade de la création d'entreprise et essentiellement dans les secteurs peu technologiques.
La CDC pourra investir dans des fonds ou sociétés de capital investissement qui regroupent et mutualisent les investissements de plusieurs «business angels», le cas échéant aux côtés d'autres investisseurs institutionnels. Ces investissements se feront en quasi fonds propres.
Les fonds ou sociétés de capital investissement regroupant des «business angels» pourront bénéficier des garanties apportées par Oséo garantie au titre du dispositif Garantie Capital PME, financé par la CDC, selon un processus de sélection et de décision conforme aux modalités habituelles de Garantie Capital PME. Des premiers projets (Bourgogne Angels, FA Dièse...) sont concernés par ces nouvelles interventions.
Pour en savoir plus : voir
http://www.franceangels.org/
http://www.cdcentreprises.fr/
Dans le cadre du volet «capital amorçage» de l'appel à projets «Incubation et capital amorçage des entreprises technologiques» lancé en mars 1999 (voir également le point sur les incubateurs d'entreprises innovantes), 11 fonds d'amorçage ont été sélectionnés entre 1999 et 2001 : 5 fonds nationaux et 6 fonds régionaux. Leur mission est d'investir de façon préférentielle dans des entreprises issues de la recherche publique. Ces fonds ont le statut de FCPR - Fonds commun de placement à risque, de droit privé.
La contribution de l'Etat à la mise en place de ces fonds s'est élevée à 22,87 M€ (Direction générale du Trésor) sous forme d'avance remboursable, à laquelle s'ajoute la participation au capital des organismes publics de recherche et des établissements d'enseignement supérieur.
A fin 2006, ces 11 fonds ont effectué 138 prises de participation à fin 2006 dans 131 entreprises distinctes (certains fonds ayant co-investi dans la même entreprise), soit 24 % de plus qu'en 2005.
Le montant global des investissements s'élève à 84 M€, soit 43 % de plus qu'en 2005 :
Près de 70 % des entreprises dans lesquelles ces fonds ont investi, sont issues des incubateurs liés à la recherche publique et/ou du concours national d'aide à la création d'entreprise : la complémentarité entre les fonds d'amorçage et ces deux mesures du ministère est donc très forte.
Pour en savoir plus : voir
Fonds d'amorçage
Un dispositif incitatif : les Fonds communs de placement dans l'innovation (FCPI).
Les fonds communs de placement dans l'innovation (FCPI) ont pour vocation d'investir 60 % de leurs fonds dans des entreprises innovantes non cotées, comptant moins de 2000 salariés. Le caractère innovant de l'entreprise est apprécié par Oséo innovation, ou par le niveau de R&D de l'entreprise.
Les souscripteurs bénéficient d'une réduction d'impôt de 25 % du montant investi, plafonné à 12 000 € pour les célibataires et 24000 € pour les couples mariés, et d'une exonération d'imposition sur les plus-values réalisées à l'occasion de la vente de parts, quand ces parts ont été détenues plus de cinq ans.
A compter de la loi de finances pour 2007, sont désormais éligibles au quota de 60 % :
On dénombre à ce jour 343 FCPI gérés par une trentaine de sociétés de gestion pour un encours de près de 3,5 Mds € à la fin de 2006. Le dispositif des FCPI a été prolongé jusqu'en 2010.
Pour en savoir plus : voir
http://www.oseo.fr/
La Caisse des dépôts et consignation (CDC) a créé ces dernières années plusieurs fonds de capital risque gérés par sa filiale CDC Entreprises, qui investissent soit directement dans des entreprises, soit dans des fonds de capital risque («fonds de fonds»).
Ainsi, la CDC intervient dans tous les fonds publics, nationaux et régionaux, et dans les fonds de fonds créés par l'Etat tels que :
A fin 2005, les 55 fonds de capital risque financés par la CDC ont investi 980 M€ dans plus de 700 entreprises.
Le dispositif France Investissement, lancé fin 2006 par le Gouvernement, vise à renforcer les fonds propres des entreprises à potentiel de croissance.
Ce nouveau plan offre à la CDC des moyens plus importants pour poursuivre les activités de son programme d'intérêt général «PME Innovation» ainsi qu'un champ d'intervention élargi. En effet, il prévoit que la CDC consacre 2 Md € sur 6 ans - soit 300 M€ par an en moyenne - pour renforcer les fonds propres des PME françaises.
A ce titre, la CDC pourra :
Le Comité d'orientation de France Investissement évaluera les opportunités de ces nouvelles interventions et en précisera les modalités de mise en œuvre. Dans tous les cas, ces interventions seront menées à des conditions de marché auprès d'équipes de professionnelles capables de lever des nouveaux fonds sur la base de leurs expériences et performances passées.
Pour en savoir plus : voir
http://www.cdcentreprises.fr/
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