Sciences et société

Montage d'un échantillon sur cellule de spectroscopie d'impédance© CNRS/Laurence Medard

La science ne se conçoit pas à l'écart du monde. Elle est d'abord au service de la société. Depuis de nombreuses années, les relations entre science et société sont placées au cœur des actions menées par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Article - 10.05.2011

Le secteur scientifique Sciences et Société a été créé en 2009, au sein du ministère (service de la stratégie recherche et innovation) pour répondre à une priorité désignée par la stratégie nationale recherche et d'innovation (S.N.R.I.).

Privilégier le dialogue entre le monde de la recherche et les autres acteurs de la société

Prenant en compte les mutations profondes introduites par la société de la connaissance, interdépendante et complexe, le rapport du groupe de travail "Recherche Innovation Société" a déterminé qu'"il convient de privilégier le dialogue entre le monde de la recherche et les autres acteurs de la société, par des échanges directs abordant de front les controverses ou s'attachant au développement d'une expertise scientifique respectueuse de l'éthique mise à la disposition des citoyens [...] et de mettre en œuvre des dispositifs de veille pour faciliter la mise en débats".
Ce sont ces thèmes que le secteur Sciences et Société est chargé d'instruire et à propos desquels il doit émettre des préconisations.

Pendant l'été 2009, le nouveau secteur scientifique a réalisé un état des lieux. Une consultation sur les relations sciences et société a été menée auprès des organismes de recherche, des universités, de l'A.N.R. et du nouvel opérateur national de culture scientifique et technique. Il a abouti à un document de restitution et d'analyse, point de départ des réflexions sur les actions à mener.

Un groupe de consultation transversal (G.C.T.) sciences et société, a été constitué. Ses membres venus d'autres ministères, d'organismes de recherche, d'universités et d'associations, acteurs de la recherche mais aussi de la culture scientifique et technique, ont déterminé des axes de travail confiés à trois groupes de travail, composés de membres du G.C.T. mais aussi de spécialistes appelés en consultation :

  • Ethique, expertise et gouvernance
  • Veille et débat public
  • Connaissance et transmission des savoirs.

Plusieurs études ont déjà été finalisées et présentées devant le G.C.T. en janvier  2011

  • un rapport sur "les relations entre sciences et société au cœur des stratégies de gestion de crise". A partir de l'analyse d'un exemple emblématique d'envergure internationale, celui de la pandémie H1N1, le groupe «éthique expertise et gouvernance » a proposé des recommandations permettant de mieux gérer les situations engendrées par des désordres d'origine sanitaire, climatique et écologique.
  • le prototype d'un outil de veille dynamique cartographiant les préoccupations sociétales sur la science et ses innovations telles qu'elles s'expriment sur le web et particulièrement sur la blogosphère. Un site test a été créé, veilledynamique.com. Il présente un grand nombre de fonctionnalités, aides à la décision pour les conseillers techniques, scientifiques ou politiques, corpus de données sélectionnées, triées, agrégées, mises en forme selon des méthodes d'analyse sémantique forgées sur les principes d'étude des systèmes complexes.
  • des propositions de réponses à la question : Quelles conceptions de la connaissance au fondement de la relation du chercheur et du public ? Les préconisations émises  s'appuient sur l'interrogation de la notion de connaissance telle qu'elle se décline aujourd'hui avec une mise en perspective historique et européenne et une mise au point sémantique.

Les travaux en cours visent à

  • poursuivre le développement de l'outil de veille envisageant le passage à une phase opérationnelle, grâce à une mutualisation
  • mener une étude comparée (benchmarking) sur  l'organisation de débats publics dans d'autres pays d'Europe

Parallèlement, le secteur SSRI A7 

  • a fait partie de la Task-force qui a organisé le débat public sur les nanotechnologies
  • participe aux travaux d'instances ministérielles et interministérielles, nationales et internationales comme le CARIST (Comité Académique des Relations Internationales Scientifiques et Techniques de l'Académie des Sciences), le groupe de suivi du programme REPERE ("Recherche et expertise pour piloter ensemble la recherche et l'expertise"» organisé dans le contexte du Grenelle de l'Environnement), l'IHEST (Institut des Hautes Etudes Scientifiques et Techniques)
  • accompagne les mutations de la Culture scientifique et technique au niveau national avec la création d'un nouvel opérateur, Universcience, un hangement d'échelle et un renouveau de la gouvernance à travers la structuration et la fédération des acteurs
  • suit l'appel permanent à projets ouvert dans le cadre du programme d'investissements d'avenir pour le développement de la culture scientifique et technique et l'égalité des chances.
1ère publication : 10.05.2011 - Mise à jour : 8.10.2012

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