Europe

Participation de Geneviève Fioraso au Conseil de compétitivité de l'Union européenne

Europe - Poignée de main symbolique© Commission européenne

Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a représenté la France à Bruxelles le mardi 11 décembre, dans le cadre du Conseil de compétitivité de l'Union Européenne consacré à l'enseignement supérieur et à la recherche.

Communiqué - 11.12.2012
Geneviève Fioraso

Ce conseil a permis d'avancer sur plusieurs points :

  • l'Europe de l'espace ;
  • la politique internationale de l'Union européenne ;
  • le développement de la recherche technologique et de l'innovation au service de l'industrie et des services ;
  • le rôle de l'Europe dans le dialogue entre la science et la société.

Il y a trois semaines, la conférence ministérielle de Naples sur l'espace, organisée par l'Agence spatiale européenne (ASE), a permis aux 28 pays présents, menés par la France et l'Allemagne, de s'engager dans un programme ambitieux dans le domaine spatial : lanceurs (Ariane 5 adapté en vue d'Ariane 6), satellites, observation de la terre, station spatiale (avec la NASA), projets scientifiques. A cette occasion, les 20 pays contributeurs, majoritairement européens, avaient souligné l'importance d'harmoniser le programme spatial de l'Agence spatiale européenne  avec celui de la Commission Européenne dotée elle aussi d'une compétence spatiale depuis 4 ans. Une déclaration commune avait été adoptée à l'unanimité en faveur d'un rapprochement évitant les doublons.

La ministre a donc proposé au nom de la France de donner à l'ASE le rôle d'Agence de l'Espace pour l'Union européenne tout en lui permettant de garder son statut d'agence intergouvernementale pour poursuivre les programmes non communautaires pour le compte de ses états-membres.

Une réflexion commune permettra aux ministres de la Recherche européens de définir les modalités de cette harmonisation. L'objectif final et commun à tous est bien de développer, grâce à une politique commune et efficace de l'espace, une recherche scientifique et des avancées technologiques diffusant l'innovation dans l'industrie et les services, au service de la compétitivité et de l'emploi.

En ce qui concerne la politique internationale de l'Union Européenne, la ministre a indiqué les priorités de la France, parmi lesquelles :

  • les partenariats scientifiques avec les Etats-Unis dans le domaine de la santé notamment pour les maladies neuro-dégénératives, le Sida, les pandémies (de la recherche fondamentale au transfert vers l'industrie) ;
  • les initiatives conjointes avec le Forum stratégique pour la Coopération scientifique et technologique internationale en direction des puissances économiques émergentes, Brésil, Russie, Inde, Chine, avec une coopération de haut niveau pour la formation et la recherche et une attention particulière pour les droits de propriété intellectuelle associés aux transferts de technologie ;
  • l'harmonisation des thématiques de recherche partenariale à l'international avec les grands enjeux sociétaux définis dans le programme européen Horizon 2020 ;
  • une action volontariste, menée avec l'Italie et de nombreux partenaires européens, en direction de l'Euro-Méditerranée. "J'ai beaucoup insisté sur ce projet qui resserrera notamment des liens trop distendus avec l'Afrique sub-saharienne, où la croissance est déjà forte et à laquelle la France veut s'intéresser, avec l'Europe, avec conviction et engagement" précise Geneviève Fioraso.

Un rendez-vous de travail avec Monsieur Antonio Tajani, vice-président de la Commission, commissaire à l'industrie et aux entreprises, a permis des échanges d'information et des propositions d'orientation des programmes de Recherche et Technologie Horizon 2020, des KET (Key Enabling Technologies), de l'Institut Européen de Technologie  et d'Innovation (E.I.T.) vers la Recherche technologique, la diffusion de l'innovation, au service de l'emploi et particulièrement, de l'emploi industriel en baisse préoccupante dans tous les pays d'Europe, dans de nombreux secteurs (métallurgie, automobile, photovoltaïque, microélectronique...).

Enfin, Madame Anne Glover, conseillère scientifique auprès du Président de la Commission Européenne, Monsieur José Manuel Barroso, a proposé que soit désigné dans chaque pays-membre un conseiller scientifique qui coordonne un réseau d'experts scientifiques dans tous les domaines, de façon à répondre à des demandes d'expertise ou d'information émanant d'institutions, d'élus, de groupes de citoyens, d'entreprises, d'associations sur des sujets considérés comme sensibles (O.G.M., cellules souches, nanotechnologies, intrusion des TIC dans la vie privée...).
Comme l'a souligné la ministre, "en France, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques pourrait être ce correspondant et cela entrerait dans le cadre de ses missions d'intérêt général".

La ministre tient à réaffirmer son engagement à être présente sur ces rendez-vous incontournables, "car c'est bien ainsi que se construit, entre ministres thématiques, mois après mois et par des actions communes, une Europe de l'enseignement et de la recherche, avec une mobilité de plus en plus grande de ses acteurs, au service de la compétitivité par la qualité, donc de l'emploi et du rayonnement culturel, intellectuel et économique de notre pays dans le monde, via l'Europe".

1ère publication : 11.12.2012 - Mise à jour : 18.03.2013

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Delphine CHENEVIER

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