Élaboration du projet de loi E.S.R.

Réponse de Geneviève Fioraso à la question de Jacques Myard, député des Yvelines

Question de Geneviève Fioraso au Sénat© Sénat

Geneviève Fioraso s'est exprimée sur l'article 2 du projet de loi sur l'enseignement supérieur et de la recherche, actuellement en examen à l'Assemblée nationale lors d'une question orale à l'Assemblée nationale le 15 mai.

Parlement et Institutions - 15.05.2013
Geneviève Fioraso

C'est en français que je m'adresserai à vous pour rappeler ce qui est inscrit dans la loi. Que dit la loi à laquelle vous faites allusion. Elle précise très clairement que la langue de référence de l'enseignement supérieur et de la recherche, c'est le français.

Dans l'article 2, elle précise que les dérogations, qui sont déjà prévues par la loi Toubon, peuvent être élargies en étant très encadrées pour accueillir les étudiants des pays émergents (la Corée, l'Inde, le Brésil) dans les matières scientifiques, technologiques qui, aujourd'hui, ne viennent pas en France – ils nous le disent – à cause de l'obstacle du langage. Cette loi, elle sera d'autant plus encadrée qu'en commission hier, nous avons abouti à une convergence et nous avons décidé ensemble, opposants préalables et ceux qui soutenaient cette dérogation, de l'encadrer encore plus. Nous avons décidé de l'encadrer davantage en prévoyant une formation obligatoire au français et une évaluation pour ces étudiants du français dans l'obtention de leur diplôme.

Aujourd'hui, il y a sept cent quatre-vingt-dix formations en langue étrangère, principalement en anglais. Elles le sont dans les écoles et les écoles privées. Ça ne faisait hurler personne. Aujourd'hui, on veut les mettre à l'université pour tous les jeunes, les jeunes issus de milieux modestes qui n'ont pas voyagé, qui ne parlent pas anglais, qui ne parlent pas allemand. Nous voulons l'élargir.

J'ajouterai, Monsieur Myard, que la France francophone, c'est la France qui s'ouvre au monde, qui s'ouvre au Maghreb, comme nous le faisons avec ma collègue Yamina Benguigui, à l'Afrique francophone que nous accueillons volontiers. Et je vous dirai en conclusion en français: beaucoup de bruit pour rien.

1ère publication : 15.05.2013 - Mise à jour : 31.05.2013

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