La coopération internationale en matière de recherche

Coopération franco-japonaise pour l'enseignement supérieur et la recherche

Déplacement de Geneviève Fioraso au Japon

Lors de la visite d'Etat du Président de la République au Japon du 6 au 8 juin, deux accords ont été signés, l'un dans le domaine de la science des matériaux, le second concernant  la coopération entre le synchrotron SOLEIL, le Japan Synchrotron Radiation Research Institute et l'Institut RIKEN Harima.

Communiqué - 8.06.2013
Geneviève Fioraso

Dans le cadre de la visite d'Etat du Président de la République au Japon, Geneviève Fioraso a clôturé le 8e Comité conjoint Japon France, pour la coopération scientifique et technologique, en présence de son homologue japonais, en charge de la recherche et de l'espace, Ichita Yamamoto.

La politique française, concernant le Japon, poursuit un double objectif : accroître entre les deux pays la mobilité des étudiants, et celle des chercheurs notamment en sciences, et renforcer la coopération scientifique, déjà très dense entre les deux pays, en en focalisant sur les grandes priorités de leurs agendas stratégiques de recherche respectifs.

Le Japon occupe le premier rang mondial pour la part de l'investissement privé (79%) dans la dépense de R&D, qui s'élève à 3,64 % du P.I.B.. Au-delà du partenariat établi de longue date en matière nucléaire, de l'engagement du Japon dans l'Organisation internationale ITER, dont le directeur général est japonais, et du dialogue régulier entretenu en matière spatiale depuis 2005, six domaines scientifiques d'intérêt partagé ont été identifiés : les sciences de la vie-santé, l'énergie-développement durable-environnement, le numérique-robotique, les sciences des matériaux-nanotechnologies, l'espace, ainsi que très grandes infrastructures de recherche.

C'est dans cet esprit que la ministre a présidé avec son homologue à la signature de deux accords. Le premier, associant le National Institute for Materials Science (NIMS), Saint-Gobain et le C.N.R.S., vise à la création d'une unité mixte internationale de recherche dans le domaine de la science des matériaux, localisé à Tsukuba.
Le second a pour objectif de développer la coopération entre le synchrotron SOLEIL, le Japan Synchrotron Radiation Research Institute (JASRI) et l'Institut RIKEN Harima.

Ces deux accords sont exemplaires des coopérations existantes et à venir entre la France et le Japon, en cohérence avec "France Europe 2020", l'Agenda stratégique de la Recherche, que la ministre a lancé le 21 mai dernier.

Dans le secteur des biotechnologies, la ministre a rappelé, dans son discours de clôture du Comité conjoint, la collaboration sur les cellules souches pluripotentes induites (I.P.S.) entre le prix Nobel de médecine 2012 Shinya Yamanaka et la Jeune entreprise innovante Cellectis, basée en Ile de France.

Dans le domaine de l'énergie, notamment, les deux ministres ont décidé de développer des synergies dans leur offre de partenariats avec les pays tiers, et en particulier les pays africains.

En marge de la visite d'Etat, la ministre a rencontré les autorités japonaises du Conseil pour la politique scientifique et technologique, placé auprès du Premier ministre, la communauté des chercheurs français travaillant au Japon, et a visité deux laboratoires franco-japonais du C.N.R.S., à Tokyo University : Next-PV, sur l'application des sciences physique et chimique et de l'ingénierie aux cellules photovoltaïques du futur, LIMMS, qui se consacre aux micro- et nanosystèmes.

Au lendemain de l'adoption en première lecture du projet de loi relatif à l'enseignement supérieur et à la recherche à l'Assemblée nationale et de la présentation de l'Agenda stratégique de la Recherche "France Europe 2020", la ministre a rappelé que cette ambition nouvelle pour la France passe par un renforcement de l'ouverture internationale :

  • en terme de mobilité étudiante

La France accueille chaque année 2 000 étudiants japonais, (sur 140 000 inscrits à l'étranger), presque exclusivement dans les filières artistiques, et compte moins de 1 000 étudiants français au Japon. La loi d'orientation pour l'enseignement supérieur et la recherche vise justement à renforcer l'attractivité de notre pays pour les étudiants, en les accueillant mieux, avec des visas pluriannuels, des formations en anglais et français pour attirer des étudiants dans les filières scientifiques, commerciales et technologiques. L'objectif est de doubler le nombre d'étudiants japonais d'ici à 2020, notamment dans les filières scientifiques.

  • en termes de partenariat scientifique

La France est le 4e partenaire scientifique du Japon. La ministre a réaffirmé la volonté du Gouvernement de poursuivre et de renforcer les liens de coopération qui unissent les deux pays, dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche, pour faire face aux grands défis environnementaux, sociétaux et économiques, et faire ensemble le pari de la compétitivité et de la création d'emplois innovants et durables.

 

1ère publication : 8.06.2013 - Mise à jour : 23.12.2013

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