La coopération internationale en matière d'enseignement supérieur

Signature de cinq accords universitaires et scientifiques en Corée

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Signature d'accords universitaires et scientifiques en Corée© M.E.S.R.

Cinq accords universitaires et scientifiques ont été signés entre la France et la Corée. Objectif : stimuler des partenariats structurants au plus haut niveau entre les établissements d'enseignement supérieur et de recherche des deux pays.

Communiqué - 26.07.2013
Geneviève Fioraso

En République de Corée auprès du Premier ministre le 25 juillet, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, a organisé une série de visites le 26 juillet à Séoul, accompagnée d'André Syrota, P.D.G. de l'Inserm, de Jean-Loup Salzmann, président de la Conférence des présidents d'université (C.P.U.) et de l'université Paris 13, et de Jean-François Pinton, directeur de l'institut de physique du C.N.R.S..

Après des entretiens avec le Premier ministre et la Présidente de la République de Corée, Madame Park Geun-Hye, une rencontre avec des chercheurs, des start-ups et des pôles de compétitivité en marge du forum d'affaires, la ministre a rencontré également avec le Premier Ministre, le Vice-président de Samsung Electronics et président de Samsung Mobile, ainsi que l'équipe de recherche d'Air Liquide sur les nanotechnologies au sein de l'université Yonsei. La ministre a ensuite présidé à la signature de cinq accords de coopération en matière d'enseignement supérieur et de recherche. Elle s'est entretenue avec le conseiller scientifique de la Présidente de la République, monsieur Choi Soo-Hong, le responsable d'ITER Corée, le président du Board de l'institut Pasteur de Corée, et a visité l'Institute for Basic Science, sur le campus de Daejon.

La ministre a remis à une quinzaine d'étudiants coréens partant en France le certificat de bourses Blaise Pascal attribuées par le gouvernement français, pour suivre des formations dans des disciplines diverses (arts, biologie, économie et sciences politiques, gestion, ingénierie, sciences sociales).

La Corée du Sud a misé avec volontarisme sur l'enseignement supérieur et la recherche technologique pour dynamiser son économie et son innovation : avec 3,3 millions d'étudiants pour 59 millions d'habitants, et des dépenses de R&D représentant 4,32 % du P.I.B. (objectif de 5 % d'ici 2020), dont plus de 77 % consentis par le secteur privé, elle dépasse la France dans ces domaines porteurs pour la croissance et l'emploi.

Si la France et la Corée du Sud partagent de longue date un dialogue et une coopération de haut niveau dans les secteurs culturels, éducatifs et scientifiques, cette deuxième visite de la ministre en Corée du Sud a permis de mettre l'accent sur les partenariats à renforcer, en tenant compte des complémentarités entre les deux pays en matière d'enseignement supérieur et de recherche : en France, un agenda stratégique "France Europe 2020" pour la recherche, le transfert et l'innovation, lancé par la ministre le 21 mai dernier, en Corée le pari de relever le niveau de sa recherche fondamentale en appui à sa puissance technologique et à sa capacité à transformer l'invention en innovation créatrice d'emplois.

Dans ce contexte, la ministre s'est félicitée de la signature de cinq accords, visant à  stimuler des partenariats structurants au plus haut niveau entre les établissements d'enseignement supérieur et de recherche des deux pays. Ces partenariats misent sur les échanges d'étudiants, en particulier dans les disciplines scientifiques, de chercheurs, et d'enseignants-chercheurs. Les accords ont été conclus entre l'Institute for Basic Science (I.B.S.), le C.N.R.S. et l'INSERM, entre la C.P.U. et le Conseil coréen des universités, entre Paris 13 et deux universités coréennes, Seoul Women's University et Chonbuk University.

Les priorités identifiées sont en pleine cohérence avec les grands objectifs de la loi sur l'enseignement supérieur et la recherche promulguée le 23 juillet,  à savoir la réussite étudiante, et une nouvelle ambition pour la recherche, avec un agenda stratégique, "France Europe 2020", et la volonté de développer la recherche fondamentale et le transfert vers l'industrie et les services innovants.

Ces objectifs ont été réaffirmés lors de l'entretien avec le conseiller Choi :

  • la mobilité comme facteur d'élévation du niveau de qualification des jeunes et de leur insertion professionnelle ;
  • l'ouverture à l'international des établissements et le renforcement de l'attractivité et de la qualité de l'accueil des étudiants étrangers, notamment issus des BRICS ;
  • un soutien réaffirmé à la recherche fondamentale ;
  • l'identification de priorités, face aux grands défis économiques et sociétaux, tels que la transition énergétique, les mobilités durables, la santé, l'alimentation, les biotechnologies, l'environnement, les technologies de l'information ;
  • la promotion de la recherche technologique et du transfert.

La ministre a insisté sur "la complémentarité entre les deux pays, avec le souhait pour la Corée de développer sa recherche fondamentale et pour la France sa recherche technologique et le transfert ainsi que la convergence des thématiques abordées, que ce soit dans le secteur de l'énergie, de la santé, des nano et biotechnologies, du numérique. Cette complémentarité est le gage d'un partenariat gagnant-gagnant entre nos deux pays, que la mobilité des étudiants et des chercheurs contribuera à enrichir."

 

 

1ère publication : 26.07.2013 - Mise à jour : 29.07.2013

Signature des accords universitaires et scientifiques

Déplacement de Geneviève Fioraso en République de Corée

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