Rentrée étudiante 2013 : l'université en mouvement

Dossier presse rentrée 2013

Six objectifs prioritaires accompagnés de 23 mesures marquent la rentrée universitaire 2013. Une action au service de la réussite étudiante, de l'insertion professionnelle et de la démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur.

Dossier de presse - 11.09.2013

 

Une orientation choisie et accompagnée

Mesure 1 : une orientation choisie et accompagnée du lycée à l'Université : bac - 3 / bac + 3

La loi d'orientation pour l'enseignement supérieur et la recherche assure la continuité entre le lycée et le premier cycle de l'enseignement supérieur (bac - 3 / bac +3). Cette mesure vise à accompagner les jeunes et les aider à construire leur parcours d'orientation, donc de réussite, en anticipant l'orientation et en limitant les ruptures entre le lycée et l'université.
Les lycéens se verront ainsi présenter les filières universitaires, les débouchés professionnels et les métiers auxquels elles préparent. Ils auront la possibilité d'assister à des cours dans les universités, afin de découvrir les méthodes de travail de l'enseignement supérieur.
Ces dispositifs vont se mettre en place progressivement pour aboutir à un service public territorialisé de l'orientation, impliquant les acteurs académiques, universitaires et le monde socio-économique.
Par ailleurs, un comité " sup'emploi " a été mis en place, présidé par deux chefs d'entreprise, afin de mettre en adéquation les besoins du milieu socio-économique et les formations et d'anticiper ensemble les nouveaux métiers.

Mesure 2 : l'admission dans les études de santé et les études paramédicales

Les expérimentations prévues par la loi du 22 juillet 2013 pourront être organisées dès cette année universitaire. Les étudiants de PACES (première année d'études de santé) se verront proposer une réorientation effective lorsque leurs résultats des premières semaines ne leur permettent pas d'envisager une réussite au concours. Par ailleurs, les étudiants ayant suivi un premier cycle adapté à l'université, conduisant à un diplôme de licence, pourront bénéficier d'une admission différée en 2e ou en 3e année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques et de maïeutique. Ces mesures visent à prévenir l'impact des échecs au terme de la 1re année de PACES (85 % d'échec aujourd'hui).

Mesure 3 : l'orientation prioritaire des bacheliers professionnels et technologiques

Les premiers effets des mesures engagées par la ministre porteront leurs fruits dès cette rentrée avec, pour la première fois, une amélioration du taux d'acceptation des bacheliers professionnels et technologiques en S.T.S. et I.U.T., respectivement de 8 et 2 %.
Dès la session 2014 d'A.P.B. (Admission Post-Bac), les mesures prévues par la loi du 22 juillet 2013 s'appliqueront, avec la mise en place de pourcentages de bacheliers professionnels en S.T.S., et de bacheliers technologiques en I.U.T. Ces pourcentages seront établis par les recteurs en concertation avec les établissements et responsables des filières dans les lycées et universités. Ils tiendront compte aussi de la spécificité des territoires et des filières.

La réforme de la licence et l'innovation pédagogique

Mesure 4 : réformer le cycle de la licence avec une spécialisation progressive

La loi du 22 juillet 2013 fait de la réforme du premier cycle licence une priorité, introduit la spécialisation progressive, avec pour objectif de faciliter les réorientations sans redoublement et d'offrir aux jeunes un socle de connaissances plus large, pour mieux les armer face aux mutations de plus en plus rapides de la vie professionnelle. Cette mesure vise à mettre fin à l'hyperspécialisation, en introduisant une nouvelle approche des formations, avec la notion de " parcours types de formation ", qui favorise le projet personnel et professionnel de l'étudiant.
Cette spécialisation progressive permettra aussi des réorientations en cours de licence, sans redoublement. Par ailleurs, les conventions établies par la loi entre les classes prépas et les universités permettront des passages avec des équivalences.

Mesure 5 : simplifier les intitulés des formations, pour une meilleure lisibilité

La simplification des intitulés des formations vise à améliorer leur lisibilité pour les étudiants, leur famille et les employeurs, sans en appauvrir le contenu. Elle s'appuie sur la procédure d'accréditation introduite par la loi du 22 juillet 2013. Cette simplification s'intègre totalement dans la réforme de la licence et, avec six mois de décalage, du master.
Une mesure similaire est engagée pour réduire le nombre d'intitulés de masters (plus de 10 000 mentions et spécialités). Elle suivra, avec six mois de décalage, la simplification des licences.
Ce travail s'est fait en dialogue avec tous les acteurs concernés et s'inscrit dans la démarche de simplification voulue par le Président de la République et le Premier Ministre.

Mesure 6 : décloisonner les parcours entre les classes prépas et l'université

Dès la rentrée 2013, chaque classe préparatoire aux grandes écoles (C.P.G.E.) est invitée par la loi à conclure, par convention, un partenariat avec une université ou école, pour favoriser les passerelles, l'harmonisation des enseignements, la sensibilisation à la recherche des étudiants.

Mesure 7 : introduire massivement le numérique dans les enseignements

Seuls 3 % des établissements d'enseignement supérieur français proposent des cours en ligne, contre 80 % aux États-Unis. Le Royaume-Uni développe depuis 15 ans une université virtuelle qui compte parmi les cinq premières du pays et plus de trois millions d'étudiants peuvent suivre les cours de Stanford, de Harvard ou du Massachusetts Institue of Technology (MIT), grâce à l'explosion des MOOCs (Massive Open Online Courses).

La loi du 22 juillet 2013 donne une impulsion décisive pour combler ce retard. Le ministère lancera en octobre 2013 son Agenda pour le Numérique dans l'enseignement supérieur :

  • Mise à disposition progressive par les établissements de leurs formations dans l'univers numérique,
  • Vice-présidents en charge du numérique dans les Communautés d'universités et établissements,
  • Lancement d'une plateforme nationale regroupant l'offre de formation en ligne des établissements,
  • Volet e-éducation du nouveau programme d'investissements d'avenir (PIA),
  • Mise en place d'un fonds numérique mutualisé au profit des initiatives de France Université Numérique.

Préparer l’accès à l’emploi, objectif insertion

Mesure 8 : créer un comité Sup'Emploi pour associer le monde professionnel aux stratégies de formations

Le comité " Sup'Emploi " va être créé, présidé par deux personnalités reconnues du monde de l'entreprise, afin de réunir universités, écoles, représentants d'entreprises, étudiants, administrations concernées, personnalités qualifiées.
Il sera l'instance de dialogue et de réflexion stratégique sur l'ensemble des politiques d'intégration des étudiants dans le monde professionnel et, plus généralement, d'amélioration du lien formation-emploi.
Sur la base d'un programme de travail fixé par une lettre de mission de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et du ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social, ce comité a une triple fonction : réflexion stratégique et prospective sur les nouveaux métiers et les besoins en compétences et formations, formulation d'avis et de propositions favorisant le rapprochement des formations supérieures et des besoins socio-économiques, contribution au développement de l'alternance et de stages dès le début du cursus universitaire.

Mesure 9 : encadrer et développer les stages dès le premier cycle

Le nombre de stages a fortement progressé en quelques années, passant de 600 000 en 2006 à 1,2 million en 2012. Cette augmentation a rendu nécessaire un renforcement des dispositions pour mieux les encadrer, notamment pour les intégrer dans la formation des étudiants dès le premier cycle.

Mesure 10  : doubler le nombre d'étudiants en alternance d'ici à 2020

Aujourd'hui, l'alternance dans le supérieur concerne environ 7 % des étudiants et 4 % seulement à l'université, contre plus de 20 % en Allemagne. Le Président de la République a rappelé son engagement de doubler le nombre d'étudiants en alternance à tous les niveaux de formations, et dans tous les domaines disciplinaires.

Mesure 11 : favoriser l'accès des docteurs à l'entreprise et dans la haute fonction publique

Alors que le doctorat constitue le plus haut grade de l'enseignement supérieur, il est aujourd'hui insuffisamment valorisé dans les grands secteurs professionnels. Les docteurs rencontrent des difficultés d'accès à l'emploi, en dehors de l'enseignement supérieur et de la recherche publics. Parallèlement aux mesures relatives à la fonction publique, le ministère a engagé le dialogue avec les principales fédérations professionnelles, pour intégrer et valoriser le doctorat dans les référentiels des métiers et compétences.

Mesure 12 : développer l'esprit d'entreprise au sein de l'université

L'article 31 de la loi du 22 juillet 2013 reconnaît pour la première fois la formation à l'entrepreneuriat comme l'un des objectifs des formations de l'enseignement supérieur. Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche lance un plan pour susciter l'esprit d'entreprise auprès des jeunes.

L'objectif est d'atteindre 20 000 créations ou reprises d'entreprises par des jeunes issus de l'enseignement supérieur d'ici 4 ans avec :

  • le lancement prochain d'un appel à projets 2013-2016 en faveur de la constitution de Pôles Étudiants Pour l'Innovation, le Transfert et l'Entreprenariat (PEPITE) dans tous les sites universitaires,
  • la création d'un statut " étudiant-entrepreneur " pour mieux reconnaître et accompagner les projets de création d'entreprises des étudiants et des jeunes diplômés,
  • la généralisation de formations à l'entreprenariat en licence et en master,
  • l'intégration de formations à l'entreprenariat pour tous les doctorants,
  • la création d'un prix " étudiant entrepreneur ".

Une formation des enseignants rénovée

Mesure 13 : créer les Écoles Supérieures du Professorat et de l'Éducation, au sein des universités

Dès cette rentrée 2013, les nouveaux masters " Métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation " accueilleront leurs premiers étudiants dans les Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE).

Fruit d'une coopération étroite entre les ministères de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, les ESPE sont emblématiques de la politique du ministère : des formations professionnalisantes, intégrées à l'université. Cette réforme repose sur une autre conception de la formation des professeurs, fondée sur deux principes :

  • Réaffirmer qu'enseigner est un métier, qui s'apprend, pour permettre l'acquisition coordonnée des savoirs et des compétences professionnelles, avec une formation au numérique, à la culture scientifique et technique, à l'éducation artistique, avec une professionnalisation croissante,
  • Faire des Espe de véritables composantes universitaires, avec une formation des enseignants parfaitement intégrée au cursus des masters et à l'ensemble des parcours étudiants, en amont et en aval du master,
  • Favoriser la formation initiale et tout au long de la vie, pour tous les enseignements de la maternelle au master,
  • Stimuler la recherche en sciences de l'éducation, en didactique, en sciences cognitives.

Mesure 14 : permettre aux étudiants boursiers, dès la seconde année de licence, de bénéficier d'un emploi d'avenir professeur (E.A.P.)

Pour accompagner cette réforme, le dispositif des emplois d'avenir professeur (E.A.P.) monte en puissance et permet à 6 000 étudiants boursiers de 2ème et 3ème année de licence et 1ère année de master de bénéficier d'un contrat pour les accompagner dans leur parcours vers le concours et l'entrée dans le métier d'enseignant. Mis en place dès cette rentrée, les E.A.P. concerneront, quand le dispositif fonctionnera pleinement, 18 000 étudiants boursiers, qui contribueront à démocratiser l'accès aux métiers de l'enseignement et à diversifier la sociologie des enseignants, au bénéfice des élèves.

La vie étudiante : un investissement sans précédent

Mesure 15 : augmenter massivement les aides étudiantes

Dès la rentrée 2013, 100 000 étudiants bénéficieront de la réforme des bourses annoncée par la ministre en juillet dernier.

Quatre mesures ont été prises pour une application dès septembre 2013 :

  • Création d'un échelon " 0bis " à 1 000 euros pour 52 600 étudiants,
  • Création d'un 7e échelon à 5 500 euros pour 32 000 étudiants,
  • Création de 1 000 allocations individuelles supplémentaires entre 4 000 euros et 5 500 euros pour les 7 000 étudiants en situation d'autonomie avérée,
  • Revalorisation du montant de toutes les autres bourses à hauteur de 0,8 %.

Cette réforme bénéficiera aux deux bouts de la chaîne : à la fois ceux qui sont issus des familles les plus modestes et ceux qui sont obligés de se salarier plus d'un mi-temps pour financer leurs études, mettant ainsi en danger leur réussite scolaire.

La réforme entreprise dès cette rentrée sera prolongée et amplifiée à la rentrée 2014.

En trois ans, ce seront 400 millions d'euros de plus qui bénéficieront aux étudiants, ce qui en fait une vraie priorité du Gouvernement.

Mesure 16 : lancer un plan de 40 000 constructions de nouveaux logements

Le logement constitue le principal poste de dépense des étudiants. Sur les 40 000 logements étudiants supplémentaires prévus en cinq ans, dont 50 % en Ile-de-France, 30 000 ont d'ores et déjà été identifiés, notamment dans les six régions prioritaires (Ile-de-France, Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes et Nord-Pas-de-Calais) où les tensions en logement sont les plus vives.

Dès la rentrée 2013, ce sont 8 500 nouveaux logements qui sont livrés, avec 4 600 réhabilitations et 3 900 constructions nouvelles, alors que le gouvernement précédent n'avait jamais réussi à dépasser l'objectif de 3 300 nouveaux logements en moyenne par an.

Cela se traduit aussi par une augmentation de 20 Meuros des budgets 2013 et 2014 du CNOUS (de 71 à 91 Meuros).

Enfin, le déblocage des plans campus, permis par la fin du tout " PPP " et l'implication des collectivités territoriales, permettra de construire ou mettre en chantier 19 000 logements dont 12 000 en Ile-de-France.

Mesure 17 : mettre en place une caution locative étudiante dès la rentrée 2013

La ministre a annoncé la mise en place d'une caution locative étudiante disponible à titre expérimental pour 2 000 étudiants dès la rentrée 2013.

Ce dispositif sera généralisé pour 2014, avec un objectif de 20 000 étudiants.

La caution locative étudiante (CLE) permet de proposer rapidement une caution aux étudiants qui, en raison de leur situation familiale ou personnelle, ne peuvent pas en fournir lors de leur recherche de logement dans le secteur privé. Elle vise prioritairement les étudiants issus de familles monoparentales, les étudiants isolés et les étudiants étrangers.

Ce dispositif permet d'assurer aux bailleurs le paiement des loyers, en cas de non-paiement, grâce à un fonds de garantie mutualiste.

Dès 2013, le Crédit Coopératif s'engage à hauteur de 4 millions d'euros, aux côtés de l'État et de la Caisse des Dépôts (300 000 euros chacun).

Mesure 18 : créer 30 centres de santé dans les universités

Selon une enquête de l'Observatoire de la vie étudiante de mars 2013, environ 8 % des étudiants ne disposent pas d'une mutuelle (contre 6 % dans la population globale), et près d'un sur trois a déjà renoncé à des soins, notamment dentaires, ophtalmologiques et gynécologiques.

Pour remédier à cette situation, le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, en coordination avec le Ministère des Affaires sociales et de la Santé, a engagé la création de 30 centres de santé universitaires en France, afin d'offrir aux étudiants un accès rapide et polyvalent aux soins.

De nouveaux accords avec les organismes de sécurité sociale étudiante sur le tiers payant permettront aux étudiants de n'avoir pas à avancer le coût des consultations.

Mesure 19 : favoriser l'accès à la culture dans les campus universitaires

Les universités françaises et leurs étudiants sont à l'origine de très nombreuses initiatives artistiques et culturelles, qui jouent un rôle majeur d'animation des campus et débouchent souvent sur des projets académiques ou professionnels innovants et ambitieux.

Le Gouvernement entend multiplier ces initiatives et les valoriser davantage. Le 12 juillet 2013, en Avignon, Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et Jean-Loup Salzmann, président de la Conférence des présidents d'université ont signé une convention " Université : lieu de culture ".

Cette convention répond à plusieurs objectifs :

  • intensifier les pratiques culturelles et artistiques des étudiants et de l'ensemble des personnels des universités,
  • mieux valoriser le patrimoine architectural, scientifique, culturel et linguistique des universités,
  • renforcer la rencontre entre l'université et la création artistique, notamment autour des nouvelles pratiques liées au numérique,
  • dynamiser les partenariats avec les institutions artistiques et culturelles,
  • renforcer les échanges entre les universités et leur environnement, de manière à en faire des lieux de culture ouverts sur la cité,

Sur la base des initiatives permises par cette convention, une Journée nationale des arts et de la culture à l'université, ouverte au grand public, sera organisée en même temps sur tous les campus de France en 2014.

Mesure 20 : rénover les campus et créer les campus d'@venir

Sur les 5 milliards du " Plan campus ", 5 ans après la désignation de 13 projets innovants, seuls 156 millions avaient été débloqués pour des crédits d'ingénierie en juillet 2012. Suite au déblocage des plans campus, mettant fin au tout PPP (dispositif juridique du Partenariat Public Privé) 61 % des projets utilisent désormais les MOP (Maîtrise d'Ouvrage Publique) ou des sociétés de réalisation en partenariat avec les collectivités locales et la Caisse des Dépôts et consignations.

Le ministère a souhaité que les collectivités territoriales soient à nouveau des partenaires à part entière de ces investissements, notamment, pour réaliser les aménagements, les logements étudiants, les mobilités douces et les transports en commun...

Par ailleurs, un décret pris en Conseil d'État en octobre dernier permet aujourd'hui aux universités d'emprunter à un taux très bas, à la Banque Européenne d'Investissement. Cela permet d'accélérer les projets d'investissement, notamment pour les logements étudiants.

L'année 2014 verra la prolongation pendant un an des actuels contrats de projets État-Régions 2007-2013 afin que puissent être lancées sans attendre et achevées 48 opérations prioritaires identifiées par le ministère et les collectivités partenaires, représentant un investissement de plus de 538 Meuros, dont 265 Meuros sont pris en charge par l'État. À partir de 2015, c'est une nouvelle génération de contrats de projets qui sera mise en œuvre, après avoir été préparée pendant toute l'année 2013-2014, avec pour priorité la création de campus rénovés, modernisés, équipés pour la révolution numérique et exemplaire en termes de sobriété énergétique.

Ouvrir l’enseignement supérieur à l’international

Mesure 21 : favoriser la mobilité internationale avec Erasmus Plus

Penser l'université de demain, c'est faire de l'Université française un acteur majeur de la scène internationale, en facilitant la mobilité internationale des enseignants, des chercheurs et des étudiants.

L'enjeu du nouveau programme Erasmus Plus est de développer les mobilités internationales dans les quelques 1 000 établissements européens participant au programme, mais également les ouvrir à de nouveaux étudiants issus de filières professionnelles et technologiques et provenant souvent de milieux modestes. Cela sera possible grâce à l'augmentation de plus de 30 % du budget Erasmus pour la période 2014-2020, pour un montant global de 16 milliards d'euros. Les filières technologiques et professionnelles, notamment grâce à la demande de la France, bénéficieront en priorité de la hausse du budget Erasmus.

Mesure 22 : améliorer l'accueil des étudiants et chercheurs étrangers

Deuxième pays d'accueil au monde pour les étudiants étrangers (41 % des doctorants sont étrangers), la France est passée, en 10 ans, au 3e puis au 5e rang et s'est fait doubler par l'Allemagne. L'abrogation de la loi Guéant, indispensable, n'était pas suffisante et des dispositions améliorant l'accueil des étudiants et chercheurs sont prévues dans la loi relative à l'enseignement supérieur et la recherche.

En coopération avec le ministère de l'Intérieur, de nouvelles mesures ont été prises pour faciliter l'accueil des étudiants et doctorants étrangers. Des titres pluriannuels de séjours par cycle d'études sont désormais mis en place, et des guichets uniques d'accueil sont créés dans plusieurs universités dès la rentrée, en Lorraine, à Nantes, à Grenoble, afin de faciliter les démarches des étudiants.

La durée des autorisations de séjour a été augmentée pour les étudiants étrangers, après l'obtention de leur diplôme, de façon à leur donner davantage de temps pour s'insérer professionnellement.

Mesure 23 : permettre à tout étudiant de parler une langue étrangère, proposer des cours en langues étrangères pour attirer les étudiants étrangers non francophones

Dès 2012, le ministère a fixé aux universités l'objectif que chaque étudiant maîtrise couramment au moins une langue étrangère à l'issue de son diplôme. En termes opérationnels, il s'agit notamment permettre au plus grand nombre de jeunes d'obtenir une certification nationale et/ou européenne.

Par ailleurs, des coopérations renforcées sont en cours avec les pays du Maghreb et d'Afrique francophone (plus de 50 % des 290 000étudiants étrangers en sont originaires), notamment pour mettre en place des formations universitaires dans ces pays (IUT, écoles d'architecture, etc.).

1ère publication : 11.09.2013 - Mise à jour : 16.10.2013

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