Accueil >  Stratégie >  Stratégie Innovation >  Plan national pour l'innovation

Plan national pour l'innovation

Lancement du plan national pour l'innovation

Deplacement de Geneviève Fioraso à Saint-Etienne sur l'innovation

Le Premier ministre a présenté, à saint-Etienne, un an après le lancement du Pacte pour la croissance et la compétitivité, les grandes lignes d’un plan innovation qu’il a voulu faire porter par le ministère du Redressement productif et le ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Geneviève Fioraso était aux côtés d'Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif et de Fleur Pellerin, ministre déléguée aux P.M.E., à l'Innovation et à l'Economie numérique pour présenter les mesures de ce plan national de l'innovation.

Discours - 5.11.2013
Geneviève Fioraso

Seul le prononcé fait foi

 

Le Premier ministre a présenté hier un an après le lancement du Pacte pour la croissance et la compétitivité, les grandes lignes d'un plan innovation qu'il a voulu faire porter par le ministère du Redressement productif (M.R.P.) et le ministère chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

L'innovation est multiforme. Il n'y a pas un processus unique d'innovation. Elle est parfois tirée par les besoins du marché, les comportements des utilisateurs, les critères économiques, ce que les entreprises détectent le mieux. Elle est aussi poussée par les avancées technologiques et les ruptures nées de la recherche fondamentale de façon pas toujours prédictible : ces innovations naissent pour la plupart dans des organismes comme le C.E.A., le C.N.R.S., l'INSERM, le CNES, les organismes de recherche en général et les laboratoires dans les universités.

Le Président de la République comme le Premier ministre ont soutenu sans relâche le décloisonnement des efforts de recherche et d‘innovation pour une meilleure coordination entre les acteurs. C'est le sens des écosystèmes territoriaux de recherche et d'innovation, les communautés d'universités et d'établissement mis en place dans la loi sur l'enseignement supérieur et la recherche du 22 juillet 2013.

Car l'innovation, la production de connaissances ou de technologies, la création d'entreprises innovantes, le dynamisme des clusters et pôles de compétitivité sont donc intimement liés. Il ne peut y avoir ni gosplan ni mise en boite de l'innovation mais au contraire une impulsion forte, multiforme et coordonnée. C'est ce que nous présentons aujourd'hui, à la demande du Premier Ministre, avec un portage privilégié du M.E.S.R. et du M.R.P. et une coordination par le ministère délégué chargé des Peties et Moyennes Entreprises, de l'Innovation et de l'Economie numérique. C'est ce qu'indiquait le Pacte national pour la croissance et la compétitivité présenté par le Premier ministre il y a un an : "le socle de toute politique en faveur de l'innovation passe par la recherche fondamentale, la recherche technologique, en partenariat avec les entreprises, et par le transfert de la recherche technologique."

La contribution du M.E.N.E.S.R. à la politique nationale d'innovation

La culture de l'entrepreneuriat et de l'innovation dans l'enseignement supérieur

L'innovation, le premier Ministre l'a rappelé hier, c'est d'abord un état d'esprit et une culture. Pour sensibiliser les nouvelles générations à la culture de l'innovation, à l'entrepreneuriat, plusieurs mesures sont engagées par le ministère : 

  • une l'offre de formation à l'entrepreneuriat et à l'innovation dans toutes les filières de l'enseignement supérieur, dès la licence;
  • des incubateurs au cœur des universités grâce au lancement d'un appel à projets qui permettra de faire émerger 30 PEPITE (Pôles Etudiants pour l'Innovation, le Transfert et l'Entrepreneuriat) sur le territoire, un par communauté d'universités et d'établissement, avec une subvention de l'Etat et de la Caisse des dépôts de 4,6 millions d'euros sur trois ans, avec la participation du M.E.S.R. pour 3 millions d'euros;
  • un nouveau statut "d'Etudiant Entrepreneur" y compris pour les jeunes diplômés;
  • un dispositif dédié dans le Concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes pour les étudiants entrepreneurs.

Avec 2,4 millions d'étudiants en formation, l'enseignement supérieur, au contact de la recherche, a en effet un rôle majeur à jouer dans la diffusion de l'esprit d'entrepreneuriat et d'innovation auprès des générations futures.


D 'autres mesures accompagnent cette ouverture à la culture de l'innovation et de l'entrepreneuriat :

    • doublement des stages encadrés et de l'alternance;
    • formations pluridisciplinaires pour susciter la créativité, espaces de travail coopératifs;
    • travail en équipe et en projet;
    • diffusion du numérique (12 millions d'euros y sont consacrés dans un premier temps par le Programme d'investissements d'avenir)
    • mise en place du Comité Sup-Emploi présidé par des industriels pour anticiper les métiers de demain et adapter les formations (transition énergétique, bioinformatique, big data, design...);
    • c'est aussi le sens des mesures engagées avec Aurélie Filipetti, ministre de la Culture et de la Communication, en faveur de la culture scientifique et technique pour favoriser les lieux de créativité, d'expérimentation comme les "Fab lab" : mesures qui seront présentées  en Conseil des Ministres le 13 novembre prochain.

Agir pour l'innovation passe par un décloisonnement et un dialogue permanent entre recherche et entreprises

Le redressement économique de la France impulsé par le Président de la République et le Premier ministre s'appuie sur une politique volontariste en faveur de l'innovation et de la compétitivité par la qualité.

L'innovation passe par le renforcement de la recherche fondamentale, de la recherche technologique, trop faible en France (à peine 10% en France contre 20% en Allemagne et aux Etats-Unis) en partenariat avec les entreprises et par le transfert de la recherche publique. Aux Etats-Unis, 20% du P.I.B. correspondent à des activités qui n'existaient pas il y a 40 ans et qui sont largement issues de la recherche publique.

Ce plan innovation s'appuie sur plusieurs mesures engagées dans le plan transfert lancé en octobre 2012 par le M.E.S.R. et intégré dans la loi relative à l'enseignement supérieur et la recherche du 22 juillet 2013 :

  • Le renforcement de la recherche technologique, le meilleur lien entre la recherche fondamentale et les entreprises, avec deux actions :

- un soutien renforcé aux Instituts Carnot, avec 150 millions d'euros du Programme d'investissements d'avenir;

- la mise en place de plateformes régionales de transfert technologique pour la diffusion des technologies auprès des P.M.E./P.M.I. et E.T.I.. C'est l'action C.E.A.-Tech, avec des plateformes installées à Bordeaux, Nantes et Toulouse, et bientôt en Lorraine, en s'appuyant sur l'expérience réussie de Saclay et Grenoble et sur les acteurs territoriaux, industriels, collectivités, laboratoires publics des universités et organismes de recherche. Six mois après leur mise en place, 100 ingénieurs chercheurs sur le terrain et 20 millions d'euros de projets de R&D partenariaux avec les industries locales ont déjà été contractualisés.

  • Le lancement par l'Agence Nationale de la Recherche du projet LabCom : 100 laboratoires communs entre recherche publique, P.M.E. et E.T.I.. 80 projets ont été déposés, 18 ont déjà été retenus. Une 3e session est prévue en décembre : 20millions d'euros par an y sont consacrés.
  • L'inscription, dans la loi du 22 juillet 2013, du transfert dans les missions du service public de l'enseignement supérieur et de la recherche : création du livre sur le transfert en cours de transmission au Conseil d'Etat avec un décret relatif au mandataire unique pour les brevets en co-propriété, une circulaire sur la mise en œuvre de l'exploitation préférentielle en Europe et par les P.M.E. des brevets issus de la recherche publique. Le fonds de 240 millions d'euros, ainsi que celui de 1,1 milliard d'euros prévu dans le Programme d'investissements d'avenir, annoncés par le Premier ministre à Saint-Etienne, permettront de stimuler la création et d'accompagner la croissance des startup issues de l'université et de la recherche. L'objectif est d'éviter le rachat par des fonds extérieurs à l'Europe, trop fréquent aujourd'hui, de ces pépites financées en amont par la recherche publique lors de leur 2e ou 3e tour de table.


Pour compléter ces mesures, des actions nouvelles ont été inscrites dans le plan :

    • une offre de formation dédiée aux métiers du transfert et de l'innovation : une mission sera confiée prochainement à Gilles Copin, président de l'Ecole de Management de Lyon;
    • la préparation de la phase 3.0 des Carnot le 26 novembre;
    • le lancement d'une concertation sur l'articulation des SATT et des incubateurs; 
    • l'ouverture du Concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes du M.E.S.R. à un nouveau prix "Tremplin Entrepreneuriat Etudiant", qui prévoit un accompagnement de tous les lauréats pour accélérer le développement des startup.

Agir pour l'innovation, c'est choisir et faire des priorités cohérentes

A l'instar des Etats-Unis avec le plan Obama "advanced manufacturing partnership", de l'Allemagne avec le High Tech Strategy 2020, du Royaume-Uni et ses Eight Great Technologies ou encore du Japon avec son programme Rebirth, la France s'est dotée pour la première fois d'un véritable Agenda Stratégique de la Recherche. C'est l'agenda "France Europe 2020", lancé le 21 mai dernier, qui fixe dix grands défis, en particulier : la transition énergétique, la ré-industrialisation et l'usine du futur, la santé, les systèmes urbains durables... Au total, ce sont 4,1 milliards d'euros sur les 12,1 milliards d'euros qui seront fléchés sur les actions portées par notre ministère. dans le Programme d'investissements d'avenir 2 notamment:

  • 150 millions d'euros seront investis sur le développement et la diffusion des technologies clés génériques, en soutien à la réindustrialisation ;
  • 400 millions d'euros sur la recherche translationnelle en santé ;
  • 50 millions d'euros sur le spatial ;
  • 50 millions d'euros sur le calcul intensif.

Cette démarche d'orientation de la recherche est en phase avec 34 plans qui visent à dessiner la France industrielle de demain, et avec les 7 "ambitions" identifiées par la Commission Lauvergon. Un conseil stratégique de la Recherche, chargé de définir la stratégie natonale de la recherche, avec une diversité d'approche favorisant l'innovation, sera prochainement installé par le Premier ministre.


Toutes ces actions, qui mobilisent l'enseignement supérieur et la recherche, en amont et en interaction avec le M.R.P. et le ministère délégué chargé des Peties et Moyennes Entreprises, de l'Innovation et de l'Economie numérique, s'inscrivent dans une vision globale de l'innovation, fondée sur l'ouverture, le décloisonnement, l'interdisciplinarité, l'interaction constante entre l'amont et l'aval, au service de la compétitivité par la qualité et de la création d'emplois innovants.

Au-delà de la montée en gamme de nos produits et services, elle vise à construire une société de progrès, de confiance qui, au-delà du principe de précaution, ouvre des perspectives aux nouvelles générations. C'est le principe d'innovation.

 

1ère publication : 5.11.2013 - Mise à jour : 23.05.2014

Contact presse

Delphine CHENEVIER

01 55 55 84 24

Chiffres-clés

4,1 milliards d'euros sont fléchés sur les actions portées par le M.E.S.R. dans le PIA 2, notamment :

  • 150 millions d'euros investis sur le développement et la diffusion des technologies clés génériques, en soutien à la réindustrialisation ;
  • 400 millions d'euros sur la recherche translationnelle en santé ;
  • 50 millions d'euros sur le spatial ;
  • 50 millions d'euros sur le calcul intensif.

Les recherches les plus fréquentes :

© 2013 Ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche - Tous droits réservés