Parité et lutte contre les discriminations

Les Femmes scientifiques à l'honneur au M.E.S.R.

Déjeuner en présence de femmes scientifiques© M.E.S.R./X.R.Pictures

A l'approche de la Journée du 8 mars, Geneviève Fioraso a reçu, autour d'un déjeuner-débat, des femmes scientifiques du monde académique et industriel au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Objectif : réfléchir à la promotion de la place des femmes dans la science.

Actualité - 6.03.2014
Geneviève Fioraso

La ministre a reçu jeudi 6 mars 35 femmes scientifiques, du monde académique, économique, associatif, mais également des journalistes scientifiques. Une occasion de recueillir leurs points de vue, témoignages et propositions s'agissant de la place des femmes dans la science.

Les chiffres en matière d’orientation et de parcours professionnels sont en effet accablants et ne progressent pas : 28 % des élèves des écoles d’ingénieur sont des femmes, 30 % de filles sont inscrites en classes préparatoires scientifiques contre 74 % en prépas littéraires et 54 % en économie et commerce, 1 fille sur 21 étudiants est reçue à l’Ecole Normale Supérieure en physique chimie et 1 sur 28 en maths-physique-informatique.

A ce rythme, il faudrait attendre 2080 pour atteindre la parité entre chercheurs et chercheuses au C.N.R.S. en sciences dures et 2075 pour les écoles d’ingénieur.

A cette discrimination dans l’orientation initiale s’ajoute celle du plafond de verre dans la vie professionnelle : à peine plus de 15 % de femmes professeurs d’universités, seulement 13 % de femmes à la présidence des universités. En 111 ans, le Prix Nobel n’a été attribué qu’à trois scientifiques françaises : Marie Curie en 1903 et 1911, Irène Joliot-Curie en 1935 et Françoise Barré-Sinoussi en 2008. Aucune jeune mathématicienne n’a bénéficié à ce jour d’une des 13 médailles Fields françaises. Et il n’y a eu que trois femmes médailles d’or du C.N.R.S. sur les 59 attribuées !

La ministre a rappelé à cette occasion l’engagement du ministère et du Gouvernement. Pour mettre en œuvre la parité, 13 mesures ont été inscrites dans la loi du 22 juillet 2013, relative à l’enseignement supérieur et la recherche : inscription de la parité dans la gouvernance des établissements d'enseignement supérieur ou les instances scientifiques (Conseil stratégique de la recherche, HCERS); dispositions relatives à la mixité des filières dans les formations, etc..  

L’action du ministère se fait également en amont, sur l’orientation, sur la représentation des métiers. C’est tout l’enjeu du travail engagé par le M.E.S.R. et le MEN sur le continuum bac -3, bac + 3.

Comme l’a souligné la ministre, Geneviève Fioraso : "Convaincre les filles qu’elles sont à la hauteur pour s’engager dans des carrières encore majoritairement occupées par des hommes, susciter des vocations par l’exemplarité, intégrer dans toutes nos décisions la légitimité et l’exigence de la parité : ce sont les conditions pour ne pas priver notre pays de la moitié de ses talents !"

 

1ère publication : 6.03.2014 - Mise à jour : 12.03.2014

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