Réponse de Geneviève Fioraso à la question d'Anne-Christine Lang, députée de Paris

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Geneviève Fioraso est revenue, à l'occasion des questions d'actualité au gouvernement du 21 mai 2014 à l'Assemblée Nationale, sur le bilan du programme européen Erasmus plus.

Parlement et Institutions - 21.05.2014
Geneviève Fioraso

Madame la députée Anne-Christine Lang, merci tout d'abord de votre question concernant le programme Erasmus, parce que c'est sûrement la meilleure illustration de ce que doit être l'Europe : une Europe ouverte à la jeunesse, ouverte à la mobilité, aux échanges, à la fraternité ; ce qui sert à la fois les intérêts universitaires, les intérêts scientifiques, mais aussi les intérêts économiques, et aussi peut-être le plus important, par les relations amicales qui sont nouées à cette période-clé de la vie, ce qui sert la paix en Europe, la paix qui est tout de même l'un des principaux acquis de l'Europe.

Je vous remercie donc de cette question et je ferai un premier bilan de ces actions Erasmus, permises par Erasmus de 2007 à 2013. Trois millions d'étudiants ont pu bénéficier de cette mobilité en Europe, 300 000 pour la France qui est la seconde bénéficiaire, derrière l'Espagne, de ce formidable programme. Cela a concerné en France également 24 000 élèves, 30 000 lycéens et 40 000 enseignants et chercheurs.

On voit que c'était déjà un bilan conséquent, mais il n'était pas suffisant. Pourquoi ? Parce qu'il ne concernait pas suffisamment les jeunes issus des milieux les plus modestes et que l'on retrouve souvent dans les filières technologiques et dans les filières professionnelles. C'est pourquoi nous avons demandé, avec mes collègues du gouvernement, soutenus par le Premier ministre et le président de la République et la Priorité Jeunesse, nous avons demandé à la Commissaire européenne – et des ministres européens nous ont rejoints – d'amplifier le programme et surtout de flécher la progression de ce programme pour les années 2014 à 2020 vers les jeunes des filières professionnelles, des filières technologiques et les apprentis.

Cela a été fait ; le programme a été augmenté de 30 %. Il est maintenant de 14 milliards d'euros et il va concerner 5 millions de jeunes et les 2 millions supplémentaires seront des jeunes issus de milieux plus défavorisés. C'est donc un programme qui se fonde sur les valeurs de l'Europe que nous défendons : la fraternité, la solidarité et surtout la foi dans un avenir commun pour être présents dans le monde de demain.

1ère publication : 21.05.2014 - Mise à jour : 22.05.2014

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