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Réponse de Geneviève Fioraso à Antoine Karam, sénateur de Guyane

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Lors de la séance de questions au Gouvernement au Sénat jeudi 11 décembre, Geneviève Fioraso a répondu à la quesiton d'Antoine Karam, sénateur de Guyane, concernant les retombées attendues en termes d’emplois et de compétitivité pour les entreprises en Guyane suite à l’accord pour Ariane 6.

Parlement et Institutions - 11.12.2014
Geneviève Fioraso

Tout d’abord, je tiens à féliciter l’ensemble des équipes d’ARIANESPACE et du CNES qui ont réussi avec succès le 63e lancement d’affilée d’Ariane, samedi dernier, à Kourou.

Vous l’avez dit, Monsieur le Sénateur, le Conseil ministériel de l’Agence spatiale européenne, l’ESA, a pris le 2 décembre à Luxembourg, une décision historique, celle de développer un nouveau lanceur, Ariane 6, sans passer par Ariane 5 ME, qui remplacera Ariane 5 à compter de 2020 dans un univers, vous le savez, extrêmement concurrentiel, et nous nous devions de réagir au niveau européen.

Cette décision est aussi le fruit de l’engagement sans faille de l’ensemble des acteurs du public et du privé que nous avons voulu réunir, avec mes collègues Jean-Yves Le Drian et Emmanuel Macron, dans un conseil commun, le CoSpace, qui a permis de donner un nouveau lanceur avec des spécifications qui convenaient absolument à tout le monde, à tous, qui nous permettait d’être concurrentiels et qui, de plus, convenait à la fois aux vols scientifiques, aux vols stratégiques et aux vols également commerciaux.

Donc c’était extrêmement important que nous prenions cette décision. C’est un lanceur modulaire et compétitif qui nous permettra de rester en tête au niveau international. Après un effort de conviction absolument déterminant auprès de nos partenaires allemands, cette décision prise à Luxembourg représente pour la filière des lanceurs, l’ensemble de la filière, un investissement de 8 milliards d’euros dans les dix années à venir et de 4 milliards d’euros pour la seule filière Ariane 6.

En ce qui concerne le Centre spatial guyanais, il a pu, à son démarrage, en effet être considéré comme une enclave sur le territoire guyanais, vous l’avez rappelé. Mais aujourd’hui, la situation a changé et 75 % du personnel du Centre spatial est constitué de personnels guyanais. Le spatial représente 9 000 emplois directs et indirects, 15 % du P.I.B. du territoire; ce développement profite donc directement aux Guyanais. Je rappelle également que près 30 à 40 % des appels d’offre bénéficient à des entreprises guyanaises.
Le fait d’avoir décidé de lancer Ariane 6 va nous permettre de faire un investissement dans les années à venir de 600 millions d’euros à Kourou, en Guyane. Des entreprises seront concernées de même que les collectivités territoriales, qui travaillent avec nous à former davantage de jeunes. C’est pour cela que l’I.U.T. de Kourou développe des filières de formation au spatial. Par ailleurs, l’université de Guyane a été créée pour renforcer la formation et permettre aux jeunes de bénéficier de cette filière du spatial qui est une grande filière d’avenir.

Publication : 11.12.2014

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