Réponse de Geneviève Fioraso à Ary Chalus, député de Guadeloupe

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Lors de la séance de questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale mercredi 18 février, Geneviève Fioraso a répondu à la question d'Ary Chalus, député de Guadeloupe, concernant l'université de Guyane et l'université des Antilles.

Parlement et Institutions - 18.02.2015
Geneviève Fioraso

Vous l’avez rappelé, la création d’une université en Guyane avait été rendue nécessaire à cause des fortes tensions entre les deux pôles, le pôle des Antilles d’une part, le pôle de Guyane d’autre part. Je ne reviendrai pas sur les raisons, j’ai eu déjà l’occasion de m’en expliquer. Simplement pour dire qu’aujourd’hui, nous n’en sommes plus là et nous sommes en train de préparer l’avenir de ces deux pôles. Cet avenir, nous le construisons ensemble, et l’évolution que j’évoquais doit être considérée non pas comme une malchance, non pas comme un échec comme vous le formulez, mais au contraire comme une formidable opportunité. Pourquoi ? Parce que cela va permettre à chacun de ces pôles de travailler davantage au développement territorial et de s’inscrire davantage dans leur environnement spécifique.

En ce qui concerne les Antilles, cela va permettre à l’Université des Antilles, Martinique et Guadeloupe – une université – de davantage travailler avec les Caraïbes, sur des projets importants en matière d’exploration marine, de biodiversité. Cela va permettre également à l’Université de Guyane de travailler sur deux secteurs très porteurs : la biodiversité, pour laquelle cette université a déjà déposé un dossier auprès des investissements d’avenir, un projet ISITE, de développement territorial, et également dans le domaine de l’espace puisqu’il va y avoir un investissement très important à Kourou grâce à la décision que nous avons obtenue à Luxembourg pour lancer Ariane 6.

Pour autant, les coopérations existant depuis 1982 entre ces deux pôles vont non seulement subsister, mais se développer, dans des domaines très porteurs, pour l’environnement, pour l’agriculture, pour la biodiversité. Au niveau administratif, les transferts se sont faits dans les meilleures conditions. Donc vous le voyez, les conditions du partenariat, du développement territorial, de tout ce qui va tirer ces territoires vers le haut, sont là grâce à l’Université, grâce à la Recherche.

Vidéo de la réponse de Geneviève Fioraso à Ary Chalus à l'Assemblée nationale

1ère publication : 18.02.2015 - Mise à jour : 20.02.2015

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