Petite histoire de la recherche sur le climat

Plein disque terrestre

Depuis le 19è siècle, des équipes de chercheurs de la communauté scientifique internationale travaillent sur l'impact de l'activité humaine. Cette somme de connaissances sert de base aux acteurs de la COP21 pour mener les négociations de la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

Article - 9.07.2015

Les étapes clés de la recherche sur l'impact de l'activité humaine

1895

L'hypothèse d'un lien entre la température moyenne du globe et le taux de dioxyde de carbone dans l'atmosphère est ancienne, puisqu'elle a été formulée pour la première fois en 1895 par le Prix Nobel de Chimie Svante Arrhenius.

1938 à 1979

L'ingénieur anglais Guy Callendar, puis en 1956 le physicien américain Gilbert Plass ont établi puis théorisé la relation entre l'accroissement des rejets industriels de CO2 et les premières observations de réchauffement climatique planétaire.

L'amélioration des appareillages, la multiplication des observations, la mobilisation progressive de la communauté scientifique pour comprendre les mécanismes de l'évolution du climat présent, mais aussi passé, permettent qu'en 1979 soit énoncée sur la scène diplomatique internationale l'hypothèse d'un impact de l'activité humaine sur le climat lors de la première conférence mondiale sur le climat qui s'est tenue à Genève.

1988

Pour comprendre et répondre à cette menace planétaire, est initié sous l'impulsion du G7 par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) le plus grand projet de coopération scientifique de notre histoire : l'International Panel on Climate Change (IPCC) ou Groupe international d'expertise sur le changement climatique (GIECC).

Cette mobilisation de milliers de scientifiques de par le monde a permis à partir de synthèses des productions scientifiques d'établir la responsabilité des activités humaines sur l'évolution du climat, de modéliser cette évolution et d'en prévoir les conséquences.

1992

Depuis lors, élaboration d'un consensus scientifique et négociations internationales sont étroitement mêlées :

  • le premier rapport du GIECC incite l'ONU à établir une " Convention-cadre sur les changements climatiques " adoptée en 1992
  • le second rapport fournit les bases de négociations du protocole de Kyoto
  • les troisième, quatrième et cinquième rapports traitent de la compréhension toujours plus précise des bases scientifiques du changement climatique, mais elles s'attachent également à traiter des processus d'atténuation et d'adaptation

Ces résultats seront au cœur des négociations de la COP21.

Cet effort unique de synthèse des connaissances scientifiques traduit la mobilisation de la communauté scientifique internationale au sein de laquelle de nombreuses équipes françaises sont engagées.

Publication : 9.07.2015

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