Enseignement supérieur

Classement de Shanghai 2015: la France dans les 5 premiers pays mondiaux

Groupe d'étudiants assis sur un banc en extérieur en train de réviser© Fotolia

Thierry Mandon a pris connaissance du classement de Shanghai 2015, qui distingue 500 établissements d'enseignement supérieur parmi les 17000 universités répertoriées dans le monde. Avec 22 universités classées dans le Top 500 (+1 par rapport à 2014), la France conserve sa 5e place mondiale.

Communiqué - 15.08.2015
Thierry Mandon

La France compte 4 universités classées dans le top 100 : l'université  Pierre et Marie Curie est la première française du classement, à la 36e place. Viennent ensuite l'université Paris-Sud, classée 42e, l'Ecole normale supérieure Paris (E.N.S.), 72e, et l'université de Strasbourg, 87e.

La France compte également 2 universités dans le Top 150 (Aix Marseille, classée à la 101e place et Paris Diderot), 2 dans le top 200 (Grenoble 1 et Paris 5), 7 dans le Top 300 (Université Lyon 1 Claude Bernard, Ecole Normale Supérieure, Université Toulouse 3 Paul Sabatier, Toulouse school of Economics, université de Bordeaux, université de Lorraine, université de Montpellier 2), 3 dans le top 400 (Polytechnique, E.S.P.C.I. Paris Tech, université Paris Dauphine) et 4 dans le Top 500 (Mines Paritech, université d'Auvergne, Université de Nice Sophia Antipolis, université de Rennes 1).

Le Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Supérieur et la Recherche Thierry Mandon se réjouit de constater la stabilité des établissements français et de la France dans le classement. Il salue l’entrée dans ce dernier de l’école d’économie de Toulouse, portée par la récente attribution du prix Nobel d’économie à Jean Tirole. Ces résultats sont d'autant plus positifs que le classement est fondé sur une méthodologie peu adaptée au modèle scientifique et universitaire français, ne prenant par exemple pas encore en compte la création des COMUE.

Thierry Mandon rappelle toutefois que, même s’il est le plus visible, ce classement de Shanghaï n’est qu’un indicateur parmi d’autres, et même un classement parmi d’autres, à l’instar par exemple du Times Higher Education World University Ranking, dont les résultats présentent avec lui des convergences mais aussi certaines divergences.

De manière générale, ces classements, qui constituent des éléments d'information intéressants, voient leur influence décliner et ne doivent pas occulter d’autres éléments d’appréciation de la performance des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, qui sont évalués en permanence par des indicateurs tant internes qu’externes. Ces autres éléments sont mieux à même de restituer la réalité et la globalité de l’activité de chaque établissement, notamment ceux qui ont une composante de sciences humaines importante. Ils permettent de donner toute sa place à la mission pédagogique assurée par les universités et les écoles, ce que ne font pas les classements internationaux essentiellement fondés sur des indicateurs de recherche.

En définitive, le classement de Shanghai  privilégie les  très grandes universités fondées sur le modèle anglo-saxon plutôt que les universités fonctionnant sur le modèle européen, raison pour laquelle l'amélioration de notre classement dans l'indicateur de Shanghai ne peut constituer la boussole unique de la modernisation de notre système d'enseignement supérieur et de recherche.

1ère publication : 15.08.2015 - Mise à jour : 17.08.2015

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