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Les études de santé

Études de santé : questions les plus fréquemment posées

Etudiants médecine© Universite Lille 2

Toutes les réponses aux questions que vous vous posez. : durée des études de santé, modalités d'inscriptions, comment devient-on kinésithéreute, ostéopathe, orthoponiste, orthoptiste, sage-femme, numerus clausus, stage,....

Quelle est la durée des études de santé et quelles sont les modalités d’inscription aux études de santé ?

La première année commune aux études de santé mène à des études longues :

  • bac + 5 pour les sages-femmes
  • bac + 9 à bac + 11 pour les médecins
  • bac + 6 à bac + 9 pour les pharmaciens
  • bac + 6 à bac + 8 pour les chirurgiens dentistes

La préinscription puis l'inscription en 1ère année commune aux études de santé s'effectue sur le portail Parcoursup

Quelles sont les différences entre les thèses d’exercice des professions médicales et la thèse doctorale (diplôme d’Etat de docteur et diplôme de doctorat) ?

Les thèses d'exercice des professions médicales (médecine, odontologie et pharmacie) relèvent de textes spécifiques distincts de la thèse doctorale qui donne le grade de docteur. Les premières conduisent respectivement aux diplômes d'Etat de docteur en médecine, en chirurgie dentaire et en pharmacie. Ces diplômes accompagnent les diplômes d'études spécialisées et sont indispensables pour l'exercice de la profession.

En revanche, la thèse doctorale est une thèse de recherche ne conduisant pas à l’exercice d’une profession médicale. Voir à ce sujet l’arrêté du 25 mai 2016 fixant le cadre national de la formation et les modalités conduisant à la délivrance du diplôme national de doctorat.

Arrêté du 25 mai 2016 fixant le cadre national de la formation et les modalités conduisant à la délivrance du diplôme national de doctorat

Quelles sont les conditions de vaccination pour les études de santé ?

L’article L3111-4 du code la santé publique précise que tout élève ou étudiant d'un établissement préparant à l'exercice des professions médicales et des autres professions de santé dont la liste est déterminée par arrêté du ministre chargé de la santé, qui est soumis à l'obligation d'effectuer une part de ses études dans un établissement ou organisme public ou privé de prévention ou de soins, doit être immunisé contre l'hépatite B, la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la grippe.
 

L'obligation vaccinale contre la grippe est suspendue depuis 2006.
 

La liste des étudiants concernés par l’obligation vaccinale est publiée dans l’arrêté du du 6 mars 2007 relatif à la liste des élèves et étudiants des professions médicales et pharmaceutiques et des autres professions de santé, pris en application de l'article L. 3111-4 du code de la santé publique.


Des dispositions particulières sont-elles prévues à l’attention des personnes titulaires d’un diplôme paramédical qui souhaitent se réorienter vers une formation de médecine, d’odontologie, de pharmacie ou de sage-femme ?

Deux dispositions permettent aux professionnels paramédicaux de se réorienter vers une filière médicale :
 

- le numerus clausus complémentaire
Les titulaires de certains diplômes paramédicaux,  dont la liste est arrêtée par les ministres chargés de l’enseignement supérieur et de la santé, et qui justifient d’un exercice professionnel de deux années minimum après l’obtention de ce diplôme, peuvent s’inscrire en PACES pour concourir en vue des places complémentaires prévues pour cette catégorie de candidats dans certaines universités  (Aix-Marseille, Lille-II, Lyon-I, Paris- VI, Rennes-I, Toulouse-III, et l’université de Lorraine).

Pour pouvoir bénéficier de l’une de ces places, le candidat doit avoir obtenu la moyenne aux épreuves sanctionnant la PACES et figurer en rang utile sur la liste de classement correspondant à la filière choisie, établie à cet effet par l’université où ils sont inscrits.
 

- les « passerelles » pour un accès direct en deuxième ou troisième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme
Depuis la rentrée universitaire 2017-2018, les titulaires d’un diplôme d’auxiliaire médical sanctionnant au moins trois années d’études supérieures et justifiant d’un exercice professionnel en lien avec ce diplôme de deux ans à temps plein peuvent présenter un dossier de candidature, au plus tard le 31 mars de chaque année et dans la limite du nombre de candidatures possibles.

La candidature est examinée par un jury en 2 phases (admissibilité puis admission) qui décide de l’intégration directe en 2ème ou en 3ème année des études de médecine, d’odontologie, de pharmacie ou de sage-femme dans le respect du nombre de places fixé par arrêté des ministres en charge de l’enseignement supérieur et de la santé.
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000034451822&dateTexte=201712

Une circulaire précisant les justificatifs requis est publiée et actualisée chaque année.

De quel recours dispose un étudiant ayant bénéficié de deux inscriptions en première année commune aux études de santé (PACES) pour être autorisé à se réinscrire dans cette année d’études ?

En application de la réglementation, nul ne peut être autorisé à prendre  plus de deux inscriptions en PACES, sauf dérogation accordée par le président d’université sur proposition du ou des directeurs des unités de formation et de recherche concernées.

Cette compétence étant réglementairement attribuée au président d’université, il n’appartient pas au ministre chargé de l’enseignement supérieur d’intervenir à ce sujet.

Un étudiant autorisé à redoubler sa PACES mais qui ne s'est pas réinscrit l'année universitaire suivante peut-il se prévaloir de cette décision pour se réinscrire en PACES quelques années après ?

Aucune disposition dans la réglementation n’interdit à un étudiant de différer son redoublement à une année ultérieure. Le droit a redoublement lui est acquis. Cependant les inscriptions universitaires relèvent de la compétence des établissements et cet étudiant ne peut être assuré de pouvoir se réinscrire en PACES lors de la rentrée universitaire souhaitée.

Comment accède-t-on à la formation de sage-femme ?

L'étudiant devra au préalable avoir validé les épreuves de classement organisées au cours de la 1ère année des études de santé (PACES). Cette première année est commune aux études médicales, odontologiques, pharmaceutiques et de sage-femme. Elle peut l'être également avec certaines formations paramédicales.
 

Les étudiants souhaitant suivre des études de sage-femme doivent s'inscrire en première année des études de santé dans une université liée par convention avec une école de sages-femmes.
 
Toutefois, peuvent présenter un dossier de candidature en vue d'une admission directement en 2ème ou en 3ème année des études de sage-femme les personnes justifiant d'un certain niveau de formation ou d'un diplôme de l'enseignement supérieur

Pour être admis à s'inscrire en 1ère année, les candidats doivent justifier soit du baccalauréat, soit du diplôme d'accès aux études universitaires ; soit d'un diplôme français ou étranger admis en dispense ou équivalence du baccalauréat en application de la réglementation nationale ; soit d'une qualification ou d'une expérience jugée suffisantes.
 

Par la suite, pour être admis dans une école de sages-femmes, les étudiants doivent figurer en rang utile sur la liste de classement établie par l'unité de formation et de recherche médicale concernée à l'issue des épreuves de classement organisées au cours de la première année des études de santé. Un arrêté  détermine chaque année le nombre de candidats à admettre dans les écoles de sages-femmes ainsi que la répartition du nombre de places entre les universités et, s'il y a lieu, entre les unités de formation et de recherche médicales. A l'issue de cette première année, si l'étudiant se trouve  admis dans une école de sages-femmes, il devra suivre une formation d'une durée de quatre ans.

Les étudiants des filières médicales perçoivent-ils une rémunération ?

Depuis le décret n° 2014-1420 du 27 novembre 2014 relatif à l'encadrement des périodes de formation en milieu professionnel et des stages, la gratification est obligatoire lorsque la présence du stagiaire est supérieure à 2 mois au cours de l'année d'enseignement scolaire ou universitaire. Pour les stages inférieurs à cette durée, les structures d’accueil des étudiants stagiaires sont donc libres de les rémunérer ou pas.
 
A compter de leur inscription en 1ère année du 2ème cycle, les étudiants hospitaliers en médecine et en odontologie perçoivent une rémunération dont le montant annuel est fixé par arrêté interministériel. Elle est versée mensuellement par le centre hospitalier universitaire de rattachement lié par convention à l’unité de formation et de recherche dans laquelle ils sont inscrits.
 
Selon les mêmes modalités, les étudiants hospitaliers en pharmacie de la 2ème année du 2ème cycle et ceux du 3ème cycle court qui participent à l’activité hospitalière perçoivent aussi une rémunération.
 
Les émoluments forfaitaires mensuels des internes en médecine, en pharmacie et en odontologie sont identiques. Néanmoins, ils varient selon l’ancienneté calculée en fonction du nombre de stages semestriels accomplis. D’autres indemnités ou majorations sont accordées en fonction des critères familiaux, du logement.
 
Les étudiants sages-femmes en 4ème et 5ème année de formation, (deuxième cycle) ont également la qualité d’agent public, et perçoivent à ce titre une rémunération.
 
Ces rémunérations étant évolutives, nous ne précisons pas ici les montants.

Quelle est la durée des études en odontologie et qui organise ces études ?

Les études en odontologie peuvent durer entre 6 à 9 ans. Elles sont organisées par les universités. La formation est composée de cours théoriques, de travaux pratiques, ainsi que de stages cliniques et hospitaliers.

Après avoir franchi l'étape de la première année de sélection (Première année commune aux études de santé), vous vous engagez dans une formation d'odontologie qui dure 5 ou 8 ans.

Le cursus de 5 ans aboutit au diplôme de docteur en chirurgie dentaire.

Vous pouvez également, après le concours de l'internat, poursuivre des études pendant 3 à 4 ans.

Vous souhaitez obtenir des renseignements complémentaires concernant les études d'infirmier, les études de manipulateur en électroradiologie médicale, les études de masseur-kinésithérapeute.

Pour les études de masseur-kinésithérapeute ou d’infirmière qui relèvent du ministère en charge la santé, vous pouvez consulter la page : liste des concours et examens

Pour tous renseignements concernant ces matière, vous pouvez écrire à :

Dgos-rh1@sante.gouv.fr

Pour les études de manipulateur en électroradiologie médicale, deux formations sont possibles : le diplôme de technicien supérieur en imagerie médicale et radiologie thérapeute (sous tutelle du ministère en charge de l’enseignement supérieur) qui se déroule dans un lycée, et le diplôme d’Etat de manipulateur en électroradiologie médicale (sous tutelle du ministère en charge de la santé) qui se déroule en institut de formation.

Quelles sont les modalités d’admissions en Institut de Formation en Masso-kinésithérapie (I.F.M.K.) ?

Les voies d’accès sont la première année commune aux études de santé (PACES), une première année d’une licence du domaine sciences, technologie et santé (STS) et une première année de licence en sciences mention « sciences et techniques des activités physiques et sportives » (STAPS).
 
Une convention signée entre le directeur de l’IFMK et un ou plusieurs présidents d'universités précise les modalités retenues pour sélectionner les étudiants et le nombre de places offertes respectivement aux étudiants issus de la PACES, de la première année de licence en STAPS ou d'une première année de licence en sciences.

Quelle est la durée des études de kinésithérapie et quelle sera la reconnaissance du diplôme ?

La durée totale est de cinq années, dont quatre au sein d’un IFMK, après l’année de PACES ou d’une licence du domaine STS ou de STAPS.
 
 
Le diplôme d’Etat de masseur-kinésithérapeute permet l’obtention de 240 ECTS.

Comment devenir ostéopathe et quel diplôme est nécesaire pour exercer cette profession ?

La formation initiale se déroule sur cinq ans et se répartit en sept grands domaines d'enseignement.
Elle comporte :

  • 3 360 heures de formation théorique et pratique, sous forme de cours magistraux, de travaux dirigés et de travaux pratiques ;
  • 1 500 heures de formation pratique clinique encadrée de 1 500 incluant 150 consultations complètes et validées.


 Pour exercer la profession d’ostéopathe
, il faut :

  • soit obtenir le diplôme d’ostéopathie (DO) délivré par un établissement agréé par le ministère en charge de la sSanté université habilité par le ministère en charge  de la santé ;
  • soit obtenir le D.U. d’ostéopathie délivrée par une université accréditée par le ministère en charge de l’enseignement supérieur.
Comment devenir orthoptiste, quel diplôme est nécessaire pour exercer cette profession ?

La formation d'orthoptiste est ouverte aux titulaires d'un bac, ayant satisfait selon les universités universités à  l’une des deux modalités suivantes :

-    sélection sur dossier suivi d'un entretien avec le jury
-    examen écrit suivi d'un entretien avec le jury

Elle est effectuée à l’université et se déroule en 3 ans. Les études comportent un enseignement théorique et pratique, ainsi que des stages hospitaliers.
 
Pour exercer la profession, il faut obtenir le certificat de capacité d'orthoptiste délivré par une université accréditée par le ministère en charge de l’Enseignement supérieur.

Y-a-t-il un numerus clausus pour les formations en orthophonie, en orthoptie, en audioprothèse ?

Parce qu’elles débouchent sur des diplômes qui permettent l’exercice de professions réglementées, ces formations sont des formations dites à quotas.

Pour chaque formation, un arrêté fixe annuellement, le nombre d’étudiants à admettre en première année.

Pour l’année 2017-2018 :

- le nombre d'étudiants à admettre en première année d'études préparatoires au certificat de capacité d'orthophoniste est fixé à 841. Voir la répartition par université dans l’arrêté du 4 avril 2017.
- le nombre d'étudiants à admettre en première année d'études préparatoires au certificat de capacité d'orthoptiste est fixé à 409. Voir la répartition par université dans l’arrêté du 4 avril 2017.
- le nombre d'étudiants à admettre en première année d'études préparatoires au diplôme d'Etat d'audioprothésiste est fixé à 244. Voir la répartition par université dans l’arrêté du 4 avril 2017.

Quel grade vais-je avoir après mes études d'orthophonie ?

Le certificat de capacité d'orthophoniste confère le grade de master.
 

Les études comportent 10 semestres de formation (soit 5 années), et se composent du premier cycle (6 semestres de formation, 180 E.C.T.S.) correspondant au niveau licence, et du deuxième cycle (4 semestres, 120 E.C.T.S.) correspondant au niveau master.

J’ai obtenu un diplôme de psychomotricien en Belgique et je souhaite exercer en France.

L’exercice de la profession de psychomotricien sur le sol français est de la compétence du ministère en charge de la santé. Merci de bien vouloir lui adresser votre demande.

Quelles sont les conditions de poursuite d’études en France en vue de l’obtention du diplôme d’Etat de docteur en médecine, de docteur en chirurgie dentaire ou de docteur en pharmacie par les étudiants titulaires d’un diplôme de médecin, de chirurgien-dentiste ou de pharmacien obtenu à l’étranger ou ayant accompli des études en vue d’un tel diplôme ?

Il convient de distinguer 2 cas : les étudiants qui ne sont pas issus d’un Etat membre de l’Union européenne, ou partie à l’accord sur l’espace économique européen, de la confédération helvétique et de la principauté d’Andorre et les étudiants ressortissants de ces pays.

Les candidats autres que les ressortissants des Etats membres de l’Union Européenne, d’un autre Etat partie de l’accord sur l’Espace économique européen, de la Principauté d’Andorre ou de la confédération helvétique doivent s’inscrire en première année commune aux études de santé (PACES) pour passer les épreuves de classement organisées dans le cadre de cette année d’études.  Seuls les étudiants  classés en rang utile dans l’une des filières de PACES  sont admis à poursuivre leurs études dans cette filière (principe du numerus clausus).

Les candidats admis, à la suite des épreuves de PACES, à poursuivre des études en France dans la même filière que leur filière d’origine peuvent solliciter la dispense de scolarité d’un certain nombre d’année d’études. Les dispenses d’études, accordées par décision du ministre chargé de l’enseignement supérieur, ne peuvent excéder la 5e année d’études pour la médecine et la 4e année pour l’odontologie et la pharmacie.  Les étudiants bénéficiant de ces dispenses doivent par la suite passer un examen de vérification des connaissances portant sur le programme des années dont ils ont été dispensés, les modalités d’organisation de cet examen incombant aux établissements. Les étudiants poursuivent ensuite leur cursus.

A la fin de leur 6e année les étudiants en médecine passent les épreuves classantes nationales (E.C.N.)  qui leur permettent d’obtenir une affectation en 3e cycle, le choix de la spécialité et du centre hospitalier de rattachement étant conditionnés par le rang de classement du candidat.

Au cours de leur 3ème cycle, les étudiants soutiennent une thèse d’exercice en vue de l’obtention du diplôme d’Etat de docteur en médecine, en chirurgie-dentaire ou en pharmacie.

Pour les personnes titulaires d’un diplôme permettant l'exercice de la médecine dans leur pays d'origine, le concours de l’internat à titre étranger leur permet d’accéder au 3ème cycle des études médicales dans la limite des postes offerts chaque année.

Les étudiants ressortissants d’un Etat membre de l’Union Européenne, d’un autre Etat partie de l’accord sur l’Espace économique européen, de la Principauté d’Andorre ou de la confédération helvétique peuvent accéder au 3ème cycle de ces études après avoir validé une formation de base conforme à la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles.

Puis-je passer les épreuves classantes numériques à plusieurs reprises afin d’obtenir le classement qui me convient ?

Il n’est pas possible de se présenter à plusieurs reprises aux E.C.N. pour "convenance personnelle".
Conformément à l’article R. 632-5 du code de l’éducation, les candidats ne peuvent se présenter aux épreuves classantes nationales que deux fois, dans des conditions strictement encadrées.
 

La première fois, dans l’année universitaire où ils remplissent les conditions pour accéder au troisième cycle des études médicales prévues à l’article R.632-1 du code de l’éducation ;

La deuxième fois, dans l’année universitaire suivante si  l’interne qui a obtenu une première affectation à l’issue à l’issue des épreuves classantes nationales (ECN) désire bénéficier d’un deuxième choix après avoir engagé sa formation dans le cadre de la spécialité acquise à l’issue du premier choix ; Un étudiant qui s'est présenté aux épreuves classantes nationales peut demander, à titre dérogatoire et exceptionnel et pour des motifs sérieux dûment justifiés, à renoncer à la procédure nationale de choix prévue à l'article R. 632-7 et à se présenter une seconde fois à ces épreuves l'année universitaire suivante.

Les stages validés au cours de sa première affectation peuvent être pris en compte au titre de sa seconde affectation.

Le classement et l'affectation obtenus à l'issue de la seconde présentation aux épreuves classantes nationales se substituent à ceux obtenus à l'issue de la première. Le candidat sera donc obligé d’accepter le poste qui correspond à son classement.

Je suis inscrit(e) aux épreuves classantes numériques qui me permettront d’accéder au troisième cycle. Puis-je être classé(e) à l’issue de ces épreuves ?

Les "épreuves classantes numériques" n’ont pas pour objet de vous proposer un classement ni un accès au troisième cycle. Elles constituent un entraînement en situation réelle aux ECN.

Puis-je changer de lieu de stage pratique pendant mon internat ?

L’arrêté du 4 février 2011 modifié relatif à l’agrément, à l’organisation, au déroulement et à la validation des stages des étudiants en troisième cycle des études médicales, limite à trois le nombre de stages qu’un étudiant de 3e cycle des études de médecine peut accomplir dans une subdivision autre que celle dans laquelle il a été affecté.

Si l‘interne a accompli moins de 3 stages hors subdivision au cours de son parcours, il lui revient de déposer une demande de stage auprès de son directeur d’U.F.R., autorité décisionnaire.

Pour les étudiants inscrits en première année de troisième cycle à compter de l’année universitaire 2017-2018, cette possibilité est élargie si la suspension ou le retrait d'un agrément d’un terrain de stage est de nature à perturber le déroulement des maquettes de formation des diplômes postulés.

Les étudiants concernés peuvent alors demander à réaliser un stage hors subdivision pour le semestre concerné, en sus.

Je vais me présenter aux épreuves classantes numériques. Puis-je apporter mon matériel ? Que se passe-t-il si ma tablette tombe en panne ?

Les épreuves classantes nationales se dérouleront sur tablette.
Le matériel (tablette, papier de brouillon) sera fourni par l’université. Un surplus de tablette sera disponible si un matériel était défaillant.

Enceinte, je n’ai pas validé mon stage pratique. Que va-t-il se passer ?

La prise en compte les stages non validés en raison d’un état de grossesse, d’un congé de maternité ou d’une affection pouvant donner lieu à un congé de longue maladie ou de longue durée dans le calcul de l’ancienneté pour le choix de l’ensemble des stages semestriels restant à accomplir par les étudiants de troisième cycle des études de médecine et de troisième cycle long des études odontologiques est désormais possible.

La durée réglementaire pour valider le diplôme postulé est allongée lorsque l’étudiant est en congé de maternité, en congé de longue durée ou de longue maladie, en année de recherche ou en thèse de doctorat.

A qui s’applique la réforme du troisième cycle des études de médecine ?

La réforme du troisième cycle des études de médecine s’appliquera aux étudiants qui passent les épreuves classantes nationales en 2017.

La formation des étudiants de troisième cycle qui ont passé les épreuves classantes nationales  avant 2017 est réglementée par les dispositions codifiées du décret n°2004-67 du 16 janvier 2004 relatif à l'organisation du troisième cycle des études médicales.

Deux « régimes » de formation vont donc coexister dans le code de l’éducation

Le nouveau régime

En quoi consiste la réforme du troisième cycle des études de médecine ?

La réforme introduit l’acquisition progressive des compétences et connaissances professionnelles. Elle s’organise en 3 phases : la phase 1 dite socle qui correspond à l’acquisition des connaissances de base de la spécialité et des compétences transversales nécessaires à l’exercice de la profession, la phase 2 dite d’approfondissement qui correspond à l’acquisition acquisition approfondie des connaissances et compétences professionnelles nécessaires à l’exercice de la spécialité suivie et la phase 3, dite de consolidation qui correspond à la consolidation de l’ensemble des connaissances et compétences professionnelles nécessaires à l’exercice de la spécialité.

L'évaluation du parcours de formation de l'étudiant s'articule autour de ces trois phases. La réforme instaure des options au sein d'une spécialité, adaptées à des exercices particuliers, ainsi que des formations spécialisées transversales, options partagées entre plusieurs spécialités.

L‘accompagnement pédagogique  est renforcé par la création d’un contrat de formation et d’un portfolio qui permettent le suivi du parcours et de l’acquisition des compétences.

La gouvernance s'organise à deux niveaux : la région et la subdivision pour permettre un suivi de proximité de l'étudiant.

Enfin, des possibilités de réorientation sont introduites en cas de difficultés rencontrées en cours de formation.

Quels sont les nouveaux textes applicables ?

l’arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine


l’arrêté du 21 avril 2017 relatif aux connaissances, aux compétences et aux maquettes de formation des diplômes d’études spécialisées et fixant la liste de ces diplômes et des options et formations spécialisées transversales du troisième cycle des études de médecine

Où puis-je trouver la maquette du diplôme d’études spécialisées de médecine que je souhaite suivre ?

En annexe de l’arrêté du 21 avril 2017 relatif aux connaissances, aux compétences et aux maquettes de formation des diplômes d’études spécialisées et fixant la liste de ces diplômes et des options et formations spécialisées transversales du troisième cycle des études de médecine


Quelles évolutions pour les stages au cours de l’internat ?

La formation comprend trois phases successives auxquelles correspondent des stages de trois niveaux qui répondent à 3 niveaux d’agrément.

L’étudiant suit un stage dans la spécialité dès la première phase.

Sera-t-il possible de se former à une deuxième spécialité différente de la spécialité dans laquelle je suis qualifié ?

Le décret du 12 avril 2017 relatif aux conditions d’accès des médecins en exercice au troisième cycle des études de médecine précise les formations qui leur sont accessibles : diplôme d'études spécialisées, option ou formation spécialisée transversale ouverte dans la spécialité dans laquelle ils sont qualifiés. Il prévoit que les médecins intéressés par ce dispositif déposent un dossier de candidature dans lequel ils indiquent la formation au titre de laquelle ils candidatent ainsi que la subdivision dans laquelle ils souhaitent accomplir cette formation.

Ce texte entre en vigueur en 2021.

Comment se déroule le suivi pédagogique en troisième cycle des études de médecine ?

Pour un meilleur accompagnement de l’étudiant,  l’encadrement pédagogique se déroule à 2 niveaux :

La commission locale de coordination de la spécialité et le coordonnateur local sont chargés du respect de la formation et accompagnement de l’étudiant.

La commission locale établit le contrat de formation avec l'étudiant et le directeur de l‘UFR, s'assure du respect de la formation suivie par l'étudiant et de son accompagnement en s'appuyant sur le contrat de formation.

Il peut être assisté par un ou plusieurs référents

La commission régionale peut être saisie par l’étudiant, le directeur de l’UFR ou le coordonnateur en cas de difficulté dans son parcours de formation.

Elle propose les modalités d'organisation des enseignements et de contrôle des connaissances en vue du diplôme d'études spécialisées, recueille les propositions relatives à l'organisation des enseignements et à l'évaluation de la formation de la spécialité auprès des commissions locales et se prononce sur la situation individuelle d'un étudiant.

Quels sont les nouveaux outils pédagogiques ?

Le contrat de formation : obligatoire et conclu à l’issue de la validation de la phase socle, il reprend les objectifs de formation et est un outil d’évaluation et s’appuie sur le projet professionnel de l’étudiant de troisième cycle. Il comprend le sujet de thèse et les options ou FST que l’étudiant est autorisé à suivre.

Il est adaptable tout au long de la formation.

Il engage l’étudiant, le directeur de l’UFR et le coordonnateur local.

Le portfolio : il est annexé au contrat de formation. Il comprend l’ensemble des travaux que l’étudiant a effectué ainsi que les actes prévus à la maquette. Il est une preuve de l’acquisition des compétences.

1ère publication : 31.07.2015 - Mise à jour : 13.04.2018
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