Solutions COP21 : thématique "Modes de vie"

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Les organismes de recherche sont présents du 4 au 10 décembre 2015 au Grand Palais à Paris pour présenter au public l'action collective des scientifiques sur la question climatique à l'occasion de l'évènement Solutions COP21. Voici un panorama des constats et des réponses élaborées par les organismes scientifiques concernant le thème des modes de vie.

Article - 27.11.2015

Demain : des énergies et des consommations alternatives à promouvoir

Préparer un avenir meilleur, pour nous-mêmes et nos enfants impose de sortir progressivement de la dépendance aux énergies d'origines fossiles et carbonées. Les chercheurs développent beaucoup de sources d'énergie alternatives comme l'hydrogène, la biomasse, le nucléaire, le solaire, l'éolien, les bio-énergies... Ils ont des solutions applicables à plus ou moins long terme. Encore faut-il qu'elles ne soient pas trop chères et qu'elles soient optimales sur le plan environnemental. Et que nous acceptions de les adopter en changeant nos pratiques, en revoyant nos modes de consommation ! Vaste programme !

Les instituts acteurs de cette solution

C.E.A., C.N.R.S., IFPEN, INRIA, L'A.N.R. finance nombre de leurs projets de recherche dans ce domaine.

Projets de recherche développés par le CEA, le C.N.R.S., l'IFPEN ET INRIA

  • 94 % des moyens de transport dépendent du pétrole. 40 % de l'électricité mondiale provient du charbon. Le pétrole entre dans la fabrication d'à peu près tous les objets que nous utilisons. Notre dépendance au pétrole est telle que le supprimer du jour au lendemain n'est pas envisageable.

Partant de ce constat, les chercheurs de l'IFPEN orientent leurs travaux selon deux axes : l'efficacité énergétique qui vise à optimiser l'utilisation des fossiles et à réduire les émissions de CO2, et le développement des énergies alternatives : énergies marines, biocarburants, chimie du végétal, voitures hybrides et électriques.

  • Les chercheurs d'Inria participent au programme GIS HED2 (Groupement d'Intérêt Scientifique pour : Hydraulique pour l'Environnement et le Développement Durable) qui a pour objectif de renforcer et étendre les recherches sur l'hydraulique environnementale dans le cadre du Grenelle de l'environnement et développer une recherche industrielle mieux organisée, comme dans d'autres domaines de l'ingénierie, qui soit réactive, de premier ordre, avec des retombées techniques et scientifiques, avec un fort rayonnement international, s'appuyant sur une formation de haut niveau et soutenant l'innovation.

Porté par le CEREMA (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement)
Financé par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et le Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie.
Ils développent des outils de simulation pour modéliser de nouvelles techniques de production d'énergie (micro-algues, systèmes houlomoteurs, ...).Ils mettent au point des logiciels et des systèmes qui permettent de valider des nouveaux procédés et optimiser le rendement, et mesurer les impacts environnementaux.

  • Le CEA est à l'origine du développement de la filière industrielle nucléaire française. Aujourd'hui, une partie de ses scientifiques, travaille à optimiser le fonctionnement du parc de réacteurs nucléaires actuels. Leurs recherches portent aussi sur les systèmes nucléaires du futur à neutrons rapides, dit de 4ème génération. Dans le domaine de la fusion thermonucléaire, les chercheurs du projet international ITER envisagent une mise en service à l'horizon de la deuxième moitié du siècle. -

Mais les scientifiques du CEA sont aussi parmi les plus actifs en France sur les énergies renouvelables : en priorité l'énergie solaire (thermique et photovoltaïque) et son intégration dans l'habitat, les batteries pour véhicules électriques, l'hydrogène, les biocarburants de 2ème et 3ème génération.

La mobilité peut-elle être durable ?

La voiture individuelle à moteur à explosion... Quelle libération ! Quel symbole aussi de la société de consommation, d'abord aux Etats-Unis, puis en Europe et aujourd'hui dans les pays émergents. On connait aussi l'envers du décor : les conséquences en matière de pollution, de santé publique et d'impacts sur le climat. Mais pourquoi le pétrole serait-il indissociable de la voiture ? La voiture peut-elle vivre sa révolution énergétique ? A quel rythme ? Et la mobilité : n'est-elle qu'individuelle ?

Les instituts acteurs de cette solution

CEA, C.N.R.S., IFPEN, INRA, INRIA
L'A.N.R. finance nombre de leurs projets de recherche dans ce domaine.

Projets de recherche développés par le CEA, le C.N.R.S., l'IFPEN, INRIA

  • Le projet Futurol, porté par l'IFPEN et l'INRA, vise à mettre sur le marché un procédé, des technologies et des produits (enzymes et levures) pour assurer une production de bioéthanol de deuxième génération. Le combustible sera produit à partir de plantes entières dédiées mais aussi de coproduits agricoles et forestiers, résidus verts et autre biomasse lignocellulosique. Les résultats de cette technologie sont très encourageants : des coûts de production approchant ceux de la 1re génération et de fortes réductions des émissions de CO2 - supérieures à 70 %.
  • L'INRA, Inria et leurs partenaires participent au projet Purple Sun soutenu par l'A.N.R.. Le défi technologique est d'optimiser le partage du rayonnement solaire en une partie utilisée pour la production de micro algues et le reste pour la production photovoltaïque d'énergie. Le projet développe donc à la fois de nouveaux panneaux solaires semi-transparents autorisant la photosynthèse, et des procédés de culture de micro algues innovants.
  • Les chercheurs d'Inria apportent la contribution du numérique dans l'aménagement urbain sur des questions liées à l'intégration des différents modes de transport pour assurer une mobilité réellement durable et équitable. Il est indispensable de mêler plusieurs approches. Le développement de solutions technologiques (véhicules plus économes, mix énergétique, véhicules connectés, route intelligente etc.) est indispensable mais insuffisant à lui tout seul. Il faudra également renforcer l'offre de transports en commun et les infrastructures permettant aux «transports doux», comme le vélo, les patins à roulettes et la marche à pied de coexister harmonieusement avec les autres. Sans oublier l'utilisation plus partagée des véhicules privés. Les bénéfices attendus à court terme sont la réduction des émissions de GES et de la consommation d'énergie. A plus long terme, c'est le nouvel aménagement des territoires qui est en jeu, de manière à conjuguer sobriété énergétique et équité sociale.
  • Les chercheurs de l'IFPEN mettent au point avec leurs partenaires industriels, des technologies innovantes en matière de motorisations du futur, d'hybridation et d'électrification des véhicules, de carburants propres et de réduction des émissions. Un exemple : l'éco-conduite : L' application mobile GECO analyse la conduite de l'automobiliste en temps réel et lui prodigue des conseils d'amélioration. A la clé : 10 à 15 % d'économie de carburant et d'émissions de CO2. Mais l'éco-conduite abordée aujourd'hui dans GECO n'est qu'un premier pas vers une automobile plus intelligente et connectée. Pendant la COP21, Avis s'associe à l'IFPEN pour proposer à ses clients d'utiliser GECO et récompensera les conducteurs éco-responsables.

Les scientifiques de l'IFPEN développent aussi des transmissions pour véhicules hybrides, allant du 2-roues au véhicule automobile, qui offrent une haute performance énergétique (avec des gains en consommation sur véhicules légers de l'ordre de 10 %) à faible coût face aux solutions concurrentes comparables.
Si, en 2015, la voiture électrique ne représente encore que 0,5 % des nouvelles immatriculations, la pertinence de son usage en ville est indéniable. L'IFPEN travaille avec la PME Mavel sur des solutions de motorisations électriques présentant un rendement très élevé par rapport aux solutions existantes.

Le transport aérien s'intéresse aussi aux énergies alternatives au kérosène. Des vols d'essai avec des carburants issus de la conversion d'huiles végétales ont d'ores et déjà été réalisés avec succès. Les chercheurs de l'IFPEN ont mis au point, avec Axens, un procédé d'hydrotraitement d'huiles mis sur le marché en 2011 sous le nom de VeganTM. Celui-ci permet de produire des biodiesels et des biokérosènes.

La chimie bio... sourcée !

La chimie, branche majeure de l'industrie moderne est partout dans notre vie quotidienne, de la lessive au médicament en passant par les emballages ou les peintures. Comptable de certaines pollutions et de dérèglements environnementaux, la chimie est en train d'opérer sa mutation vers une chimie verte plus économe. Une chimie verte tournée vers des innovations qui réduisent son empreinte énergétique et environnementale : des procédés industriels plus performants, la valorisation des déchets, de nouveaux produits bio-sourcés conçus à partir de matières végétales.

Les instituts acteurs de cette solution

CIRAD, C.N.R.S., IFPEN, INRIA, IRSTEA

L'A.N.R. finance nombre de leurs projets de recherche dans ce domaine.

Projets de recherche développés par les chercheurs du CIRAD, du C.N.R.S., de l'IFPEN, d'INRIA, d'IRSTEA

  • Le Projet Lab Algae in silico, développé par les chercheurs d'Inria, s'intéresse aux micro-algues. Micro-organismes photosynthétiques reconnus pour l'extraordinaire diversité des molécules qu'elles peuvent produire / protéines, lipides, vitamines, antioxydants, pigments,... / les micro algues constituent  aussi une solution efficace pour le recyclage du CO2.Le projet de recherche met en place une plate-forme numérique destinée à évaluer la performance d'une espèce donnée de bactéries  pour une production souhaitée, sous un climat défini. Cet outil innovant permettra d'économiser du temps et de mieux calibrer les investissements avant de mettre en place des cultures de micro-algues, tout en optimisant la production.
  • Les scientifiques d'Irstea utilisent  les biotechnologies pour concevoir des produits industriels avec des matières renouvelables issues de la biomasse (déchets agricoles et ménagers, cultures d'algues etc.)

Leurs recherches ont, par exemple, abouti à la fabrication de bioproduits isolants pour les bâtiments. De nouvelles sources de biomasse sont explorées pour la production de biocarburant (Miscanthus).

  • Le projet européen EU-Pearls porté par le CIRAD vise à répondre à la demande toujours plus forte de caoutchouc naturel. L'hévéa (Hevea brasiliensis), cultivé surtout en Asie, ne permettra plus de couvrir la demande. Les principaux pays transformateurs de caoutchouc en Europe envisagent d'en produire eux-mêmes, en exploitant deux plantes productrices d'un caoutchouc naturel aux propriétés comparables à celles du latex d'hévéa : un buisson du Mexique, le guayule (Parthenium argentatum), et une plante herbacée du Kazakhstan, le pissenlit russe (Taraxacum kok saghyz).
  • Toujours sur la fabrication du caoutchouc, les chercheurs de l'IFPEN, de leur côté se sont associés à Axens et Michelin pour développer un caoutchouc synthétique, à partir de biomasse au lieu du pétrole, utilisable dans la fabrication des pneumatiques. Et ce à un coût compétitif. Tels sont les objectifs du  le projet BioButterfly, lancé fin 2013, et dont les recherches vont durer 8 ans.

La technologie baptisée Atol produisant du bio-éthylène, ou «  plastiques bio » est développée également par les chercheurs de l' IFPEN, ceux de Total et d'Axens : Cet intermédiaire chimique est utilisé notamment dans la fabrication des plastiques polyéthylènes que l'on retrouve dans de nombreux produits d'usage courant (bouteilles, CD, vêtements, etc). Une innovation qui est considérée comme l'une des plus rentables du marché !

Nos déchets : et si... ?

Et si on se souciait de ce qui se passe au-delà de notre poubelle ? Et si on changeait nos modes de production pour anticiper la récupération des composants en fin de vie ? Si on changeait nos modes de gestion des déchets vers un recyclage plus efficace ? Et si on s'engageait dans une économie circulaire qui valoriserait nos déchets en énergie et en matière ?

Et si les mots décharge et déchets devenaient porteurs de développement économique durable ?

Les instituts acteurs de cette solution

B.R.G.M., C.N.R.S., CIRAD, IFPEN, INRA, IRSTEA

Projets de recherche développés par le BRGM, le C.N.R.S., leCIRAD, l'IFPEN, l'INRA ET l'IRSTEA :

  • Les scientifiques d'Irstea développent des outils d'aide à la décision pour déployer une filière durable de méthanisation en France, optimiser les procédés à partir de mélanges de déchets (agricoles, domestiques, déchets verts etc.) et mettre au point des technologies nouvelles pour produire des biocarburants à partir des déchets organiques.
  • Recyclage des déchets organiques : Sur l'île de la Réunion, les déchets organiques sont devenus un problème majeur. Tous les acteurs recherchent des solutions collectives. Avec les chercheurs du  CIRAD, une filière d'engrais organiques a été créée à partir de déchets issus de l'élevage, de l'agriculture et des distilleries. Elle fournit un fertilisant apprécié des  maraîchers.
  •  Les chercheurs de l'INRA travaillent sur la méthanisation : une manière de valoriser les déchets. Les déchets organiques sont plongés dans des cuves. Là, en absence d'oxygène, ils sont digérées par des bactéries. Ce processus produit du méthane. Celui-ci  peut être réinjecté directement dans le réseau de gaz naturel ou bien servir de biocarburant. Il peut être utilisé pour produire de l'électricité ou de la chaleur. La méthanisation pourrait permettre une réduction des émissions de gaz à effets de serre de 10 millions de tonnes équivalent carbone.
  •  Les chercheurs de l'IFPEN étudient comment recycler les plastiques par des moyens chimiques afin de compléter le recyclage mécanique et, ainsi, accroître encore la valorisation des déchets plastiques. Au-delà d'un simple procédé industriel, c'est l'ensemble d'une industrie qui est à « convertir » à l'économie circulaire, pour faire que le déchet de l'un devienne la matière première de l'autre, comme avec le projet Genesys, qui vise à développer une bio-raffinerie en Picardie.
  • Les scientifiques du BRGM accompagnent une mutation profonde de notre société vers une économie efficace dans l'utilisation et la protection des ressources naturelles à travers le développement ou l'analyse des écotechnologies et de leurs filières. Les écotechnologies visent à satisfaire les besoins de l'économie tout en minimisant les impacts environnementaux et les prélèvements et/ou dégradation de ressources non renouvelables. Ainsi, dans la perspective d'une économie circulaire, l'objectif des recherches est de déterminer les potentialités et la faisabilité de solutions industrielles de recyclage des déchets (miniers, urbains, BTP, industriels) et de protection de l'environnement (traitement/recyclage des eaux de procédé, gestion des drainages acides).
  • L'Agence nationale pour la recherche (A.N.R.) et le Programme d'investissement d'avenir (PIA)  financent des projets innovants autour de la biomasse. Ce sont par exemple BIORARE, technologie permettant  d'accélérer la transformation en énergie renouvelable des déchets organiques notamment pour la chimie et les carburants, ou bien encore ANAMIX qui propose une amélioration des procédés de méthanisation par voie sèche. Le point clé pour la méthanisation des déchets est la gestion de la teneur en eau, qui affecte à la fois les propriétés mécaniques du milieu, mais également le fonctionnement biologique. La nature des déchets traités est également un paramètre crucial. Ce projet se concrétise par la mise au point d'un modèle pour la simulation de ces processus. Il est guidé par une double ambition : améliorer la connaissance des mécanismes de base, et rendre les installations industrielles de demain plus simples à concevoir et à faire fonctionner.

L'éolien off-shore : un champ quasi infini

Le vent ne connaît pas de frontière... Mais les éoliennes gênent l'esthétique des un(e)s, l'ouïe des autres... Il faudra bien qu'une ou deux générations passent pour que ces grands mâts fassent partie du paysage et que plus personne n'y prête attention... En attendant, les pays côtiers comme la France disposent de champs aquatiques immenses sur lesquels installer des fermes d'éoliennes où les grandes hélices ne dérangent personne... et où les circulations des vents, plus facilement prévisibles, permettent d'optimiser leur production d'énergie.

Les instituts acteurs de cette solution

IFPEN, INRIA

Projets de recherche développés par l'IFPEN ET L'INRIA

  • Les éoliennes fixées au fond de l'océan grâce à des fondations sont déjà en fonction. Mais, on ne peut pas dépasser une profondeur d'environ 30m d'eau. Les prochaines générations d'éoliennes seront flottantes. Elles pourront être installées dans des eaux au-delà de 40 m. de profondeur. Mais, à ce jour, elles restent à l'état de prototypes. Les scientifiques de l'IFPEN accompagnent le développement de cette nouvelle filière de l'électricité verte par des innovations visant à accélérer leur maturité technologique et à réduire leur coût.
  •  A Inria, l'équipe de recherche Tosca développe une nouvelle méthode de calcul de la ressource en vent, capable de dialoguer avec un système de prévision météorologique dynamique et qui, allié à une modélisation fine des éoliennes, de leur positionnement sur un site, permet de prévoir et simuler la production d'électricité ainsi que l'incertitude liée à la turbulence atmosphérique.
  • Le  projet A.N.R. SmartEole : En réduisant l'incertitude sur la prédiction du vent, on peut affiner la prévision de rentabilité d'un projet d'éolienne. Des essais ont mis en évidence qu'une réduction d'incertitude sur la prédiction du vent pouvait faire baisser jusqu'à 90 % la fatigue du mât et 25% les charges sur les pales. Les chercheurs et les ingénieurs du projet Smart Eole, lancé en mai 2015, et qui associe 3 laboratoires, 2 entreprises et l'IFPEN, développent une technologie en cours de démonstration sur des éoliennes terrestres.

Faire du froid "écologique"

La production du froid est une spécificité de nos sociétés modernes : on fait du froid par confort. On fait du froid par nécessité industrielle, on en fait pour des raisons sanitaires... Demain, ce sera une nécessité encore plus impérieuse avec les risques accrus de canicule, en particulier pour vivre dans les villes. Mais faire du froid n'est pas une mince affaire quand on se trouve face à l'urgence d'impacter de moins en moins son environnement par ses activités. La production d'un froid "écologique", est donc un enjeu industriel majeur pour demain.

Institut acteur de cette solution : IRSTEA

Quelques projets portés par l'IRSTEA

Faire du froid a amplifié les effets du changement climatique. En 2015, le froid est, à lui seul, responsable de 8% des émissions de GES (gaz à effet de serre) dans le monde.

Les chercheurs d'Irstea développent des technologies et permettant de transporter efficacement le froid et, donc, de réduire l'usage des liquides habituellement utilisés dans cette industrie.

Pour la climatisation, il s'agit des coulis d'hydrate de gaz,  dont la composition n'est pas nocive pour l'environnement. Pour les  réfrigérateurs à haute inertie thermique, la technique du froid magnétique utilise la propriété de certains matériaux qui ont tendance à voir leur température s'élever quand ils sont soumis à un champ magnétique. Si on les "désaimante", ils refroidissent. L'emploi de coulis de glace permet, lui, de créer des ambiances réfrigérées dans l'agroalimentaire.

Demain : la ville intelligente

Au néolithique, les premiers villages sont apparus pour garantir la subsistance et la sécurité des groupes humains. Dans les périodes suivantes, les villes ont été bâties au-dessus des villages et se sont développées pour des raisons commerciales, politiques et stratégiques. Puis, au XIXème siècle, l'urbanisation s'est développée au détriment de la campagne, au gré du développement économique et démographique... A l'aube du XXIème, il faut penser la ville comme un environnement à part entière qui doit trouver sa place dans l'environnement naturel, sans le perturber mais en offrant à la population tous les services dont elle a  besoin désormais énergie, mobilité, services, usages.... La ville doit donc devenir intelligente  Au  niveau technologique : gestion intelligente de systèmes de chauffage, d'éclairage, de car-sharing..., mais pas seulement.  Il faut viser une planification urbaine raisonnée, intégrant l'infrastructure de transport public et privé, l'aménagement des quartiers, la rénovation du parc immobilier... Au niveau politique, Il faut tendre vers davantage de démocratie participative, associant les citoyens tant dans les décisions locales que les grandes orientations. Le numérique seul peut contribuer à relever ces défis : gestion des systèmes, modèles permettant de « simuler » les impacts de décisions d'aménagement, plateformes pour la démocratie participative......

 Les instituts acteurs de cette solution

Le CEA, le C.N.R.S. , l'INRIA, le M.N.H.N. et l'A.N.R. (Agence nationale de recherche) finance nombre de leurs projets de recherche dans ce domaine.

Projets de recherche développés par le CEA, LE C.N.R.S. , INRIA, LE MNHN

  • Portés par les chercheurs d''Inria, les projets IPL Citylab et CITiES ont pour partenaires l'IFSTTAR, le LET (Laboratoire d'Economie des Transports), le LVMT (Laboratoire Ville Mobilité Transport), l'IRTES (Institut de Recherche sur les Transports, l'Energie et la Société), Vinci, AURG (Agence d'Urbanisme de la Région Grenobloise), IAU-IdF (Institut d'Aménagement et d'Urbanisme, Ile de France), l'IDDRI (Institut du Développement Durable et des Relations Internationales). On en attend des solutions technologiques à mettre en place quasiment immédiatement pour obtenir une baisse de consommation d'énergie, la réduction du parc de véhicules, etc.. On en attend aussi des solutions d'ordre socio politique : renforcer la démocratie participative en commençant par son application à des projets d'aménagement concrets, pour une meilleure appropriation des questions politiques et des choix sociaux par les citoyens, avec à la clef, la responsabilisation de ces derniers, plus de solidarité, la co-construction d'une société plus humaine, et donc plus durable. Ces projets sont Financés par l'A.N.R.
  • Les chercheurs du  MNHN se sont penchés sur le cas de la flore qui peuplera Paris dans les prochaines décennies P grâce à  une étude financée par la Ville de Paris ayant pour objet de prédire la nature de la flore parisienne et les scénarios de gestion.

Les premiers résultats de l'étude montrent que trois processus majeurs vont modifier la composition de la flore actuelle : 1) les invasions biologiques 2) la gestion de l'espace urbain 3) les changements climatiques qui vont favoriser les espèces les mieux adaptées aux nouvelles données de température et de pluviométrie.

  • "Cité 2030" est un projet collaboratif pluridisciplinaire animé par Ideas Lab, du CEA avec GDF Suez. Lancé en 2014, Cité 2030 a pour  but de concevoir les produits et services des villes de 2030. 
- Dans cette perspective, les fonctions clef d'une ville ont été prises en compte - commercer, travailler, se divertir - afin d'imaginer ce dont les citadins auront besoin et envie.
  • Avec le projet MUSCADE, les chercheurs du C.N.R.S. se penchent sur la ville future. A cette fin, ils construisent des projections en combinant des hypothèses climatiques et macroéconomiques (prix de l'énergie, croissance, démographie), mais également des hypothèses d'évolution du domaine urbain (ville étendue ou compacte), des techniques de bâti (parties constructives, réglementations) et de la production d'énergie décentralisée (technologies, choix d'implantation). Sur ce modèle, a été imaginé neOCampus : le campus universitaire  de demain : connecté et durable. Les équipements conçus consistent en de nombreux dispositifs logiciels et matériels interconnectés. Ils allient matériels pédagogiques innovants, capteurs, systèmes de stockage, de localisation, de simulation et des matériaux innovants au sein de bâtiments pour augmenter la qualité de vie des usagers.

La bourse du carbone : une solution d'avenir ?

Et si tout était une question d'équilibre ? Il y a ceux qui émettent trop de CO2 et ceux qui, au contraire, en émettent très peu.
Sur la base d'un niveau moyen global d'émission de CO2, défini aujourd'hui au niveau de l'Europe - mais pourquoi pas demain au niveau mondial - les différents acteurs, producteurs de CO2, se voient octroyer des quotas d'émissions. Un véritable "marché" où, ceux qui dépassent leur quota rachètent à ceux qui ne le dépassent pas, des droits d'émissions supplémentaires. Un cercle vertueux mais des échanges sous haute surveillance...

Les instituts acteurs de cette solution : C.N.R.S., IFPEN

Un projet de recherche dirigé par l'IFPEN

Le programme de recherche COPEC , auquel sont associés des chercheurs de l'IFPEN est un programme de Coordination des Politiques de lU.E. sur l'Energie et le CO2 avec l'EU ETS, le système d'échange de quotas d'émission de l'UE. Le COPEC est prévu pour durer jusqu'en 2030.

Lancé en Septembre 2014 par I4CE (Institute for Climate Economics) et Enerdata, COPEC fournit des pistes d'amélioration du fonctionnement du marché européen des quotas carbone (EU ETS) à l'horizon 2030. Enerdata a développé le modèle POLES qui examine différents scénarios pour la mise en œuvre de l'EU ETS au-delà de 2030.

Publication : 27.11.2015

4 thématiques = 32 solutions

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Solutions COP21 au Grand Palais

  • Entrée libre
  • Espace de 200 m² dédié aux solutions "Recherche"
  • Le Grand Palais est ouvert à tous pendant 7 jours
  • du 4 au 10 décembre 2015
  • 12h à 18h en semaine et 10h à 20h le week-end
  • 3 Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris

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