Simplification de l'enseignement supérieur et de la recherche

Consultation "Simplification" : contributions "Formation"

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La démarche d’élaboration de la stratégie "Simplification" est basée sur le dialogue et la concertation. Une consultation publique est ouverte entre le 19 janvier et le 26 février 2016. Cette page présente les contributions du thème "Formation"

Actualité - 29.07.2016

Toutes les contributions réceptionnées dans le cadre de la consultation publique et pour lesquelles les auteurs ont donné leur accord ont été publiées. Tous les contenus de ces publications n'engagent que leurs auteurs.

 

26/02/2016 - Coordination des Universités de Recherche Intensives Françaises (CURIF), association de défense des intérêts universitaires

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26/02/2016 - Erwan Gueguen et Alexandre Soulard, MCU, Université Lyon I

  • Sélection à l’entrée en Master car un étudiant peut avoir le niveau requis pour obtenir une licence mais n’obtiendra jamais le niveau suffisant pour obtenir un master. C’est pour cette raison qu’actuellement il y a une sélection (oups, mot tabou !) entre le M1 et le M2 qui à mon avis est un non sens puisqu’effectivement c’est au milieu d’un cycle. Mais à ce moment là, on fait la sélection avant.
  • Garder à l’esprit que les enseignants universitaires sont aussi des chercheurs. Il est donc primordial de libérer un maximum de temps pour que ces enseignants puissent effectuer cette 2ème mission. Pour cela:
    - Arrêter de demander une nouvelle maquette tous les 4 ans (trop court). Pourquoi pas tous les 10 ? C’est extrêmement chronophage pour les enseignants.
    - Arrêter la semestrialisation. Trop chronophage pour les responsables de licence et de master car il faut multiplier des inscriptions pédagogiques à chaque semestre
  • Un enseignant chercheur ne devrait pas faire 192 heures de cours devant les étudiants. Aucun enseignant-chercheur des pays anglo-saxons ou d’Europe du nord, les pays références en matière d’enseignement supérieur, enseigne autant d’heure. Il faudrait diminuer le volume au moins de moitié voir de 3/4 et qu’en contre parti l’état n’embauche que des chercheurs qui enseigneraient 30 à 40h par an. Fini les recrutement au CNRS ou à l’INSERM où les chercheurs n’enseignent pas. Tout doctorant devrait enseigner au moins 10h par an. Cela les préparerait à leur futur poste.
  • Supprimer les concours d’entrée dans les écoles d’ingénieurs et faire la sélection uniquement sur dossier, comme ça se fait pour les formations très sélectives des pays anglo-saxons. Comme ça, on supprime les classes préparatoires qui coutent énormément d’argent à l’état et les enseignants de classes préparatoires viennent à l’Université pour former TOUS les étudiants qui sortent du lycée jusqu’en L2
  • Que les présidences des jurys de BAC ne soient plus effectuées par des enseignants du supérieur (On perd 3 jours alors qu’on pourrait faire de la recherche à la place) mais par les proviseurs des lycées.
  • Mettre fin à la mise en oeuvre des marchés publiques dont l’objectif de simplification s’avère contre-productif. Nous passons plus de temps pour commander du matériel et en général, il est plus cher que si ce produit était acheté en dehors du marché.


26/02/2016 -  Sébastien Milleville - Maître de conférences en droit privé - Co-responsable du GRDCE (Groupe de recherche en Droit civil économique) - Membre du CRJ (EA 1965) - Faculté de Droit de Grenoble

Je me permets de vous faire part des quelques remarques qui suivent, et qui sont relatives à l'organisation du concours national d'agrégation de droit privé, dit encore premier concours ou agrégation externe.

S'il veut se maintenir et rester attractif, le concours d'agrégation doit présenter des garanties en termes d'impartialité.

A cette fin, il me paraît inconcevable qu'aucune épreuve anonyme n'y soit prévue. Or, dans la mesure où il existe une épreuve dite de tronc commun (pour le droit privé), il serait tout à fait possible de faire composer les candidat(e)s pendant 5h et d'astreindre les membres du jury à réaliser une double correction, à l'aveugle, cela va de soi. Je ne pense pas que l'élaboration d'un seul sujet  pose une difficulté au jury dans la mesure où actuellement, il en prévoit plus d'une centaine. Je ne pense pas non plus que le jury peine à réaliser cette double correction à l'aveugle des copies. Cela sera toujours moins pénible que d'auditionner les candidat(e)s pendant 3 mois.

Par ailleurs, on ne peut que rester dubitatif sur les critères de sélection des travaux des candidat(e)s lorsque qu'admissibles une année, ils ne sont même plus sous-admissibles l'année suivante. Ne faudrait-il pas tirer toute conséquence du fait que la plupart des travaux présentés ont déjà reçu l'approbation scientifique du CNU et reconnaître que les membres du jury, au delà de leurs mérites scientifiques ne peuvent pas humainement prétendre couvrir l'ensemble des disciplines juridiques ? Il est d'ailleurs assez frappant de constater que les spécialités que ne pratiquent pas les membres du jury ne permettent presque jamais aux candidat(e)s les pratiquant de voir leurs travaux reçus.

Au-delà de ces considérations générales, à titre personnel, j'ai fini par renoncer à l'idée de me présenter à ce concours pour la simple et bonne raison qu'étant enseignant-chercheur depuis plusieurs années, il m'est devenu insupportable de devoir me soumettre au jugement d'un jury sur un sujet que je n'ai pas choisi, en suivant des règles de forme qui ne correspondent ni à mon activité d'enseignant, ni à mon activité de chercheur. Je ne m'en afflige pas et ne me présente pas comme un adversaire acharné du concours. Je remarque cependant que n'étant pas agrégé, il me sera impossible d'encadrer des doctorant(e)s, même en étant muni d'une Habilitation à diriger des recherches, car dans la Section 01 du CNU, il est entendu qu'une thèse " agrégative " ne peut être dirigée que par un ou une professeur(e) agrégé(e). Cela me semble particulièrement fâcheux.
Vous souhaitant bonne réception de ces quelques éléments de réflexion et espérant qu'ils contribueront utilement aux débats sur la question, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, l'expression bien sincère de mes salutations les meilleures.



26/02/2016 – Laurence Cheze – professeur Lyon 1
 
Professeur à l'université Lyon 1, je suis responsable depuis plusieurs années d'un parcours spécialisé en biomécanique, formant des étudiants de formation initiale en mécanique ou ingénierie, en médecine, des élèves ingénieurs en double-cursus et des professionnels en reconversion ou formation continue.
Cette diversité fait la force de notre formation, mais demande un gros investissement de la part des enseignants-chercheurs pour accompagner chaque étudiant vers son projet spécifique. De plus, la formation comprend un stage en laboratoire ou dans une entreprise du domaine, et le nombre d'étudiants se doit d'être en adéquation avec l'offre de stages, rendue très limitée par les dernières lois (obligation de rémunération des stagiaires même en laboratoire public, quota de stagiaires dans les entreprises privées ...) et surtout avec le marché de l'emploi !

Les entreprises françaises ne peuvent pas proposer des emplois à Bac+5 à toute une génération ... Et donc ne prennent pas le risque de se tromper : ils privilégient les diplômes issus d’établissements sélectifs, écoles d’ingénieurs notamment, qui ne sont pas du tout soumis aux mêmes contraintes que les universités ! La démagogie consistant à "forcer" toute une génération vers la Licence, et maintenant le Master (au lieu de revaloriser dès le début les formations conduisant à coup sûr vers un emploi rémunérateur) est un scandale qui fait au final beaucoup de chômeurs frustrés (comptabilisés bien plus tard dans cette catégorie, ce qui représente un intérêt pour le gouvernement ...). Certes, certains diplômés des universités pourront trouver un emploi à l'étranger, comme la plupart des docteurs formés en France, d’ailleurs, mais est-ce un bon calcul, quand on sait le coût d'une telle formation pour notre pays, de ne pas proposer d'emploi à ces jeunes ? Ne serait-il pas beaucoup plus raisonnable, même si cela demande d’avoir le courage de remettre en cause l’évolution du système d’éducation depuis les premières années, de chercher à proposer à chaque enfant une formation vers un métier qui pourra lui permettre de s’épanouir ?



25/02/2016 - F. Bellivier et P. Beauvais, co-directeurs de l’UFR DSP de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense

Prévoir des supports/cadres budgétaires pour développer des activités innovantes d’accompagnement des enseignements et de renouvellement des méthodes (assistant physique pour le numérique, méthodologie pour étudiants étrangers, cours hors les murs, ingénieur pédagogiques à l’image des ingénieurs  d’études pour aider les enseignements dans l’élaboration et la mise en oeuvre de l’offre de formation).


23/02/2016 - de Yannick Dappe, secrétaire du Conseil de Laboratoire du SPEC. : contribution du personnel du Service de Physique de l'Etat Condensé (SPEC, CEA, CNRS, Université Paris-Saclay, CEA Saclay 91191 Gif-sur-Yvette)s et professeurs en année sabbatique

En termes de formation, le SPEC présente plusieurs propositions.

  • de fusionner les classes préparatoires aux grandes écoles avec les deux premières années d’université, afin de rapprocher les grandes écoles des universités, et de rendre le système plus homogène. En effet, on peut considérer qu’en France il n'y aura pas réellement de grande université tant que l’université ne pourra pas puiser dans la totalité du vivier étudiant. Il doit y avoir une vraie compétition/émulation entre tous les établissements.
  • d'organiser la première année d’université comme un enseignement relativement général, qui resterait une opportunité offerte à tous, avec sélection en fin d’année. De même, à la fin de la deuxième année, la possibilité devrait être offerte de se présenter à des concours d’écoles d’ingénieurs. Parallèlement à cette offre universitaire rénovée, il faudrait valoriser le large éventail de filières techniques courtes, afin de proposer à tous une formation post-bac de haut niveau, adaptée aux affinités de chacun. Une revalorisation des diplômes universitaires est aussi envisagée en augmentant les exigences d’obtention des diplômes notamment.
  • Dans le même ordre d’idées, le SPEC souligne la trop grande multiplicité des formations de Master, souvent justificatives de l’existence d’un institut d’enseignement supérieur. De fait, ces formations concernent souvent des promotions d’étudiants très réduites, sur des enseignements très spécifiques qui s’avèrent finalement peu efficaces et d’un coût très élevé. Le SPEC propose donc
  • de réduire le nombre de Masters en regroupant certaines de ces formations. Il serait bon également de mettre en place un projet « pratique » généralisé, à tous les niveaux, qui favoriserait le passage d’un savoir théorique vers une « appropriation » des savoirs. Enfin, ces formations pourraient être assurées par des chercheurs (CNRS, CEA ou autres ...) ce qui libèrerait par exemple du temps de recherche aux enseignants-chercheurs.


20/02/2016 - Fabian Suchanek - Enseignant-chercheur à Télécom ParisTech

Je suis encore nouveau dans le système universitaire français, et donc plusieurs idées pour sa simplification me viennent à l'esprit:

  • dans mon environnement, les couches administratives sont plutôt complexes. J'ai dessiné un organigramme de mon institut, et je vois une multitude d'instituts, méta-instituts, et supra-structures. Chacun de ces organismes vient avec sont propre chef, chargé de recherche, responsable de recherche, etc. En total, j'ai compté 15 responsables, chefs, présidents, chargés, et représentants au dessus de moi. Je crains que cette complexité consomme des ressources, et réduit la visibilité des marques. Je pense que ce serait bien si on pouvait simplifier cette structure.
  • dans mon institut, chaque mention et chaque année a son propre planning des semestres. Ceci génère un effort d'organisation considérable. Si deux formations ou années veulent mutualiser un cours, c'est plutôt compliqué. Dans les autres pays que j'ai vus, les plannings des semestres sont harmonisés: le semestre commence le même jour pour toutes les mentions, toutes les années. Un cours a toujours lieu du début du semestre jusqu’à la fin, le même jour de la semaine et la même heure. Cela réduit l'organisation à un minimum. En plus, cela permet aux étudiants (1) de récupérer un cours qu’ils ont raté l’année précédente, (2) de prendre des cours dans d’autres disciplines s’ils sont intéressés. Il me paraît une bonne idée d'essayer cela aussi chez nous. Nous avons lancé une première initiative dans cette direction.
  • dans mon cas (l'Université Paris-Saclay) le M1 et le M2 sont séparés, avec des admissions séparées. Ceci redouble le travail de sélection d'étudiants, et nous force à organiser des mini-programmes d'un an. Il me paraît une bonne idée de s'adapter au système européen: 3 ans de Bachelor (qui mettent la base), et 2 ans de Master (qui permettent une spécialisation). Ce système permet à un étudiant de changer d'université, de pays, ou de focus après 3 ans d'études. Il nous donnerait la compatibilité avec nos voisins européens. Il nous donnerait aussi plus de temps avec nos étudiants en master. Ceci, de son tour, nous permettrait de passer à un système plus liberal dans le master, où les étudiants peuvent choisir leurs cours plus librement, et rattraper un an plus tard des cours qu'ils ont ratés. Cela rendrait notre système moins scolaire, et donnerait plus de liberté et plus de responsabilité aux étudiants.
  • les formulaires sont souvent imprimés, signés, scannés, et puis de nouveau imprimés, signés, et scannés. Il serait intéressant si on pouvait passer au format digital.


19/02/2016 Vincent Chevrette - Adjoint administratif - Université de Rennes 1

Lisibilité des parcours

Le lien est parfois ténu entre l'intitulé d'une formation et ses débouchés.
Cette dichotomie est source non seulement d'erreurs d'orientation, mais également de perte potentielle de vocations.

Un étudiant s'engageant dans une filière devrait avoir une vision claire et objective des débouchés de cette branche.
- Proposition 1 : des intitulés de formation explicites, non simplement sur leurs contenus mais également sur leurs débouchés.
- Proposition 2 : un outils statistique simple d'accès permettant de connaître non seulement les métiers envisageables au terme d'une formation, mais ceux réellement obtenus par ses diplômés.
-  Proposition 3 : une recherche des formations par compétences acquises en cours d'études.

Un diplôme n'a de valeur que si les qualités qu'il développe chez l'étudiant l'aident à s'insérer dans le milieu professionnel.
Un lien clair entre formation et compétences, permettrait aux recruteurs de mieux cibler leurs futurs collaborateurs et aux étudiants de se positionner en amont, non seulement sur l'acquisition d'un savoir empirique, mais aussi sur la compréhension des méthodologies attendues en fin de cycle.
-  Proposition : un débat entreprises-enseignement supérieur établissant une nomenclature des compétences (techniques et humaines) attendues et des compétences enseignées.

Une valorisation des parcours complexes/atypiques par la validation de niveaux de compétences.
L'offre pléthorique de formation, ainsi que la structure de l'emploi dans notre pays, tendent à augmenter les profils aux cursus complexes.
- Proposition 1 : une grille des compétences acquises, accompagnée du niveau d'expertise de celui-ci. Un diplôme n'étant pas suffisant à décrypter un profil.
- Proposition 2 : une simplification des démarches administratives pour les changements d'orientation.
- Proposition 3 : Un accès facilité aux formations quel que soit l'âge (moins de formations "profilées" lors de l'accès à l'enseignement supérieur).
- Proposition 4 : Un statut d’étudiant qui n'ai plus de limite d'âge.
- Proposition 5 : une validation de l'acquis de l'expérience professionnelle automatique et simplifiée.

Ces propositions tendent à valoriser la qualité des formations reçues dans l'enseignement supérieur.
Mais aussi la place des entreprises dans le choix des compétences attendues pour un profil de poste, en créant un lien fort entre le savoir et le savoir-faire/savoir-être.
Et enfin à donner un sens et une reconnaissance officielle aux carrières atypiques pourvoyeuses de talents.



16/02/2016 - Christine GANGLOFF-ZIEGLER -Présidente - Université de Haute Alsace

  • préciser en français ce qu'est un bachelor (baccalauréat ou licence) et préciser les règles associées concernant le recrutement des étudiants et le financement de la formation
  • permettre d'adapter les modalités d'évaluation aux modalités pédagogiques mises en place (une 2ème session obligatoire peut remettre totalement en cause un mode progressif de validation de compétences)
  • admettre que les formations universitaires peuvent justifier des pré-requis après au moins 15 ans de scolarité pour entrer en L1 (par exemple avoir fait de l'allemand pour entrer en licence d'allemand !) et après au moins 18 ans de scolarité pour entrer en M1 ...

15/02/2016 - Renata Basto, DR CNRS, Institut Curie - Anne Paoletti, DR CNRS, Institut Curie - Franck Perez, DR CNRS, Institut Curie
- Matthieu Piel, DR CNRS, Institut Curie - Jean Salamero, DR CNRS, Institut Curie - Bruno Goud, DRCE CNRS, Institut Curie

Rétablir les thèses en 4 ans pour les doctorants en biologie. Le financement de la 4ème année pourrait être assuré par un  "guichet unique " regroupant les diverses sources de financement actuelles (régions, fondations caritatives, etc). Obtenir 2 publications (standard international pour espérer un financement post-doctoral auprès de l’EMBO, HFSP,..) est devenu mission impossible pour les doctorants en biologie, ce qui les pénalise gravement.

Suppression de l’HDR qui ne correspond plus à rien dans la grande majorité des cas, ceux qui l’obtiennent ayant déjà encadrés des doctorants ou post-doctorants.

Accélérer les procédures d’obtention d’un visa et de la couverture sociale pour les doctorants et post-doctorants étrangers, en particulier hors Union Européenne.




15/02/2016 - Catherine BRAUN BRETONProfesseur- Université de Montpellier -UMR 5235-DIMNP

Avec des missions de plus en plus lourdes (plus grand nombre d’étudiants, plus grande exigence pédagogique) et des enseignants-chercheurs de moins en moins nombreux, il devient difficile d’assurer un enseignement supérieur de qualité aux jeunes français. L’absence annoncée de sélection à l’entrée du master va encore aggraver ce problème. Une solution n’est assurément pas la disparition des classes préparatoires aux grandes écoles sans avoir, bien avant,  très nettement amélioré la capacité d’encadrement des étudiants à l’université.



15/02/2016 - Franz Bruckert - professeur de biologie à Grenoble INP, école d'ingénieur Phelma- directeur du laboratoire des Matériaux et du Génie Physique (UMR 5628)

Afin d’éclairer le lecteur, quelques mots sur le laboratoire que je dirige. Le LMGP est un laboratoire qui élabore et caractérise des matériaux fonctionnels, pour le traitement de l’information, la production et conversion d’énergie, et les applications biomédicales. Il est rattaché au CNRS et à Grenoble INP, depuis janvier membre de la COMUE «Université Grenoble Alpes» et comprend 45 techniciens, ingénieurs, chercheurs ou enseignants chercheurs permanents, et 55 doctorants, chercheurs post‐doctorants ou ingénieurs en CDD.
Par ailleurs, je tiens à remercier Mr Mandon de s’intéresser à l’opinion de ceux qui travaillent dans son ministère, et à vouloir recueillir leur avis. Cette attitude est trop rare pour ne pas être remarquée.


Unification des procédures de sélection des bourses de thèse par les écoles doctorales :
Il y a autant de procédures de sélection de bourses de thèse que d’écoles doctorales, sans compter les Labex, le CEA, l’ANRT... Les étudiants ont beaucoup de mal à s’y retrouver, et les enseignants eux aussi doivent actualiser annuellement leurs connaissances. Il serait souhaitable que la variété des procédures de sélection soit limitée à deux ou trois seulement, pour s’adapter au caractère spécifique des différents domaines (sciences expérimentales, théorie etc...).

En ce qui concerne la sélection des étudiants pour nos activités de recherche, elle gagnerait à s’appuyer sur une évaluation plus large des capacités des étudiants, incluant le travail expérimental en stage et les capacités de communication.

Supprimer l’habilitation à diriger les recherches :
Dans l’état actuel des recrutements, l’HDR n’apporte plus rien. Elle avait un sens à l’époque où les chercheurs ou enseignants‐chercheurs étaient recrutés directement après la thèse. Désormais, les uns et les autres, lorsqu’ils sont recrutés, ont déjà derrière eux plusieurs séjours post‐doctoraux, et une carrière qui ne laisse aucun doute sur leurs capacités à diriger des recherches. De plus, l’HDR fait doublon avec le dossier que les MCF auront à préparer pour être candidat à un poste de PR ou les CR pour être DR.

Nous proposons donc d’autoriser tous les chercheurs et enseignants‐chercheurs permanents à diriger des
thèses. Le comité de thèse est par contre une bonne initiative qui pourrait être généralisée.


14/02/2016 - AFEA Association française d’ethnologie et d’anthropologie

L’AFEA n’est pas favorable à la
«  la réécriture du décret de 1987 et l’assouplissement des conditions de recrutement, tout en veillant à ne pas développer l’emploi précaire  ;  »
car cette vigilance risque de s’avérer lettre morte et favoriser la précarisation déjà importante des étudiants et des jeunes docteurs.
L’AFEA ne soutient pas la volonté de
«  Simplifier et harmoniser les pratiques pédagogiques et les modalités de conventionnement entre les universités et les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) et autres instituts de formation paramédicale  ». 

Le doctorat en trois ans s’avère délétère pour les sciences humaines et sociales et pour l’ethnologie/anthropologie en particulier. En effet, les recherches de terrain nécessitent de s’imprégner sur le long terme de la culture étudiée, tandis que l’écriture d’une thèse restitue une réflexion de longue haleine dans ces disciplines. Un appauvrissement certains résulte de la pression sur la durée d’études. En outre, l’uniformisation des cursus contredit la diversité et la transdisciplinarité à laquelle nous sommes par ailleurs constamment invités.

Les contraintes d’évaluation entrainent une violence des conditions de travail dans différentes universités pour les statutaires, tandis que les restrictions budgétaires imposées sur les composantes et les facultés conduisent à des carences en enseignants. Cette situation a des conséquences préjudiciables aux formations des étudiants. Déjà indexées et dénoncées par différentes grèves et mobilisations dans les années précédentes, les conditions de traitement des vacataires n’ont pas été résolues.

En outre, l’AFEA se positionne clairement contre la disparition programmée de certains parcours de licence consacrées à l’anthropologie, dont les premières années seront fondues dans une licence globale de sciences sociales (cf. Université de Lyon). La qualité des formations à la recherche développées dans ces universités, qui étaient devenues les plus attractives en France pour leur parcours en anthropologie, est menacée par cette mesure, de même que la professionnalisation des chercheurs.  




14/02/2016 - Teresa Teixeira (DR2 CNRS) et Mickael Cohen (CR1 CNRS) IBPC-UMR8226, Paris

Pour redonner confiance en la recherche scientifique et pour stimuler les vocations potentielles, il est fondamental de mieux informer la société et pourquoi pas de la faire rêver de science. Dans ce sens, il serait souhaitable de valoriser les métiers de communication scientifique, non seulement dans les médias, mais surtout au niveau de nos institutions.
Concernant le doctorat, nous pensons qu’il devrait être valorisé dans notre société, à l’image de ce qui se passe dans d’autres pays développés. Nos docteurs devraient servir à irriguer notre société de professionnels de haut niveau qui ont mené des projets ambitieux, résolu des problèmes originaux et qui ont gouté à l’innovation. Ainsi, au lieu d’être considérés comme des académiques à recycler, ils devraient représenter une véritable manne dans les milieux professionnels privés ou dans la haute fonction publique.

Nous estimons aussi qu’une clarification des enseignements serait souhaitable avec un renforcement d’un tronc commun des connaissances scientifiques.

Pour finir, nous souhaiterions exprimer notre inquiétude quant à la pression exercée sur les laboratoires pour parvenir à faire soutenir les thèses scientifiques en 3 ans. Il en résulte, au moins dans le domaine des sciences de la vie, un manque de compétitivité de nos jeunes docteurs à l’international, notamment lorsqu’ils concourent aux appels d’offre européens (« l’âge » des chercheurs est calculée souvent à partir de l’année de soutenance de la thèse).


13/02/2016 - Anaïs Abramian - doctorante à l’institut de physique du globe de Paris, et  chargée de TD à l’université Paris Diderot - <
titulaire d’une agrégation de sciences physiques

Je regrette que le niveau des enseignants et des chargés de TD à l’université (notamment en L1, L2) soit si bas dans l'ensemble. Globalement, ils ne sont pas formés, et les cours ne leur sont pas attribués selon leurs compétences. Par exemple, une doctorante en géochimie est chargée du TD de thermodynamique de L1 avec moi, alors qu’elle ne maîtrise absolument pas cette matière.

Je pense que le niveau des enseignants est fortement corrélé au niveau des élèves et de l’université en général, et je regrette que des professeurs agrégés -tout à fait capable d’enseigner en L1 et L2- se retrouvent en lycée, alors qu’ils sont moins efficaces sur le programme de secondaire.

Pour faire simple, j’aimerais que l’on exige une qualification d’enseignement pour pouvoir donner un cours ou un TD à l’université, notamment en L1 et L2 (type agrégation ou autre). Selon moi, si vous souhaitez garder ces concours de recrutement d’enseignement tels quels, les titulaires du CAPES sont formés pour enseigner et être efficace dans le secondaire, les titulaires de l’agrégation doivent enseigner dans le supérieur (classe prépa ou L1, L2). Cela évite à la fois le problème qu’il y ait deux statuts différents au sein d’un établissement secondaire (un professeur certifié travaillera 3h de plus et est payé un peu moins, pour le "même travail", cela ne parait pas tellement normal). Et cela permet de remonter le niveau des enseignants à l’université, et forcément celui des élèves. A terme, je trouve qu’il faudrait plus de liens entre la classe prépa et l’université, entre les grandes écoles et l’université. Cela ne me parait possible seulement si le niveau de l’université est rehaussé. Bien sur l’université doit garder ce qui fait sa force, son lien avec les enseignants/chercheurs, avec les laboratoires, la liberté laissée aux élèves, etc.



13/02/2016 - Confédération des Jeunes Chercheurs et l'Association nationale des docteurs

L'accès aux formations au français langue étrangère doit être amélioré en faisant bénéficier les chercheurs (doctorants et docteurs) et leurs familles des formations de français langue étrangère dispensées par les universités (ou par d’autres structures) afin de simplifier leurs démarches au quotidien.


12/02/2016  - SNESUP

Préambule aux propositions

Propositions Formation


11/02/2016 - Cécile Hardouin - Maitre de conférences - Laboratoire MODALX - Université Paris Ouest Nanterre La Défense

- Suppression et intégration des prépas dans les universités.
Il faut mettre fin à ce système des grandes écoles ; il accentue la sélection sociale ;  il prive les universités des bons élèves et surtout des élèves moteurs dnas les deux premières années de fac (on aimerait tous avoir de tels étudiants en TD) ; il coute très cher à l'état ; d'un point de vue international, les universitaires des autres pays n'y comprennent rien ; la sélection n'est pas toujours disciplinaire (c'est ahurissant  de ne pas pouvoir être vétérinaire parce qu'on s'est trompé dans un calcul de valeurs propres), ce qui n'a aucun sens pratique.
A l'étranger, les facltés de médecine vétérinaire, les facultés d'ingénierie, et même les business schools sont intégrées dans les universités. Nous ne sommes pas meilleurs, alors pourquoi continuer ce système ?

Les profs de prépa pourraient très bien etre intégrés comme prags dans nos cursus de licence. On pourrait en profiter pour faire plus de groupes Cours-TD en première année, et moins d'amphis, ce qui augmenterait le taux de réussite des étudiants. Nos étudiants de première année auraient plus d'estime de soi en arrêtant de penser qu'ils sont là parce que la fac c'est pour les nuls !

- Formation
Former en anglais les personnels des RH ; c'est ahurissant que d'une part les étrangers qui viennent ne peuvent communiquer qu'en français, et inversement que les universités francaises ne peuvent pas fournir des documents officiels en anglais pour leur personnel. 



10/02/16 - Lauriane Delaye, ingénieur de recherche en CDD au LATMOS/CNRS et Sophie Pelisson, chargée de recherche en CDD au LP2N, Institut d’Optique d’Aquitaine

Lire la contribution


10/02/2016 - Georges Lutfalla - Directeur de l’UMR5235, DIMNP, cc107 - CNRS/Université Montpellier

Avec des missions de plus en plus lourdes (plus grand nombre d’étudiants, plus grande exigence pédagogique) et des enseignants de moins en moins nombreux et de moins en moins payés (baisse du pouvoir d’achat du point d’indice), je ne voie pas comment on peut continuer à assurer un enseignement de qualité aux jeunes français. Les attaques contre le statut des enseignants de classe préparatoire ne font qu’étendre ces problèmes à nos meilleurs formations. Au lieu de niveller par le sous-sol la formation supérieure en France, il faut retrouver l’ambition qui nous permettra d’offrir aux générations futures une formation à la hauteur des défis qu’ils devront relever.



10/02/2016 Loïc Dumas - doctorant en deuxième année au Centre de Biochimie Structurale (CNRS UMR 5048 - Université de Montpellier) - INSERM U 1054.

En ce qui concerne les formations, j'ai deux sources principales de frustrations :

- Nos étudiants sont en règle générale trop peu poussés à être acteurs de leur formation. Un symptôme: en France (et beaucoup moins chez nos voisins), la plupart des formations de niveau master ne demandent pas à l'étudiant un travail conséquent et prolongé dans le temps sur un projet (au moins partiellement) personnel ambitieux. Ceci ne rend pas nécessairement le diplôme plus difficiles à obtenir, mais il est certain que l'étudiant a moins d'occasions de se former sur le terrain et de se faire une idée réaliste de ce que peut être sa discipline. On se retrouve ainsi avec des étudiants sans doute talentueux, mais souvent passifs et démotivés, et qui seraient peut-être plus à l'aise dans une autre filière.

Un autre problème est une sorte de hiérarchisation entre les disciplines et les filières d'études, qui existe -à mon avis- dans la tête de trop de gens. On aurait donc, par exemple: " Mathématiques > Physique-Chimie > Biologie > Histoire - Archéologie > Sciences sociales ". Outre que les barrières entre ces catégories sont largement artificielles, où mettrait-on "Traduction", "Droit", "Cinéma", "Télécoms", "Pêcheries" ou "Ressources Humaines" sur cette échelle? De même, il y aurait des voies meilleures que d'autres, comme " CPGE > DUT ".
Mais la société a autant besoin de bons journalistes que de bons web designers.
Il est évident que tout le monde ne peut pas être excellent, mais il est (ou devrait être) tout aussi évident que les mauvais en algèbre ne sont pas nécessairement bon en carrelage. Et quelques bons en algèbre sont peut-être encore "meilleurs" (quelle que puisse être la façon de mesurer) en carrelage!
Les critères de "niveau" (qui tentent de mesurer les compétences et/ou le potentiel) devraient donc être multiples, ce qui n'est que très partiellement le cas aujourd'hui: à niveau équivalent, les voies à forte tendance mathématique ou légale ferment moins de possibilités futures que celles à forte tendance linguistique (et ce n'est pas qu'une question de débouchés).

Suggestions:

II - a/ Problème: Nos étudiants ressemblent trop à des élèves.
Solutions:
(i)Encourager l'initiative en donnant une part plus large à des projets et à la présentation/discussion de leur résultats.
(ii)Hors des matières obligatoires à la formation, donner un choix large de matières "electives" possibles, avec la possibilité d'assister à plusieur au moins en début de semestre.
(iii)Encourager les étudiants à participer plus complètement à la vie du campus, par exemple en leur demandant de résumer un nombre minimum de conférences et/ou de publications dans l'année, mais en leur laissant le soin de choisir auxquelles assister / lesquels lire. Cela implique évidemment d'adapter les emplois du temps pour ne pas systématiquement les forcer à choisir entre un séminaire et un cours.
(iv)Rendre obligatoire une forme de compte-rendu (par exemple un mémoire de master) sur un projet long (par exemple un stage de 6 mois) pour toutes les formations pour lesquelles cela a un sens (il y a forcément des contre-exemples).

II - b/ Problème: Une seule voie d'excellence.
Solutions:
(i)La moyenne d'un élève étant le premier (et trop souvent le seul) critère considéré comme indicateur de niveau, ré-équilibrer les coefficients dans le primaire-secondaire, et systématiquement indiquer des moyennes "secondaires" (indicatives), obtenues avec d'autres pondérations. C'est le premier moyen de transformer la question "Cet élève est-il bon?" en "En quoi cet élève est-il le meilleur?". Et cela s'applique aussi à la représentation que l'élève en question se fait de lui-même, et le pousse donc à "chercher sa voie" activement.
(ii)Dans le supérieur, favoriser les interactions entre étudiant de filières traditionnellement séparées, par exemple en construisant un projet commun à une interface (informatique/génétique et statistique/linguistique, par exemple, fonctionnent très bien).
(iii)Faciliter le choix d'une discipline "éloignée" parmi les cours électifs.

10/02/2016 Charles-Henri Bruneau - Professeur Université de Bordeaux


Contribution formation :
La formation au-delà du bac en France est une usine à gaz franco-française qui fonctionne à l'envers. Il faudrait remettre à plat  tout le processus BTS-IUT-Classes préparatoires-Université. La seule  solution qui s'impose partout ailleurs dans le monde est un tronc commun  à l'Université sur les fondamentaux de l'orientation choisie. Après un  semestre il est déjà possible d'opérer une première orientation tenant  compte des désirs et des capacités des étudiants vers des formations  courtes ou pas. le système actuel où les formations courtes (BTS,IUT)  sélectionnent les meilleurs étudiants après les classes préparatoires,  laissant les autres qui peuvent uniquement s'inscrire à l'Université est  totalement aberrant. Le résultat est que l'Université qui forme jusqu'au  D de LMD se retrouve avec des étudiants qui devraient être orientés  assez vite vers des BTS ou des licences professionnelles et récupère des  étudiants des IUT et des écoles d'ingénieur qui ont les capacités et  veulent finalement poursuivre en thèse ! LA CLARTÉ DOIT S'IMPOSER. SIMPLIFIONS L'OFFRE APRÈS LE BAC. Un autre gros problème actuel est l'évaluation des connaissances des  étudiants qui n'est plus du tout en adéquation avec le monde  d'aujourd'hui. Les examens magistraux dont le pire exemple est le QCM  sont à limiter au strict minimum. Il faut d'avantage axer l'évaluation  sur des TP, des projets, de la réflexion et non du bachotage. Comment se  fait-il que des enseignants osent encore poser des QCM en master de  psychologie, discipline d'analyse et de réflexion par excellence où l'on  sélectionne les étudiants sur des critères de mémoire à un niveau où  tout est axé sur la réflexion ? Honteux ! SOYONS COHÉRENTS DANS LES ÉVALUATIONS. Cordialement

10/02/2016 Bruno Maurer, Professeur des universités en Sciences du langage, Université Paul-Valéry Montpellier 3

En finir avec les changements de maquette tous les quatre ans... et même moins.
L'offre de formation est en perpétuelle révision. Une maquette est à peine instaurée qu'il est déjà demandé (pourquoi ?) de réfléchir à une nouvelle maquette pour la campagne d'habilitation suivante.
Mais il n'est jamais fait de retour/évaluation sur la précédente maquette, ce qui n'aurait pas fonctionné et serait à améliorer, ce qui donne l'impression de devoir réformer pour réformer. Le temps passé à cela est considérable, par les équipes pédagogiques, par les conseils qui les examinent, les personnels administratifs qui les mettent en œuvre de leur côté, il n'est pas du tout sûr qu'il y ait un quelconque bénéfice pour les étudiants qui n'ont pas forcément une offre de meilleure qualité mais qui sont perdus à chaque changement.
Le mouvement perpétuel nuit à la lisibilité des offres de formation et à la stabilité des équipes qui auraient besoin de travailler sur des durées plus longues.

En finir avec la semestrialisation.

Le système LMD a été mis en place avec un modèle semestriel qui complexifie et alourdit le travail administratif et pédagogique (deux rentrées, deux plannings, deux sessions).
Pédagogiquement, il conduit à des durées d'étude trop brèves qui ne permettent ni un réel contrôle continu, ni de réels apprentissages chez les élèves, trop rapidement évalués, à peine la matière découverte.
On pourrait garder le système LMD mais en l'annualisant. Un bilan des mobilités par semestre ou des changements d'orientation entre deux semestres en L1 montrerait sûrement que ces deux justifications sont quantitativement peu pertinentes mais que tout le système en souffre.

10/02/2016 -  Maxime Thieffry, Stagiaire à INRIA, Lille-Nord Europe

Bonjour,

0- De nombreux efforts sont faits dans cette voie mais il faut continuer à développer les services d'aides à l'orientation, et ce le plus tôt possible. Il faudrait que cette aide à l'orientation soit faite par des professionnels. La réalisation de forums professionnels doit continuer à être démocratisée dans les lycées.

Concernant la formation en elle-même :

1- Il faut arrêter de valoriser les écoles d'ingénieurs par rapport aux universités. En France la "voie d'excellence" pour les scientifiques est classe prépa+école d'ingénieur. Il n'est pas vrai qu'un titre d'ingénieur de n'importe quelle école vaut plus qu'un titre de master. Je pense qu'à long terme la suppression des écoles d'ingénieurs publiques est indispensable.

2- Il faut réduire le nombre de formations proposées à l'université au niveau master. Chaque université devrait proposer une offre de formation classique et variée au niveau licence. A la sortie du Bac, chacun devrait entrer en licence dans le domaine qui l'attire le plus. Ensuite, une fois la licence acquise, l'étudiant à une véritable idée de son projet professionnel. Il peut alors choisir le master qui correspond exactement à celui ci. Le problème est qu'à ce moment là, un choix trop important s'offre à lui. Chaque université devrait offrir quelques master dans des disciplines spécifiques, et non pas un master dans toutes les disciplines possibles. Ces nouveaux masters seraient alors uniques en France, spécialisés et leur valeur serait alors directement identifiable.

3- Il faudrait différencier davantage les masters "professionnalisant" des masters "recherche". Avec cela, il faudrait également inciter davantage les élèves qui en ont les capacités à poursuivre en doctorant.

4- Il faut donner plus de moyen aux doctorants. Leur salaire est dérisoire. Les élèves qui se lancent dans un doctorat doivent accepter de passer par de nombreuses années sans situation stable. Alors que les élèves qui entrent tout de suite dans une entreprise bénéficient pour la plupart d'un salaire plus important et d'une situation stable (CDI).

5- L'importance de la réalisation d'un semestre ou d'une année à l'étranger doit être renforcé. Chaque étudiant devrait au cours de sa licence être obligé de passer au moins un semestre dans une université étrangère. Cependant, les petites universités (telle que celle de Valenciennes, d'où je viens) n'ont pas assez d'accords avec les autres universités étrangères. Les choix de destinations sont trop réduits.

6- Il faudrait me donner l'opportunité de vous expliquer en détail mes suggestions lors d'un entretien personnel, je réfléchi à ces sujets depuis longtemps j'ai bien d'autres idées à vous communiquer.

Merci encore de m'avoir donné la possibilité de m'exprimer.
J'espère que quelques une des mes propositions seront prises en considération.

Bon courage pour la réalisation de votre "choc de simplification" en espérant qu'il voit le jour.

Cordialement,

09/02/2016 - Sylvain Rubenthaler - maître de conférences, Laboratoire J. A. Dieudonné - Université Nice Sophia Antipolis

  • Sélection à l'entrée en licence et à l'entrée en master. Tant que les universités sont les seuls établissements d'enseignement supérieur à ne pas pouvoir sélectionner, toute discussion sur les formations relève de la blague.
  • Attribution des bourses sur critères sociaux et de mérite. L'université n'est pas là pour distribuer des aides sociales à la place de l'état. La proportion des boursiers qui n'étudie pas est absolument effarante («ne pas étudier» au sens : «ne pas soulever un stylo, ni en cours, ni en examen»).


09/02/2016 - Dominique LAREDO - PRCE - Docteur en SHS - Université Nice Sophia Antipolis

  • Licence et Master : intégrer systématiquement aux cursus une UE de Méthodologie du Travail Universitaire (MTU) incluant expression écrite et orale, culture générale et numérique, méthodes et applications de recherche documentaire
  • Dossier étudiant : dématérialiser et archiver de manière fiable pour faciliter les transferts administratifs et la lisibilité du parcours de l'étudiant


08/02/2016  - Heather HILTON - Professeur des universités, Didactique & Acquisition des Langues
(Ph.D, Emory University)

Ce n'est pas "l'enseignement supérieur" qu'il faudra simplifier, mais l'offre de formation Post-Bac. Cela exigera un courage politique qui semble manquer à tous, et une vision sobre et lucide des anachronismes des structures Post-Bac en France.

  • Première étape: supprimer les concours, vestige socialement et scientifiquement insupportable d'une époque révolue. Les concours de recrutement (primaire, secondaire), d'admission dans les Grandes Ecoles, etc. Pour l'accès à ces différentes voies, il faudrait un recrutement à la fin de la Licence ou du Master, sur dossier + entretien. Les Grandes Ecoles deviendront des super Masters et Doctorats, avec une admission très sélective (mais plus ouverte aux profils variés).
  • Sans concours, le Ministère pourrait supprimer les classes préparatoires, qui consomment des sommes très importantes d'argent public, pour générer beaucoup d'inégalités sociales et corporatismes (malgré l'idée qu'elles garantissent l'égalité des chances, car nous savons pertinemment que ce n'est plus le cas). Les enseignants des prépas pourraient choisir d'intégrer une université, un lycée, ou des formations visant la réussite des élèves en difficulté, par exemple.
  • Troisième simplification: Ramener la poursuite des études secondaires aux parcours initialement prévus (avant les effets pervers de la sélection/ non-sélection): les BTS seraient réservés aux élèves ayant fait un cursus Professionnel; les IUT à ceux ayant fait un cursus Technologique; les Licences à l'université aux bacheliers des filières générales. Avec, bien sûr, des possibilités de passerelles.
  • Quatrième simplification: Le baccalauréat ne sert plus à grand'chose, puisque les admissions dans APB ont lieu sur la base du livret scolaire. Le "Bac" pourrait donc également être supprimé, générant de très grosses économies pour l'Etat. Attention, il faudra que le livret du lycéen devienne un document qui reflète le vrai potentiel de chaque enfant. L'admission aux formations post-Bac serait basée sur le livret (comme c'est déjà le cas...), + entretien dans certains cas.
  • Pour les universités elles-mêmes:
    - Laisser les étudiants confectionner leur cursus, plutôt que de proposer des centaines de cursus figés et cloisonnés.
    - Avec un système à crédits, les "années", les "semestres", les "UE" (unités d'enseignement) n'ont plus vraiment de sens/ lieu d'être - ils compliquent inutilement la validation des parcours des étudiants. On a validé le cours? Parfait: c'est X crédits acquis à vie, et on passe à un cours de niveau supérieur dans cette matière. On n'a pas validé le cours? Pas de problème; on le repassera le semestre ou l'année suivant - mais on avance dans toutes les matières où ça marche.
  • Simplifier la vie des enseignants-chercheurs:
    - Les tâches administratives empoisonnent la vie universitaire; leur charge a quadruplé ces 12 dernières années. Pour toute tâche administrative, il faut un référentiel (national, de préférence, mais régional/ COMUE au moins), raisonnable (reflétant réellement le temps investi). Ensuite, une décharge SYSTEMATIQUE des heures d'enseignement pour prise de responsabilités de ce type. Il y a trop d'inégalités entre IUTs, universités SHS et Sciences, universités de province - de Paris, etc.
    La participation aux comités de recrutement des établissements extérieurs, aux jurys de thèse et d'habilitation devrait être rémunérée, comme dans les autres pays européens.
  • Encore une simplification:
    Supprimer les procédures de "qualification" au CNU. Tout comité de recrutement est capable de distinguer une excellente thèse d'une thèse faible, un bon dossier de chercheur dynamique du dossier médiocre. Le directeur de thèse, les 2 pré-rapporteurs, le Conseil scientifique d'établissement, le jury - quatre instances devraient suffire pour valider un travail doctoral. Cette procédure est certainement très onéreuse pour l'Etat, avec le transport et les longs séjours à Paris des très nombreux membres des CNU de France.

Voilà. Il faut dire que les conditions dans les universités se sont très sérieusement dégradées ces dernières années; nous avons vraiment l'impression d'être la toute dernière roue de la carrosse "Education nationale". Si ce sont les universités (seules) qui devraient porter le poids de la "simplification", nous courons à une catastrophe éducative.



 

05/02/2016 - Martial Mermillod - PR1, Univ. Grenoble Alpes

- Concernant l'enseignement, plus d'autonomie dans l'offre de formations permettrait d'augmenter la diversité et l'innovation pédagogique. Les innovations et donc les formations de demain sont guidées par l'évolution de la science et ne peuvent pas être décidées d'en-haut par le ministère. Plus d'autonomie nous sortirait des réformes incessantes, souvent contradictoires d'une réforme à l'autre et donc chronophages inutilement.  L'autonomie n'empêche évidemment pas l'évaluation des offres de formations.



 

03/02/2016 -   Pr. Laurence CHEZE -  Professeur à l'Université Lyon 1
 
Responsable depuis plusieurs années d'une spécialité Recherche au niveau Master, qui formait avec succès une vingtaine d'étudiants par an, je suis très inquiète sur l'avenir des Masters en France.  

Le stage est obligatoire en M2, ce qui conduit désormais à des difficultés d'ordre pratique pour être sûrs que chaque étudiant puisse trouver une entreprise ou un laboratoire pour effectuer son stage, du fait du durcissement de la règlementation sur les stages.
  
En effet, les dotations en baisse récurrente des laboratoires et les limitations drastiques du nombre de stagiaires que les filiales des universités peuvent accepter rendent très limitées les possibilités d'accueil des laboratoires supports de nos formations. Pour ce qui est des entreprises du secteur privé, la limitation imposée du nombre de stagiaires associée à une conjoncture difficile nous incite aussi à la prudence. De plus, les filiales des universités, gérant les contrats des laboratoires avec les partenaires industriels, sont soumises aux mêmes limitations, ce qui rend inutilisables pour rémunérer les stagiaires ce type de budget ...
  
Dans ce contexte, nous envisageons de n'inscrire en Master à la prochaine rentrée que les étudiants ayant au préalable trouvé un stage, et ceci risque fort de conduire à la fermeture de la formation, faute d'un nombre suffisant d'étudiants inscrits (12 étant l'effectif minimum pour ouvrir un parcours au sein de notre université).
  
Par ailleurs, ayant eu l'occasion d'évaluer des laboratoires rattachés à d'autres université, je me suis rendue compte que les universités n'avaient pas toutes la même interprétation des textes de loi, pour certaines la gratification des stages de master en laboratoire de recherche n'étant pas obligatoire même si la durée du stage est supérieure à 2 mois ... alors que d'autres appliquent pour leurs laboratoires les mêmes règles que celles des entreprises privées.
  
En résumé, il me semble que l'obligation de gratification des stages de Master, si elle part d'un bon sentiment et d'une volonté de protection de tous les étudiants face à certaines entreprises, conduit en pratique à de fortes inégalités et risque surtout de limiter l'offre de formation en Master. Une clarification des règles des stages (en tenant compte de leur répercussion concrète sur le terrain et en particulier sur les formations) serait très utile.



 

01/02/16 - André Tiran -  Professeur des universités, Université de Lyon

Pour un choc de simplification dans l'enseignement supérieur



 

01/02/2016 -  Magali Coumert – Maître de conférence – Histoire Médiévale – Université  de Bretagne occidentale

A chaque fois qu'on organise une réforme de la formation, comme le nouvel arrêté licence que nous appliquerons à la rentrée 2017, ou simplement les différents quadriennaux (devenus quinquennaux), les raisonnements et la législation sont faits comme s'il n'y avait actuellement personne en formation et le changement d'organisation se fait au milieu des cursus des étudiants.

A quoi sert-il d'avoir pensé des progressions cohérentes, par exemple en licence entre L1, L2 et L3, si les étudiants commencent une L3 nouveau régime alors qu'ils ont suivi une formation L1-L2 de l'ancien régime ? Cela nous contraint ou bien à peu changer nos formations, de manière à maintenir une cohérence globale, ou bien à sacrifier des cohortes d'étudiants, condamnés à des doublons ("parce que vos successeurs n'auront pas, comme vOuS, vu cela l'année précédente") ou à des manques ("comme cela sera désormais vu en L2, vous ne l'aborderez pas cette année dans la nouvelle L3, et donc jamais dans votre formation"). Ne serait-il pas possible d'organiser des réformes progressives de la formation, c'est à dire en commençant la nouvelle maquette en début de cycle (L1 et M1) et en montant progressivement les années de la nouvelle formation ?

Sur un quadriennal, c'était la moitié de nos cohortes d'étudiants qui ne bénéficiaient jamais d'un cycle complet. Dans ces conditions, comment croire à une évaluation réelle des innovations pédagogiques tentées lors de l'élaboration du plan général de formation du cycle ? Sous couvert de presser aux changements, on organise par ce rythme aberrant le conservatisme à peine camouflé par des changements de système qui ne pouvaient être que du toilettage.
Prenons le temps d'achever nos cycles de formation ! Cela nous permettrait de les modifier en profondeur...après les avoir testés plusieurs années.



31/01/2016 - Achim Wirth  (DR2 C.N.R.S., Directeur LEGI)

Les nombres d'heures de cours aux écoles d'ingénieurs et à l'Université en France dépassent largement ceux d'autres pays et ont atteint un niveau trop élevé.



30/01/2016  - Benoît Kloeckner - Professeur à l'Université Paris-Est Créteil (mathématiques)

L'annualisation des services puis le passage au L.M.D. ont complètement éparpillé les services des enseignants à l'université. Les 192 heures ETD d'un ou une enseignante-chercheuse peuvent facilement se retrouver réparties sur 8 UE dans 4 formations différentes, rendant particulièrement compliquées l'établissement des services d'enseignement, la coordination des équipes enseignantes et les relations étudiants-enseignants.

Les formations devraient être prévues avec des UE moins morcelées, avec des enseignements indivisibles de format standardisés (typiquement multiples de 32 HETD) ; les enseignants devraient intervenir de façon plus soutenue devant moins d'étudiants différents (dans beaucoup de cas, on pourrait n'intervenir que dans deux formations, l'une pour 128 HETD et l'autre pour 64, permettant une rotation graduelle entre les formations). Bien sûr, certaines situations se prêtent moins à ce format (anglais en formation scientifiques par exemple, UE de L1 où de nombreuses disciplines différentes sont enseignée dans un même parcours), mais même dans ces cas on pourrait souvent grouper des UE de semestres consécutifs en blocs plus conséquents, assurant plus de continuité dans la relation enseignant-étudiant.


29/02/2016 - Aude Leynaert - LEMAR IUEM Technopole Brest Iroise

Dans un souci de "simplification administrative », jadis portée par le  gouvernement, que je partage, je pense que l’HDR, qui est un diplôme universitaire, ne devrait pas être nécessaire pour les chercheurs CNRS
qui désirent encadrer des thésards (ou candidater DR).

En effet, d’une part nous encadrons déjà des thésards avant même d’être  titulaire de ce diplôme, et nous pourrions considérer qu’il s’agit là  d’une « validation des acquis par l’expérience», VAE désormais reconnue  et prise en compte dans les formations diplômantes;
D’autre part, tous les 4 ou 5 ans, nous devons montrer à travers notre  rapport d’activité, notre aptitude à effectuer une recherche de haut  niveau et à  encadrer  de jeunes chercheurs.
Il y a donc une forme de redondance du travail administratif à produire,  qui nuit à l'encadrement des étudiants, à notre production scientifique,  et notre progression de carrière. Ce que je déplore vivement.



26/01/2016 - Yann Bisiou - Vice-président du conseil d'administration - Université Paul Valéry Montpellier 3

7 propositions pour simplifier la formation


 

24/01/2016 - Mélissa Haussaire - doctorante  à l'Université de Lille

Le doctorat est, selon le code de l'éducation, “une formation à la recherche et par la recherche qui comporte, dans le cadre de formations doctorales, la réalisation individuelle ou collective de travaux scientifiques originaux”. L'importance de ce travail de recherche demande un travail à temps plein, plusieurs années durant. Or, depuis quelques années, plusieurs établissements délivrent des formations coûteuses, de durée réduite, voire à temps partiel, aux intitulés ambigus (Executive doctorate, doctorat appliqué), qui ne requièrent pas les activités académiques et l'évaluation par les pairs qui font la qualité scientifique du doctorat. Souvent le fruit d'accord entre les universités, seules habilitées à délivrer le titre de docteur, et les établissements d'enseignement supérieur privés, ces formations permettent aux premières de contrer l'austérité budgétaire et aux seconds de délivrer, indirectement, ce diplôme. D'autres établissements délivrent des doctorats assortis de labels.

L'intitulé de ces formations participe à la confusion des diplômes et à la dévalorisation du doctorat.  En distinguant des doctorats "appliqué" ou "professionnel", il cantonne le doctorat au monde académique, à l'heure même ou des efforts sont fait pour sa reconnaissance dans le secteur privé et la fonction publique. Plus largement, il remet en cause l'identité et la place du doctorat dans l'enseignement supérieur. Dans le cadre de la simplification de l'E.S.R., il serait donc pertinent de mettre un point d'arrêt à ces initiatives qui dévalorisent le doctorat. 22/01/2016 -  Lucie Greiveldinger - IR contractuel dans l'E.S.R.

Voici l'expérience d'employabilité d'une "jeune" docteur de 34 ans, 8 ans et 17 C.D.D. (bientôt 18) après l'obtention de ma thèse :

  • employabilité comme titulaire dans l'E.S.R. public: quasi nulle étant donné la raréfaction des places au concours et le piston qui règne.
  • employabilité comme contractuelle dans le public: fortement limitée par l'impossibilité de cumuler plus de 3 à 6 ans (en fonction des instituts) de C.D.D. Pour ma part, j'arrive au bout de mes possibilités.
  • employabilité dans le privé (que ce soit en C.D.I. ou C.D.D.): quasi impossible dans mon cas étant donné ma discipline. Pour le peu de postes auxquels je postule, j'ai un profil "trop académique" (sic).
  • employabilité dans la fonction publique: aucune équivalence. Visiblement l'E.S.R. ne permet d'acquérir aucune compétence qui soit utilisable hors ESR... Il faut refaire des études, repasser des concours... Combien d'années d'études encore ? Comment je finance ma vie de famille pendant ce temps-là ?


Alors, on fait quoi pour simplifier ma recherche d'emploi ? !



 

21/01/2016 - Frédéric Bertrand - Enseigant-chercheur à l’université de La Rochelle

Objet : construire un répertoire national des diplômés

Objectifs :
1) Permettre aux entreprises de consulter, avec l’accord de diplômé, l’authenticité du diplôme
2) Permettre aux institutions diplomantes de suivre le diplômé et de construire des statistiques les plus exactes possibles

Comment ?
1) Chaque institution diplomante (université, école d’ingénieurs, autres écoles) publie chaque année dans ce répertoire la liste de ses diplômés
2) Un diplômé postulant à un emploi fourni (ex un code) permettant à l’entreprise de vérifier qu’il possède bien le diplôme annoncé
3) Si le diplômé est embauché alors l’entreprise indique la nature du contrat (C.D.I., C.D.D.)
4) Lors de la demande de statistiques sur le suivi des diplômés à chaque institution celle-ci a simplement à collecter les données relatives à l’embauche de ses diplômés

Avantages :
- évite des enquêtes coûteuses en temps et en RH qui ne donnent que des résultats très partiels...
- permet à l’employeur de s’assurer de l’authenticité d’un diplôme

Difficultés :
- conformité de la procédure vis à vis des règles de la CNIL (respect vie privée, etc.).
 

Publication : 29.07.2016

La consultation publique est ouverte du 19 janvier au 26 février 2016.

Vos contributions alimenteront la réflexion sur la définition des grandes priorités de la démarche de simplification

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