Rapport de l'IGESR

N° 21-22-315A

|Décembre 2022

Risques d’origine glaciaire et périglaciaire. Éléments en soutien à un plan d’action

Ce rapport identifie les enjeux liés aux risques d’origine glaciaire et périglaciaire (ROGP) et formule des propositions concrètes d’organisation et de leviers pour conduire une stratégie interministérielle de prévention et de gestion de ces risques émergents.

Date de parution

Éditeur(s) :

Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Inspection générale de l'Éducation, du Sport et de la Recherche (IGÉSR)

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Rapport-21-22-315A - PDF | 5.8 Mo

Présentation

Le réchauffement climatique entraîne de fortes accélérations de mouvements naturels et des déstabilisations des glaciers, des glaciers rocheux et des parois en gel permanent (pergélisol) dont les conséquences sur les vies et activités humaines peuvent être importantes en vallée pendant les prochaines décennies.

En France, les glaciers encore présents (glaciers blancs et glaciers rocheux) se situent essentiellement dans le massif des Alpes, la plupart se concentrant sur quatre départements (Haute-Savoie, Savoie, Isère et Hautes-Alpes) avec en particulier ceux plus emblématiques (Mer de glace, glacier d’Argentière, glacier des Bossons, etc.) du massif du Mont-Blanc.

Les pouvoirs publics, par manque de connaissance de ces processus fortement évolutifs, ne sont pas parfaitement armés pour éclairer la population résidente et saisonnière sur les risques encourus, ce qui laisse le champ libre à toutes sortes d’interprétations.

L’ensemble des préconisations et des diagnostics de la mission sont réunis dans un plan d’action. Ce projet s’efforce de prendre la mesure d’un risque dont la double particularité est son caractère très aléatoire (la majorité des glaciers fondra sans doute sans provoquer le moindre dégât) et en tout état de cause, éphémère puisque la plupart des glaciers ont vocation à se réduire drastiquement à l’échéance du siècle entamé. Toutefois, il convient de garder à l’esprit que l’amenuisement progressif des glaciers ne constitue pas un élément de réduction du risque, mais au contraire, d’aggravation.