Le «processus de Bologne», engagé il y a 10 ans, vise à promouvoir la mobilité européenne, à harmoniser l'offre de formation au plan européen et à renforcer l'attractivité internationale des universités européennes. Le succès du processus est indiscutable puisqu'il a entraîné des réformes coordonnées dans la plupart des pays européens, notamment l'adoption de la réforme LMD (licence-master-doctorat) et la généralisation du système ECTS (unités de valeur transférables).
Quant à la mobilité, emblématique de Bologne et priorité de la France, elle est favorisée par de nombreuses mesures. Citons, parmi les plus récentes, le doublement des bénéficiaires des bourses de mobilité de 15 000 à 30 000, leur revalorisation de 389 à 400 euros par mois (sachant qu'elles sont cumulables avec les bourses sur critères sociaux) et leur extension aux stages...
A noter que sur les 31 millions d'étudiants européens, 550 000 partent étudier à l'étranger chaque année dont 160 000 grâce à Erasmus. En France, 77 000 étudiants ont suivi leurs études à l'étranger en 2007 dont 23 000 dans le cadre d'Erasmus. Ce qui porte à 4,5% le taux d'étudiants français à bénéficier d'Erasmus contre 3,5 au niveau européen.
20% des diplômés devront avoir effectué une partie de leurs études à l'étranger d'ici à 2020
Le communiqué final adopté par les 46 ministres de l'enseignement supérieur, réunis à Louvain, en Belgique, fin avril 2009, reprend deux idées majeures portées par la France. À savoir : l'objectif de 20 % d'étudiants ayant fait une partie de leurs études à l'étranger d'ici à 2020 et la mise en place «d'instruments de transparence» visant à améliorer la «comparabilité» des systèmes d'enseignement supérieur.