Les efforts des universités sont très importants en direction des enseignants chercheurs, notamment afin de mieux valoriser leur investissement et leurs responsabilités.
Elle met en place des outils pour faire venir des jeunes à très fort potentiel, avec des chaires d’excellence pour lesquelles est prévue une dotation globale de près de 100 000 € et des possibilités de rémunérations élevées. Par ailleurs, son ambition est d’accueillir un nobélisable.
Elle effectue des recrutements de qualité grâce à des chaires d’excellence associées à un dispositif indemnitaire attractif. En 2011, elle expérimentera la délégation globale de gestion, en partenariat avec le CNRS, qui donne à l’université hébergeant les laboratoires le mandat de gestion.
Elle met en place des mesures pour recruter des Professeurs de haut niveau au plan international en leur permettant de mener à bien un projet et de monter une équipe, en leur offrant des décharges de service, un accompagnement financier et humain.
Elle propose des dispositifs d’aide à la mobilité des chercheurs afin de faciliter leur accueil en délégation dans des organismes de recherche reconnus sur la plan national.
Elle augmente progressivement son soutien annuel à l’investissement recherche jusqu’à atteindre 1 M€ en 2010, finance 5 contrats doctoraux supplémentaires à hauteur de 170 000 €, ainsi que les stagiaires Master 2 recherche en stage dans les laboratoires de l’université.
Elle a fait progresser l’enveloppe indemnitaire à destination des enseignants de 500 000 € à 1 500 000 €.
Elle a décidé d’indemniser de nouvelles tâches d’intérêt collectif, de prendre en compte un certain nombre de priorités et d’y consacrer une enveloppe supplémentaire de 500 000 €. L’université attribue désormais la prime d’excellence scientifique à 30 % de bénéficiaires supplémentaires.
Elle augmente de 30 % les crédits de laboratoires entre 2009 et 2010.
Des possibilités d’avancement accéléré pour tous les personnels notamment les enseignants-chercheurs : par exemple, doublement du taux de promotion des maîtres de conférences et des professeurs en 3 ans.
Un début de carrière revalorisé pour les jeunes maîtres de conférences : leur rémunération a été augmentée de 240 à 510 € bruts par mois, soit 12 à 25 % d’augmentation immédiate grâce à la prise en compte du doctorat et des activités contractuelles antérieures.
Mise en place de chaires entre universités et organismes de recherche : les maîtres de conférences recrutés dans le cadre de ces chaires bénéficient d’une prime significative d’au moins 6 000 € à 15 000 € (prime de recherche et d’encadrement doctoral) et d’une dotation de recherche de 10 000 à 20 000 € par an.
Revalorisation de la prime de responsabilité pédagogique (entre 3 500 et 15 000 € par an) qui permet de reconnaître l’engagement pédagogique en tenant compte de toutes les facettes de la mission d’enseignement.
Les universités disposent de nouveaux pouvoirs de recrutements. Ainsi, George Smoot, prix Nobel 2006 de physique pour ses travaux sur le fond diffus cosmologique, a été recruté par l’université Paris 7 Diderot. Il intègre le laboratoire AstroParticule et Cosmologie de l’université. Son ambition : créer un centre de cosmologie comme celui qu’il a développé à l’université de Berkeley.
"L'autonomie, c'est une plus grande souplesse pour l'embauche et la rémunération d'enseignants, de chercheurs et d'administratifs. Avec l'enveloppe financière transférée par l'État, nous sommes libres de bouger les lignes. Et il existe maintenant une adéquation entre l'argent donné et les résultats d'une évaluation à partir d'indicateurs."
Manuel Tunon de Lara, président de Bordeaux 2
Présentation de l'enseignement supérieur
Orientation et insertion professionnelle
Appui à la création d'entreprises innovantes
Etablissements et organismes de recherche
Concours, emploi et carrières
© 2011 Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche - Tous droits réservés