À l'occasion de la rentrée 2010-2011 dans l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse a présenté les nouveautés de cette rentrée placée sous le signe de la réussite : une année universitaire à 9,5 mois avec un accompagnement social, une première année de médecine rénovée et de nouveaux débouchés pour les C.P.G.E. littéraires. Rentrée universitaire 2010-2011 : une université offensive pour relever le pari de la réussite et de l'insertion professionnelle des étudiants.




Photographies : © Philippe Devernay
En cette rentrée du supérieur, résolument placée sous le signe de la réussite étudiante, Valérie Pécresse affirme qu'une nouvelle université est en train de voir le jour : "une université offensive pour relever les défis de la recherche et de la transmission du savoir ; mais aussi pour relever le pari de la réussite et de l'insertion professionnelle des étudiants".
Aujourd'hui, "le regard que la société française porte sur son université change", poursuit la ministre. Pour preuve, les 1,37 million d'étudiants attendus à cette rentrée à l'université (sur un total de 2,35 millions d'étudiants), soit une progression de 1,6% par rapport à 2009.
Si les bacheliers sont plus nombreux à se tourner vers l'université, "c'est parce qu'ils savent que la réussite en 1er cycle est devenue une priorité, qu'ils y trouveront désormais l'accompagnement dont ils ont besoin, en un mot, que nos formations leur conviennent mieux", note Valérie Pécresse qui insiste sur deux mesures récentes en faveur des étudiants : la mise en place du 10e mois de bourse (un premier demi-mois est versé en ce moment même et un second demi-mois sera versé au cours de l'année universitaire 2011-2012), et la réforme de la première année des études de santé qui permet de passer d'une logique de sélection avec des taux d'échec massifs, à une logique de progression et de réussite pour tous les étudiants.
La ministre a décidé d'ouvrir la réflexion en vue de bâtir un référentiel de formation pour le premier cycle universitaire. Son objectif : harmoniser les pratiques et garantir à chaque étudiant la même qualité de suivi, d'accompagnement et de formation dans chaque discipline et dans chaque université. Il s'agit de faire de la licence "un point de repère pour les étudiants, leur famille et les employeurs", et "un passeport pour l'insertion et pour la poursuite d'études".
En parallèle, Valérie Pécresse souhaite rapprocher les filières du supérieur (I.U.T., S.T.S., classes préparatoires, aux 1ers cycles) et rendre plus fluides les parcours. C'est toute la logique du cycle d'études fondamentales qui ne visera pas à fondre les filières ou à leur faire perdre leur identité, mais plutôt à donner réalité aux passerelles et aux partenariats afin que les étudiants puissent construire progressivement leur parcours. "En un mot, précise la ministre, nous allons élargir le champ des possibles qui s'offrent à chaque étudiant, pour lui laisser la liberté de mûrir un projet et une orientation. C'est la meilleure manière de faire de l'enseignement supérieur une voie de promotion sociale : en permettant à des parcours de se construire et en laissant la possibilité aux jeunes de tâtonner, éventuellement de se tromper et en leur offrant ainsi le temps de trouver leur voie".
Pour finir, la ministre évoque deux projets expérimentaux : le jumelage de chaque classe préparatoire ouverte avec une université voisine (académie de Versailles) et la mise en œuvre des propositions de la mission conduite par le recteur Sarrazin sur la réforme des S.T.S. Un million d'euros : c'est le montant dégagé dans le budget du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche pour accompagner la mise en œuvre expérimentale de la réforme des S.T.S.
Discours de rentrée de Valérie Pécresse
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