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Espace

La filière spatiale sur Toulouse métropole

Toulouse, secteur spatial

Avec 12 000 emplois et 400 entreprises, Toulouse est la capitale européenne du spatial dont elle concentre 25% des effectifs européens.

Article - 1ère publication : 1.01.2019 - Mise à jour : 21.02.2019



Les acteurs du spatial à Toulouse

A Toulouse, le secteur spatial s'appuie sur  :

  • des centres de recherche et des laboratoires : CNES, ONERAI.R.T. Saint Exupéry, LAAS, IRAP, TéSA...,
  • deux grands sites industriels : Thales Alenia Space, Airbus Defence and Space,
  • un tissu d'E.T.I. et de P.M.E. aujourd'hui associées dans la NewSpace Factory : Anywaves, Callisto, CLS, COMAT, CS, DSI, ECA Aerospace, EREMS, Mecano ID, Microtec, NanoRaven, Nexeya, Syntony, Syrlinks, TRAD.


Ces acteurs bénéficient d'un creuset de 16 500 étudiants formés au spatial que ce soit par l'Université Paul Sabatier ou cinq grandes écoles (ISAE Supaéro, INSA, INP-ENSEEIHT, INP-ENIT, ENAC) qui proposent plus de 100 formations par an dans le secteur.
 

Pour amplifier ce lien de l'innovation qui va de l'enseignement supérieur à l'industrie en passant par la recherche, le nouveau quartier Toulouse Aerospace a été dédié à l'innovation technologique des filières aéronautique, espace et systèmes embarqués. Situé à Montaudran, site d'où décollèrent les pionniers de l'aviation civile, il bénéficie d'un investissement d'environ 1 milliard d'euros de la part de partenaires publics et privés. A la fois un lieu de vie, de travail, de culture et de loisirs, il est aussi un pôle d'activités et de recherche, avec l'Innovation Campus, symbolisé par le bâtiment B612 (du nom de l'astéroïde dont vient le Petit Prince) qui héberge notamment l'I.R.T. Saint Exupéry.
 

Pour renforcer l'intérêt de Toulouse pour le spatial tant pour les professionnels que pour le public, Toulouse Métropole et les acteurs locaux soutiennent un évènement biennal spécifique du secteur, le Toulouse Space Show, qui attire plus de 3 700 professionnels du monde entier (avec des participants de 47 pays à la dernière édition) et surtout la Cité de l'Espace qui, sur cinq hectares avec plus de 20 ans d'existence et plus de 6 millions de visiteurs, est le site leader européen de diffusion de la culture spatiale et astronomique auprès du grand public.

 

Toulouse accueille aussi le siège de l'Académie de l'Air et de l'Espace, seule académie nationale dont le siège n'est pas à Paris qui, au travers de publications et par l'animation de forums et de colloques, fait beaucoup pour l'animation des filières spatiales nationale et européenne.

Les activités au coeur des applications spatiales

Toulouse s'est doté de centres d'expertise capables d'exploiter au mieux les données spatiales autour de trois thèmes majeurs :

  • La météorologie et climat, avec Météo France, service officiel de la météorologie et de la climatologie en France ;
  • La géolocalisation, avec l'ESSP, opérateur pour l'Union européenne du service européen de navigation par recouvrement géostationnaire (EGNOS) qui améliore la précision et la fiabilité du positionnement dans toute l'Europe pour des applications critiques telles que l'atterrissage d'avions ou la navigation de navires dans des canaux étroits ;
  • L'océanographie, avec Mercator Ocean, opérateur français de services en information océanique qui développe des modèles globaux sur tous les océans du globe capables de décrire l'état physique et biogéochimique de l'océan à tout instant, en surface comme en profondeur, à l'échelle du globe ou d'une région du globe (température, salinité, hauteur de mer, épaisseur des glaces, état des courants, nutriments).

Sur l'utilisation des données d'observation de la Terre, Toulouse a vu également apparaître de nombreuses entreprises ciblant des applications en agriculture (GEOSYS), cartographie (Makina Corpus), environnement (Noveltis), observation globale (EarthCube), transport (MobiGIS)...

 

Cet écosystème favorise enfin l'implantation à Toulouse d'entreprises pour lesquelles les technologies utilisées dans l'industrie spatiale sont utiles dans des secteurs tels que la santé avec par exemple l'utilisation des technologies d'imagerie spatiale pour une détection précoce du cancer grâce à une meilleure qualité d'imagerie cellulaire (projets en cours entre l'IRT Saint-Exupéry et la société Therapixel, et entre l'.I.R.T Saint-Exupéry et le C.H.U. de Toulouse - Hôpital Rangueil).

Du régional à l'international

Le pôle de compétitivité Aerospace Valley

  • Il associe les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, constituant ainsi le premier bassin d'emplois européen dans le domaine de l'aéronautique, de l'espace, des drones et des systèmes embarqués (146 000 emplois industriels, 8 500 chercheurs, 1 900 établissements, 1/3 des effectifs aéronautiques et 50% des effectifs spatiaux en France).
  • Il rassemble plus de 800 membres (entreprises, laboratoires de recherche, établissements universitaires), organise plus de 130 événements par an et a déjà soutenu 580 projets de R&T pour permettre aux entreprises de prendre une position de premier plan en France et à l'international.
  • Dans le domaine spatial, Aerospace Valley anime notamment l'ESA BIC Sud France, un incubateur labellisé par l'Agence spatiale européenne (ESA), qui compte près de 60 start-up et favorise le transfert de technologies et services associés issus du spatial vers d'autres domaines, permettant ainsi à ces technologies d'élargir leurs champs d'application.

 

Quelques exemples de projets sur 2017-2018

Le leadership de Toulouse dans le domaine du spatial rend enfin la ville attractive pour tout porteur de projet international dans ce secteur, avec comme exemples de projets exogènes sur 2017-2018 :

  • Open Cosmos : ouverture du bureau commercial d'une société britannique de nanosatellites,
  • iBaseT : implantation d'une société américaine de solutions logicielles aux industries utilisant des processus de production complexes (spatial, aéronautique, défense),
  • Exotrail : développement de l'activité software de la société parisienne de propulsion pour petits satellites,
  • Telnet : création d'une antenne de la société tunisienne qui doit implémenter un centre d'ingénierie pour les microsatellites à la Technopole de Sfax.
1ère publication : 1.01.2019 - Mise à jour : 21.02.2019

Toulouse, capitale européenne du spatial

25% des emplois européens du secteur spatial

12 000 emplois

400 entreprises

10 000 m2 de salles blanches (conception et fabrication de satellites)

5 grandes Ecoles ((ISAE-Supaéro, INSA, INP-ENSEEIHT, INP-ENIT, ENAC) et l’Université Toulouse III - Paul Sabatier

16 500 étudiants  et 100 formations dans l’aérospatial

550 diplômés chaque année

550 chercheurs

Aerospace Valley

  • 1er bassin d'emplois européen dans le domaine de l'aéronautique, de l'espace, des drones et des systèmes embarqués
  • 146 000 emplois industriels
  • 8 500 chercheurs
  • 1 900 établissements,
  • 50% des effectifs spatiaux en France et 1/3 des effectifs aéronautiques
  • 800 membres (entreprises, laboratoires de recherche, établissements universitaires)
  • 130 événements annuels
  • 580 projets de R&T soutenus
  • 1 incubateur (l'ESA BIC Sud France) labellisé par l'Agence spatiale européenne (ESA), qui compte près de 60 start-up et favorise le transfert de technologies et services associés issus du spatial vers d'autres domaines.

LE CENTRE SPATIAL UNIVERSITAIRE DE TOULOUSE

  • Créé en 2016, Le Centre spatial universitaire de Toulouse regroupe l'Université fédérale Toulouse-Midi-Pyrénées, l'ISAE-Supaéro, le CNRS, l'Enac, l’université Toulouse III - Paul-Sabatier, l'Onéra, l'Insa Toulouse et l'INP Toulouse.
  • Sa mission : promouvoir et fédérer les actions de recherche et de formation pluridisciplinaires dans le domaine des nanosystèmes spatiaux.
  • 400 étudiants depuis 2016.
  • 4 projets CubeSat 3U
  • 2 projets CubeSat 12U

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